Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, s'est félicité de l'excellence des relations entre l'Espagne et le Maroc, insistant que les bureaux de douanes nouvellement inaugurés, notamment celui à Sebta, fonctionnement normalement. Le chef de la diplomatie est revenu dans une interview accordée à El Periódico de Catalunya, sur les changements positifs qui ont marqué la relation bilatérale, Maroc-Espagne. Concernant les douanes commerciales précisément, il a rappelé que « les bureaux de douane sont ouverts et fonctionnent normalement » aussi à Melilla qu'à Sebta. Il a insisté pour souligner que dans le cas du préside de Sebta, cette infrastructure existe « pour la première fois de son histoire ». Le ministre n'a pas abordé la question de files d'attentes interminables du côté espagnol au niveau des postes frontières dont se plaignent plusieurs habitants frontaliers à certaines périodes, notamment en vacances scolaires et pour les fêtes. La semaine dernière, soit quelques jours avant le début du mois de Ramadan, des habitants de Sebta étant venus faire des courses pour la préparation du mois sacré, se sont vu attendre plusieurs heures aux contrôles de frontières du côté espagnol. Certains d'entre eux ont vu leurs aliments confisqués, saisis, par la douane espagnole à leur retour du Maroc, alors que leurs produits n'étaient pas destinés à des fins commerciales mais à la consommation personnelle. Le ministre qui a insisté sur le bon fonctionnement des postes de douane, n'a pas abordé le côté opérationnel, ni technique, notamment au sujet du flou entourant les produits qui peuvent transiter et ceux qui ne le sont pas. Pour rappel, les douanes commerciales ont été repensées entre les deux pays de façon à mettre fin au phénomène de vente et revente au noir, sans payer de droits de douanes, appelé communément « contrebande » et celui des femmes mulets qui faisaient les allers-retours à pieds, en portant d'énormes quantités de marchandises sur le dos, et pouvoir avoir des douanes classiques, humaines et justes au niveau commercial. Sur un autre registre, le ministre espagnol s'est targué d'avoir les meilleures relations bilatérales entre Madrid et Rabat. Dans sa déclaration, il a affirmé: « L'Espagne et le Maroc entretiennent l'une des relations bilatérales les plus solides au monde, et elle est actuellement au sommet de sa forme. J'insiste, nous avons une relation non seulement parmi les plus fortes, mais aussi à son apogée historique ». Il a fait allusion à ce qu'il a décrit comme « le plus vaste réseau d'Instituts Cervantes » qui se trouve au Maroc, il a également mis en avant la « coopération exemplaire en matière policière et judiciaire » entre Madrid et Rabat. Sur la migration, Albares a noté que cette collaboration est essentielle pour « canaliser les flux migratoires irréguliers » et maintenir une gestion coordonnée de l'immigration, qui fait partie des enjeux de l'agenda bilatéral. En termes économiques, il a souligné que la relation entre les deux pays est « l'une des plus puissantes au monde », affirmant que les échanges commerciaux bilatéraux ont atteint 21 milliards d'euros. Enfin, il a inscrit le renforcement des relations entre son pays et le Maroc dans un contexte plus large qui dépasse la diplomatie et l'économie. La complémentarité des deux pays va au delà puisqu'elle se manifeste aussi au niveau du sport, rappelant à ce titre l'organisation conjointe entre l'Espagne, le Maroc et le Portugal de la Coupe du monde 2030.