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Le plus dur reste à venir
Publié dans Le temps le 23 - 02 - 2010

Porteur d'un discours réformiste, Mezouar doit à présent joindre l'acte à la parole.
«Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre.» Salahedinne Mezouar, ancien capitaine de l'équipe nationale de Basket-ball, devra apprécier à sa juste valeur cette célèbre phrase de Pierre de Coubertin, créateur de la version moderne des Jeux Olympiques. L'homme a encore du pain sur la planche pour réaliser ses nouvelles ambitions. Il devra aller au bout de ses limites pour domestiquer la peur d'échouer, faire en sorte que la fatigue physique n'entame en rien son moral de battant et aller aux devants des difficultés qui s'annoncent nombreuses devant lui. En ancien sportif de haut niveau, Mezouar sait qu'il doit gérer ses ressources et ne pas s'essouffler au milieu d'un match. Il sait que cette fois-ci, le terrain et les adversaires sont d'une autre nature. Après l'entreprise et les Finances, Mezouar joue désormais dans la cour des grands. Il devra convaincre qu'il a le calibre d'un grand homme politique, gérer les rapports de force et les adversités, calibrer sa propre ambition et celle de ses compagnons de route, faire le consensus autour de la famille du RNI, gagner ses galons de politique sur l'échiquier national face aux ténors des autres partis, mener des batailles sur le terrain et affronter les attaques. Pour l'heure, à l'actif de l'homme, un début de parcours prometteur. Mezouar a réussi une prise de pouvoir rapide au sein du RNI par «l'extérieur», en menant une campagne de communication politique intensive, sans répit de plus de 4 mois, contre Mustapha Mansouri. Cette stratégie de «faire jouer la carte de l'opinion publique» et de «la tension médiatique» a fini par créer une dynamique au sein du parti, portée par le mouvement des réformateurs qu'il a initié. La bataille de la présidence du RNI a laissé des traces sur la personne. Fatigué, Mezouar a dû observer un léger repos avant de reprendre son rythme d'enfer : passage à l'émission «Hiwar» de Mustapha Alaoui sur la première chaîne mardi dernier suivi le lendemain d'une réunion du bureau politique du RNI et d'un conseil de gouvernement ! «Il a un agenda de fou» confie un de ses proches collaborateurs avant d'enchaîner «mais, vous avez vu, il a brillé chez Mustapha Alaoui. Il a confirmé qu'il était un homme politique». Cet enthousiasme n'est pas partagé par l'ensemble de la classe politique. Si Mezouar s'en est bien sorti lors de l'émission Hiwar, il a également dégagé l'impression d'un «honnête homme» venu à la politique en un «Saladin des temps modernes» selon un de ses détracteurs. Pas de doute : sur le chemin de 2012, le plus dur reste à venir. Et le Mezouar de 2010 ne sera probablement pas celui de 2012, la réalité prenant toujours le dessus sur les discours. «Il parle bien. Il a de bonnes intentions et a beaucoup promis. C'est difficile de promettre des choses car après, il y a la réalité, celle des moyens, des hommes, des attentes des Marocains…», confie un observateur. Mezouar a beaucoup promis sur le plateau de Mustapha Alaoui. Il doit gagner désormais en épaisseur politique. La transformation du RNI en un «parti moderne et ouvert» sera son premier test grandeur nature.
A.Z.
Son premier passage télevisuel
en tant que Président du RNI
a suscité des réactions contrastées.
Jusqu'où ira Mezouar ?
L'émission Hiwar sur Al Oula que prépare et anime notre confrère Mustapha Alaoui de cette semaine recevait le tout fraîchement élu Président du RNI Salaheddine Mezouar. Tous les ingrédients d'un moment de haute facture de télévision étaient réunis. Le casting des invités fut de premier ordre toutes les symboliques étaient représentées. Du côté des grandes figures, on retrouve Mohamed El Yazghi, Ahmed Osmane, Mahjoubi Aherdane, Moulay Ismail ALAOUI, Othmani du PJD…etc. Rien n'a été laissé au hazard. Même les figures symboliques du monde des arts ont répondu présent dont Omar Essayad de Nass El Ghiwane, Abdou Souiri etc. Les membres du gouvernement, du moins ceux disponibles à Rabat ont tenu à être là. En fait toutes les conditions d'un show cathodique étaient assurées. Bien documenté comme d'habitude sur le profil de son invité, Mustapha Alaoui a choisi d'ouvrir les hostilités de manière frontale en usant de la sémantique des commentateurs sportifs et particulièrement le jargon du basketball et pour cause l'invité a pendant plusieurs saisons sportives tenu le haut du pavé dans un esprit de performance et de don de soi.
Le parallèle avec la compétition politique était tout aisé. Chef de fil des réformateurs, Mezouar a eu besoin de tout son flegme et son sens de la compétition pour conduire à bon port la reprise en main du destin du parti de la colombe.
L'offre politique de Mezouar est évidente. Il ne cherche pas à faire du neuf avec du vieux. Il opte pour la refondation d'une formation politique qui a trop souffert d'une image surannée de parti incolore inodore. Pour Mezouar, le RNI de demain doit être une formation politique qui en veut et avec laquelle il faudra compter. Le premier terrain sur lequel Mezoaur a eu à croiser le fer avec le panel de journalistes fut celui du débat sur la presse initié sous la coupole du Parlement à l'initiative du PAM et d'autres partis politiques. Sur ce sujet, le patron du RNI a son mot à dire. La liberté n'est pas une tarte à la crème. C'est fondamentalement une notion relative, elle est constamment appréciée à l'aune de la responsabilité. Mezouar considère que la presse a d'abord à un rôle d'information et d'encadrement de l'opinion publique, ce qui est déjà une responsabilité incommensurable.
Les médias ne peuvent et ne doivent se substituer aux rôles des autres acteurs. De part leur positionnement en tant que quatrième pouvoir, les journalistes ne doivent obéir ni aux ordres ni être au dessus de la société.
La question à laquelle n'a pas répondu Mezoaur est celle de savoir pourquoi les partis politiques qui se retrouvent au chevet d'une presse en mauvaise passe avec le pouvoir, ont-ils les ressources nécessaires pour ouvrir de nouvelles pistes de cohabitation entre la presse et le pouvoir. Ces mêmes partis politiques dont la presse qui leur est adossée n'arrivent plus à intéresser le chaland des médias.
Mais là où le Président du RNI a été le plus incisif concerne le sujet des alliances futures de son parti dans le cadre de la dynamique de la restructuration du champ politique marocain à l'horizon des échéances de 2012.
Interrogé sur ses alliés futurs il a été catégorique, tout en sauvegardant les formes, c'est un niet systématique pour le PJD. Le positionnement idéologique est tellement distant du référentiel dont se revendique le RNI : un libéralisme à forte connotation sociale, un projet de société démocratique, moderne et solidaire. Un tel référencement rapproche le RNI rénové plus d'un parti comme l'USFP, le MP ou l'UC ou le …PAM. En tous les cas Mezouar affirme et haut et fort «nos amis du PJD que nous estimons et respectons pour l'action qu'ils mènent au sein des institutions. Mais nous les traiterons ni plus ni moins que comme des adversaires politiques avec lesquels nous serons en compétition», souligne-t-il. Cette déclaration tranchée a créée des remous au sein du parti lui-même et en dehors. Pour les observateurs, il est très tôt de se prononcer sur la carte des alliances et le PJD n'était pour l'instant demandeur de quoi que ce soit. «Il ne faut pas se fermer toutes les portes. Nous ne savons pas de quoi demain sera fait…» commente un militant. Pour autant, l'offre politique de Mezouar n'est pas un contrat d'adhésion. Il s'agit d'un contrat qui engage d'autres partenaires qui ne se sont pas exprimés vis-à-vis de ce que certains considèrent comme l'appétit démesuré de Mezouar et consorts. Le chemin pour 2012 reste encore semé d'embûches.
Mounir Arrami


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