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Les salafistes sèment la panique à Tunis | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 14 - 06 - 2012

Un couvre-feu a été décrété après des heurts entre salafistes et forces de l'ordre à Tunis et dans plusieurs autres régions du pays. Depuis la chute de l'ancien régime, les salafistes semblent vouloir imposer leur vision aux Tunisiens.
[salafiste]
Policiers et groupe de salafistes s'affrontant dans la banlieue de Tunis.
Un couvre-feu de 21h à 5h du matin a été décrété dans huit gouvernorats, mardi, après que de nombreux heurts se soient déroulés dans la capitale et dans plusieurs villes du pays. « Cette décision vient suite aux actes de violence perpétrés dernièrement par des groupes criminels contre des établissements de souveraineté et des biens publics et privés », a annoncé le gouvernement dans un communiqué. Le couvre-feu sera observé, entre autres, dans les régions de Tunis, Manouba, Ariana, Ben Arous, Souss etc. Cette mesure intervient après les violences déclenchées par des salafistes. C'est une exposition d'art contemporain à la Marsa dans la banlieue de Tunis qui, selon des témoins, est à l'origine de ces heurts qui se sont produits dans la nuit du lundi à mardi. D'après ce groupe d'islamistes, certains des tableaux d'art exposés, notamment deux toiles de l'artiste Mohamed Ben Slama, portent atteinte à la religion. Parmi les toiles de cet artiste, « Femme au couscous à l'agneau », représente une femme quasiment nue avec en arrière-plan des hommes barbus et une autre montrant des fourmis sortant du cartable d'un petit garçon et formant le nom d'Allah.
Atteinte à la religion
Des œuvres jugées « choquantes » et « indécentes » au regard de l'Islam. Une centaine de personnes au moins ont été blessées dont 65 policiers dans des affrontements, lundi soir, entre des salafistes et des membres de la société civile venus « sauver la liberté d'expression ». Un tribunal a été incendié et des postes de police ont été également attaqués. Ensuite, les heurts se sont propagés à d'autres régions, notamment à Jendouba, Souss et Monastir, où des sièges régionaux de la centrale syndicale UGTT et des locaux de partis politiques d'opposition ont été attaqués. Plus de 160 personnes ont été arrêtées selon le gouvernement qui a promis de sévir, dénonçant des « actes terroristes ». Mais la tension n'était toujours pas tombée dans la journée du mardi. Le ministère de la Justice a d'ailleurs annoncé, dans la soirée du même jour, la mobilisation des gardiens de prison pour protéger les tribunaux à travers le pays. « Ils ont reçu des ordres pour utiliser tous les moyens y compris les tirs à balle réelle pour déjouer toute éventuelle attaque », a déclaré le ministère dans un communiqué.
Respecter les symboles de l'Etat
Le gouvernement a, de même, annoncé que les auteurs de ces crimes seront jugés conformément à la loi anti terroriste en vigueur depuis 2003. « Ces actes sont une tentative pour semer la discorde parmi les citoyens. L'Etat n'acceptera pas qu'on enfreigne son autorité et les principes de la révolution. Il existe une volonté pour plonger le pays dans une crise sécuritaire avec des répercussions politiques », a affirmé Samir Dilou, le porte-parole officiel du gouvernement. « Les symboles religieux sont au-dessus de toute dérision, ironie ou violation. Les libertés d'expression et de création, bien que reconnues par notre mouvement, ne sont pas absolues et ceux qui les exercent doivent respecter les croyances et les mœurs du peuple », a affirmé le Parti islamiste au pouvoir, Ennahda. Le mouvement, majoritaire au Parlement, a aussi indiqué, mardi, qu'il va proposer une loi qui incriminera l'atteinte au sacré. Aussi, le mufti de la Tunisie a-t-il dénoncé les œuvres exposées à la Marsa. « Les symboles sacrés de l'Islam sont des lignes rouges à ne pas franchir », a-t-il déclaré.
Al Qaida veut tirer son épingle du jeu
Dimanche dernier, une vidéo postée sur le net dans laquelle le n°1 d'Al Qaïda, Aymen Al Zawahiri, dénonce ouvertement le mouvement islamiste Ennahda et de le taxer de complice des Américains a circulé. Le leader du groupe terroriste montre, dans son discours, son indignation contre la conception de l'Islam au sein du mouvement islamiste tunisien. Un Islam qui selon lui est « sur commande » vu qu'il ne prend pas la Chariaa et les préceptes coraniques comme source de sa législation. Aymen Al Zawahiri, présente d'ailleurs Ennahda comme une » maladie qui illustre à la perfection les anomalies des temps modernes, un des signes de l'échec de la pensée islamique et de la dépendance théologique, affirme-t-il. Le numero 1 d'Al Qaida accuse le mouvement de vouloir créer un nouvel Islam. « Un Islam qui tolérerait les plages nudistes, les intérêts bancaires et les jeux bancaires afin de gagner la sympathie de l'Union européenne et le ministère des Affaires étrangères américain », a-t-il dénoncé dans cette vidéo.
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