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Bertrand Tavernier : L'arrogance est l'ennemi déclaré du réalisateur
Publié dans Libération le 07 - 12 - 2019

"L'ennemi du réalisateur est l'arrogance et la certitude de tout savoir", a souligné le monument du cinéma français, Bertrand Tavernier, lors de la série "In Conversation with", programmée dans le cadre de la 18ème édition du Festival international du film de Marrakech.
"Personnellement, plus je faisais des films, plus j'avais l'impression que je n'y connaissais rien et que je repartais à zéro. Pour moi, c'est toujours un premier film", a relevé le cinéaste, producteur, écrivain et président de l'Institut Lumière, Bertrand Tavernier, lors de cette rencontre animée par l'historien du cinéma français, Jean Ollé-Laprune.
Pour démarrer la conversation, M. Ollé-Laprune a demandé au réalisateur ce qui motivait sa décision de faire un film. "Il y a toujours un moment où tu passes du désir à l'obligation de faire un sujet, et c'est variable d'un film à l'autre. Il y a aussi parfois des dialogues réels qui me touchent et que je n'ai jamais entendus dans un film et cela me donne envie, m'oblige d'en faire", a-t-il répondu.
Dans la préparation d'un film, Bertrand Tavernier accorde une place primordiale à la documentation. "Pour moi, faire un film c'est explorer, chercher et apprendre. Dans un film historique au 16ème siècle, je dois me documenter sur les guerres des religions, la manière de se nourrir des gens de l'époque, comment ils se chauffaient, comment ils s'éclairaient, s'ils vivaient dans le noir ou près d'une source de lumière: parce que cela dicte la manière de bouger des acteurs. Et lorsqu'on ne trouve rien, on imagine, on émet des hypothèses logiques et souvent les historiens viennent les corroborer à la sortie du film", a-t-il expliqué.
Bertand Tavernier est connu pour faire des films sur la violence, sans la filmer. Sur cette question, il a noté que "je n'aime pas montrer la violence, je préfère la suggérer. Dans L'appât, c'était indispensable qu'on ne voit pas, mais qu'on imagine des actes de torture, d'abord pour que l'on puisse toujours penser que c'est plus terrifiant, sans parler que j'ai toujours la crainte de créer chez un spectateur l'envie de faire de même".
Par ailleurs, il a indiqué que le secret d'une bonne direction d'acteurs, c'est d'abord le choix. "Quand c'est fait, il faut les guider, leur trouver la note juste, le cadre qui les met en valeur, s'adapter à leur rythme intérieur, leur laisser la liberté d'inventer. Et puis, il faut savoir les écouter quand ils ont de bonnes idées et accepter de changer ses plans". "Moi je n'ai pas d'ego là-dessus. Je préfère qu'on me ramène des idées meilleures", a-t-il dit.
A rappeler qu'un vibrant hommage a été rendu lors de cette 18ème édition du Festival international du film de Marrakech au grand Bertrand Tavernier, auteur de l'une des œuvres contemporaines les plus importantes et sans qui la cinéphilie en France ne serait pas ce qu'elle est.
Tavernier croise, très jeune, le chemin du cinéma dans lequel il s'engage passionnément et profondément. Réalisateur, auteur et producteur, il a non seulement signé quelques-unes des œuvres majeures du cinéma français telles que "Le Juge et l'Assassin", "Autour de minuit" ou "L'appât", mais il est également une très grande figure de la cinéphilie qui a publié plusieurs ouvrages de référence sur le cinéma, en plus d'être le président du très prestigieux Institut Lumière à Lyon.
Plusieurs de ses films ont été récompensés, en France et à l'étranger, dont "Autour de minuit" qui a remporté un Oscar et fut nommé aux Golden Globes.


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