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L'énigmatique meurtre de l'argentier taliban Haqqani
Publié dans Libération le 16 - 11 - 2013

Le grand argentier du réseau Haqqani, faction talibane la plus menaçante en Afghanistan a été abattu par des hommes armés dans la banlieue d'Islamabad.
Un cadavre fantôme, une police absente et des espions affairés: les suites de la mort au Pakistan de Nasiruddin Haqqani, figure des talibans afghans, renforcent les forts soupçons de complicité d'Islamabad avec des groupes accusés de terrorisme.
L'affaire a pourtant fait du bruit, y compris à l'étranger, la victime étant le grand argentier du réseau Haqqani, l'une des plus redoutables factions des rebelles talibans d'Afghanistan. Proche d'Al-Qaïda, elle est la bête noire des Américains qui l'ont placée sur leur liste des organisations terroristes. Cette affaire rappelle furieusement la mort en mai 2011 d'Oussama Ben Laden, chef d'Al-Qaïda, lui aussi tué dans une banlieue pakistanaise paisible et verdoyante.
A la différence que Ben Laden a péri dans le nord du pays et sous les balles d'un commando américain, alors qu'on ignore toujours qui a tué Haqqani.
Mais au final, le résultat est le même, embarrassant, pour le Pakistan, qui peine à expliquer comment une figure recherchée par son allié et bailleur de fonds américain a pu vivre paisiblement plusieurs années chez lui sans être inquiétée. Et certains détails troublants de l'affaire Haqqani, en plus du silence gêné du gouvernement, ne sont guère de nature à faire cesser les accusations récurrentes de «double jeu» du Pakistan avec les islamistes.
Selon des témoins, juste après l'assassinat, intervenu vers 20h30, des agents pakistanais sont venus ramasser les douilles des balles et ont effacé à grande eau les traces de sang sur le trottoir de la boulangerie. La dépouille d'Haqqani, elle, est déjà partie, prestement évacuée par son chauffeur, d'abord dans la maison proche où son maître vivait entre deux voyages depuis 2010, une discrète bâtisse en briques d'un étage sans luxe apparent.
La nouvelle de l'assassinat de «Docteur Sahib», le surnom sous lequel se dissimulait Nasiruddin à Bhara Kahu, se répand rapidement dans le quartier.
Ces indices semblent éloigner la thèse d'un assassinat commandité par Islamabad, moins évoquée ces jours-ci qu'un règlement de compte entre talibans. Mais les observateurs n'excluent aucune hypothèse, tant les alliances semblent mouvantes dans l'inextricable jeu afghano-pakistanais.
Cette politique de l'autruche hérisse une partie des habitants de Bhara Kahu, autrefois paisible mais secouée ces derniers mois par plusieurs incidents, dont une tentative d'attentat suicide contre une mosquée chiite.
Certains dénoncent sa «talibanisation» nourrie par l'afflux incontrôlé de réfugiés pachtounes, l'ethnie d'origine des talibans, en particulier ceux venus des zones tribales, fief des rebelles.
Talibans VIP, influents trafiquants ou les deux à la fois? Personne ne sait, et personne ne cherche vraiment à savoir. Sous couvert d'anonymat, un commerçant installé dans la même rue qu'Haqqani est formel: «Il est impossible qu'il ait pu vivre là sans que les services de renseignement n'aient été au courant».


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