Tahar Abou Zaïd Membre du Bureau national de la jeunesse USFP Avec neuf autres membres de la Chabiba, vous avez créé le groupe Omar Benjelloun. Est-ce une scission avec la jeunesse de l'USFP ? Nous ne nous sommes pas retirés de la jeunesse de l'USFP. Nous sommes toujours membres du Conseil national. Il ne s'agit donc pas d'une scission. Notre objectif consiste à créer une plateforme pour contester certains dysfonctionnements au sein de la jeunesse de l'USFP. Vous semblez contester la gestion de Ali Elyazghi secrétaire général de la jeunesse de l'USFP. Qu'est-ce qui vous dérange au juste ? Nous n'aimons pas la manière dont Ali Elyazghi gère la Jeunesse. Il privilégie toujours ses amis et ses proches. Nous sommes également inquiets quant à la tenue du prochain congrès de la Chabiba de l'USFP. Il faut qu'il se tienne au plus tard en octobre prochain. Les préparatifs devraient démarrer, mais lors des réunions tenues avec le secrétaire général, ce dernier n'y fait même pas allusion. Ce qui démontre que nous n'avons pas la même vision des choses. Quelle a été la réaction du secrétaire général suite à la création de cette plateforme de contestations ? Ses comportements et ceux de ses amis ne privilégient pas le dialogue. Lors d'une dernière réunion, le climat était très tendu. Nous n'avons pas voulu boycotter les réunions, mais face à des pratiques, pas du tout civilisées, nous étions obligés de nous retirer. Nous avons même eu droit à des insultes ce qui n'a fait qu'envenimer davantage nos relations.