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Lino Bacco : «Nous ne sommes pas une radio parisienne»
Publié dans Le Soir Echos le 26 - 04 - 2010


 
  Radio Mars est sur les ondes depuis décembre 2009. Après cinq mois d'émission, des ajustements sont à l'ordre du jour. Lino Bacco, l'un des actionnaires, et Amine Birouk, le rédacteur en chef en parlent. 
Amine Birouk et Lino Bacco assurant un live dans les studios de Radio Mars. (dr)
Radio Mars émet depuis cinq mois, quel bilan dressez-vous ?
Lino Bacco : C'est toujours difficile de parler de soi. C'est au public de dire s'il est satisfait ou pas. Nous savons très bien que c'est un nouveau projet, donc il faut un peu de temps pour asseoir l'équipe et la grille des programmes. Il ne faut pas oublier, c'est une grosse machine la radio.
Vous avez dit dans l'un de vos entretiens qu'il y avait des ajustements à faire. Quels sont-ils ?
L.B : Des ajustements, on en a fait déjà. Il y en aura d'autres à partir du mois de mai et ils concernent, entre autres, mon émission Mars Attack. On va l'allonger, car certains auditeurs nous ont fait des doléances. Ils nous ont dit qu'ils auraient aimé avoir un temps de libre antenne beaucoup plus long. Nous allons donc la prolonger jusqu'à dix heures du matin au lieu de 9 heures 30.  On commence à 7 heures au lieu de huit heures. Donc ce sera un Mars Attack de trois heures avec une première partie sur l'actualité avec toutes les rubriques, les mises en bouche pour se rapprocher davantage du concept du talk.
On vous reproche un peu d'être très familier à l'antenne. Quelle est votre réaction à cela ?
L.B : C'est convivial. C'est normal. Nous ne sommes pas une radio parisienne. Nous ne sommes pas coincés, nous. Ce matin par exemple, j'ai reçu un chef d'entreprise. C'est un ami, on se tutoie dans la vie. Je ne vois pas  pourquoi dès qu'il franchit la porte du studio je dois le vouvoyer.  Moi je crois qu'il faut avoir un ton naturel. C'est ça l'esprit de la radio. En gros, ils essaient de transmettre le sourire. 
Amine Birouk : C'est aussi faire preuve d'authenticité. 
L.B : Je ne vois pas comment on pourrait parler doctement du sport. La convivialité est très importante. 
A.B : Le tout c'est d'être sérieux sans se prendre au sérieux. 
L.B : On me dit tu es beaucoup plus libéré qu'à la télé. Je réponds que c'est normal. La télé c'est différent de la radio.
Lino Bacco : «C'est aux fédérations de communiquer. Il y a des dizaines de fédérations, je ne vais pas leur demander chacune qu'est-ce que vous faites ce week-end ?».
Un autre reproche fait à Radio Mars c'est qu'elle est trop portée sur le football. Est-ce parce que c'est votre sport préféré ?
L.B Même si je suis très football, il ne faut pas oublier que j'ai fait du rugby, de l'athlétisme. J'ai joué un peu au handball et au tennis aussi. Mais le football qu'on le veuille ou non, c'est le Roi des sports. Pour ceux qui disent il y a trop de football dans Mars attack, on enchaîne tout de suite après sur une émission qui s'appelle 
«y a pas que le foot» qui est une tribune ouverte à toutes les autres disciplines. 
Concernant les passions sportives des membres de l'équipe, comment vous gérez les préférences de chacun. Comment vous faites pour que cela ne déteigne pas sur le produit présenté à l'auditeur ?
L.B : C'est le cachet de Radio Mars. C'est propre à nous. Nous déclinons nos appartenances. Tout le monde sait que Amine Birouk c'est le Real Madrid, Lino Bacco c'est la Roma, Amine Rahmouni c'est le WAC. 
N'est-ce pas risqué dans une profession qui demande une certaine neutralité ?
L.B : Pourquoi un journaliste devrait-il cacher sa sympathie pour telle ou telle équipe ? Le problème, c'est qu'il est de mauvaise foi. Par exemple, il dit que son équipe joue bien alors qu'elle joue mal et détruit systématiquement les adversaires. Là c'est anti-déontologique. 
Le fait de décliner vos préférences peut provoquer la colère des auditeurs…
L.B. Mais non ! Moi je trouve que c'est bien que les gens sachent. Pourquoi on ne saurait pas par exemple que Dassoukine est wydadi par exemple. Quand il passe à la télé, les rajaouis ne rient-ils pas ? Ils rient de ces blagues. C'est comme si on disait aussi, lorsque Dassoukine présente une pièce de théâtre, les rajaouis n'iront pas voir parce que c'est un wydadi qui en est l'auteur. 
A.B : L'idéal, c'est de ne pas dévier de l'objectivité. Tout en déclinant nos préférences ou nos choix, le but  c'est de ne pas être de mauvaise foi. Je pense que dans les pays latins, à l'exception de la France, les journalistes n'occultent pas leurs préférences. Cela ne  les empêche pas de travailler de manière professionnelle.
Le respect de l'éthique doit être un leitmotiv tous les jours. Il faut être objectif et aller jusqu'au bout. En général, je pense que lorsqu'on aime une équipe, on  est les premiers à être les plus durs envers elle. 
Comment sont les relations de Radio Mars avec les fédérations sportives ?
L.B : Nous sommes ouverts à toutes les fédérations. Nous  avons eu le président de la fédération de Taekwando, nous avons reçu des gens du rugby, du basket y compris dans Mars  Attack, une émission qui est soi disant pratiquement consacrée au football.
A.B : Sans oublier le Doyen des Présidents Mohammed Mjid.
Est-ce que ces fédérations ne vous adressent pas des remarques particulières ?
L.B : Non. Absolument pas. Mais il faut savoir une chose. C'est aux fédérations de communiquer. Il y a des dizaines de fédérations, je ne vais pas leur demander chacune qu'est-ce que vous faites ce week-end. J'étais patron des sports au Matin, les fédérations n'arrêtaient pas d'envoyer des fax. On recevait tous les programmes de toutes les disciplines. Maintenant, le problème peut-être, c'est que certaines fédérations ne savent pas communiquer.
A.B : Nous possédons quarante-quatre fédérations. C'est un nombre qui est important. Certaines sont majeures et d'autres ont moins d'importance en fonction de la popularité de la discipline sportive représentée. Si  elles ne communiquent pas, si elles n'essaient pas de sensibiliser un média par rapport à leur programme annuel, à leur activité et à leur bilan comment arriveront-elles à populariser leur discipline ? Nous  sommes là pour marcher main dans la main avec elles à condition qu'elles communiquent. 
Le partenariat avec les fédérations est-il monnayé ?
L.B : Mais nous ne  sommes pas Sky ou Canal plus pour dire : écoutez on prend votre championnat on veut l'exclusivité, on va vous donner des millions de dollars pour transmettre les matchs. On a néanmoins des partenariats médias sur des évènements. 
A.B. Nous avons déjà été partenaire presse pour le Trophée Hassan II de Tennis, le tournoi de basket-ball de Salé, la Course féminine de Nezha Bidouane. Le Festival des musiques sacrées également. Nous travaillons avec des gens qui savent ce qu'ils veulent. 
Il y a eu toute une polémique à propos de la retransmission des matches sur les radios privées. Où en est le débat aujourd'hui ?
L.B : C'est le statu quo. On continue à retransmettre les matches comme tout le monde. Pour la prochaine saison, la fédération est en train de préparer des packages, il va y avoir des appels d'offres. Nous allons y souscrire comme toutes les autres radios.
A.B : Je précise que nous n'avons reçu aucune notification quand il y a eu ce débat qui est censé éclairer l'opinion publique. Jamais la fédération ne nous a alertés par un quelconque courrier concernant l'existence d'une exclusivité radio.
Pour clarifier, Radio Mars va-t-elle traiter directement avec la fédération ou transiter par la SNRT ?
L.B : La SNRT, c'est un opérateur. Une radio traite avec une fédération, avec une ligue professionnelle. Maintenant, si la SNRT possède les droits exclusifs, c'est à elle de nous revendre ses droits et de nous proposer des offres. 
A.B : Depuis la naissance de cette «pseudo polémique »,  personne ne sait si les droits que détient la SNRT sont pour la télé ou pour la radio. Avant le démarrage de Radio Mars toutes les autres radios ont toujours fait le live des matchs. Tous. Pour moi, la polémique est donc tranchée étant donné que pour le moment on se rend aux matchs, nous sommes reçus à bras ouverts par la fédération de football. 
N'avez-vous pas cherché à clarifier la situation avec la SNRT et la fédération ?
L.B : Les autres radios ont-elles essayé de clarifier cette situation. Non. Donc pourquoi nous ? La balle est dans le camp de la fédération. Il y a une commission qui s'occupe de ça, elle est en train de préparer des packages. C'est comme ça que ça se passe dans tous les pays. C'est au plus offrant. Mais ça n'empêche pas qu'on a droit à l'information. Un pays comme l'Italie où le football est basé sur le business, chaque radio est autorisée à retransmettre en direct trois minutes tous les quarts d'heure du jeu. 
Comment jugez-vous l'intérêt des annonceurs pour Radio Mars ?
L.B : C'est une radio qui commence. Nous sommes encore en phase de démarrage. C'est à la prochaine rentrée que nous attendons véritablement l'arrivée des annonceurs.
Radio Mars a-t-elle une politique commerciale particulière qui pourrait la démarquer des autres radios ?
L.B : On ne va pas paraître prétentieux. Mais lorsqu'on me demande quelle est ta cible, c'est ceux qui aiment le football au Maroc. Ceux qui aiment le football c'est monsieur tout le monde. Cela va du gardien de voiture au ministre. 
En attendant l'installation de la mesure d'audience officielle pour la radio, avez-vous une idée sur qui vous écoute ?
L.B : Avoir une mesure d'audience radio, c'est très important. C'est dans l'intérêt de tous. Pour ce qui est des personnes qui écoutent notre radio c'est la classe A B C. 
A.B : La mesure d'audience permet de savoir finalement qui c'est qui vous écoute et  de pouvoir rectifier quand il y a des lacunes.


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