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Kühn, Bekkas, Lopez, magique trio | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 29 - 06 - 2012

Joachim Kühn (piano), originaire d'Allemagne, Majid Bekkas de Salé et Ramon Lopez, un batteur espagnol et vivant à Paris ont assuré une belle prestation, vendredi dernier, place Moulay Hassan à Essaoouira dans le cadre du festival Gnaoua&Musiques du monde..
Majid Bekkas, Ramon Lopez et Joachim Kühn (ci-dessous), vendredi dernier à Essaouira.
Joachim Kühn est un musicien de jazz, né en 1944 à Leipzig en ex-république démocratique d'Allemagne, Majid Bekkas originaire de Salé, a étudié le oud au conservatoire national de musique et de danse de Rabat, et s'est formé à la culture des confréries gnaoua, auprès du mâalem Ba Houmane. quant à Ramon Lopez, il est un batteur autodidacte et joueur de jazz d'improvisation, originaire d'Espagne et vivant à paris. entretien.
Le festival gnaoua a 15 ans, Que pouvez-vous dire de cette aventure ?
Majid Bekkas : Le Festival gnaoua d'Essaouira, un festival qui a mis en valeur la musique gnaoua découverte bien avant par des musiciens, notamment les musiciens de jazz dans les années 60 et 70, et il y avait quelques expériences et rencontres entre musiciens de jazz et mâallems gnaoui et après quand ce festival a été créé, cette musique a connu un épanouissement dans le monde entier.
La musique gnaouie est plutôt une pratique religieuse, comment conciliez-vous cela avec son développement actuel vers un spectacle artistico-musical, sans trahir son âme ?
Majid Bekkas : la musique gnaoua n'est pas une musique religieuse tout simplement, il y a une partie du répertoire qui est religieux mais il y a aussi le côté animiste parce que c'est une musique des racines de l'Afrique. Donc la pensée africaine est très forte dans cette musique aussi. Maintenant ça a changé parce qu'il, a la musique gnaoua des ylila de la transe et maintenant il y a la musique gnaoua de la scène. Quand on amplifie cette musique avec des micros, on amplifie le ganbri, on joue pour un grand nombre de public, c'est devenu un spectacle.
Pouvez-vous nous dire les uns et les autres comment est née votre aventure ensemble et comment elle a évolué ?
Ramon Lopez. au début, on a la chance de pouvoir dire qu'on est un groupe, ça fait déjà 8 ans qu'on est ensemble, ce qui c'est assez rare pour un groupe, d'être dans un groupe comme ça de rencontres entre les musiques jazz et la musique traditionnelle, on est à notre quatrième disque, et sommes train de préparer un 5ème. donc il y a toute une histoire qui se fait, qui évolue, et le début, c'était juste une histoire de rencontre, je pense qu'on est en train de créer « un nouveau song » qui n'est plus seulement une fusion ou un collage, où il y a nos personnalités, nos histoires chacun, la musique traditionnelle avec le jazz. C'est vrai qu'après tout ce temps, il y a une nouvelle chose qui est en train d'apparaître, plus qu'un simple groupe de fusion. Maintenant, on commence à entendre un peu notre musique, et cela est dû à nos histoires personnelles, puisque par exemple, comment on s'était rencontré au tout début, je connaissais Joachim, parce qu'il habitait à Paris quand je suis arrivé sur la ville il y a 25 ans, je connaissais sa réputation et tout ce qu'il faisait dans la musique jazz, et Majid je le connais depuis presque une vingtaine d'année aussi, on a fait pas mal de concerts en duo. un jour, Majid Bekkas et Joachim se sont rencontrés pour faire un concert, et j'ai dit à Majid que j'aimerais beaucoup pouvoir faire partie, parce qu'il y avait beaucoup de possibilités. quand il a eu l'occasion de jouer avec Joachim, on m'a invité pour m'unir un peu à ce Duo, et du coup depuis 8 ans, on continue à travaller. une nouvelle musique commence à apparaître, c'est très très rare ça, c'est très beau.
Joachim Kühn : J'ai toujours été intéressé par la musique africaine, mais depuis que j'ai rencontré Bekkas, il y a 7 ans, il m'a appris beaucoup de choses en terme de manière de jouer et à propos de gnaoua. Pour jouer les notes gnaouies, vous devez passez à un autre niveau musical. Après quelques mois, Ramon a rejoint le groupe et nous étions formés. Ramon est un musicien espagnol qui a déjà joué de la musique africaine en plus du jazz européen d'improvisation free style. Jouer avec le gnaoui Majid, qui est ouvert à tous les genres musicaux et qui n'est pas gnaoui typiques qui ne joue que les lïlas, mais joue sur tous les registres. Je pense qu'il a inventé une nouvelle manière de jouer du guenbri, comme personne ne l'a fait avant. Donc je pense que ce trio a des raisons d'exister et de continuer son exploration, à la fois musicale et personnelle. Spécialement à Essaouira avec ce gnaoui de Salé, qui est aussi berbère... Jouer avec Majid est un grand plaisir, qui mène à la transe.
Monsieur Azoulay déclarait ce matin que ce festival a fait plus pour la rencontre et l'échange entre cultures que les Nations unies. Qu'en pensez-vous ?
Joachim Kühn : Je confirme. Pour les relations entre les peuples et les cultures, la musique gnaoua réunit les gens quelle que soit leur religion.
La musique est aussi une industrie, comment faire pour qu'elle assure le revenu des artistes ? Et cette démarche figure-t-elle parmi vos priorités ?
Majid Bakkas : Il faut bien payer les mâalems, tout simplement.
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