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Le Maroc refuse de jouer au gendarme de l'Europe
Publié dans Libération le 09 - 04 - 2014

Le Maroc exige plus de moyens pour jouer un quelconque rôle de gendarme de l'Europe. Il vient de demander à l'Espagne de respecter ses engagements relatifs à l'appui technique et financier stipulé par l'article 11 de l'accord de réadmission des immigrés clandestins entre les deux pays.
Selon le numéro du 6 avril dernier du quotidien espagnol El Pais, le Royaume estime qu'il a « tout », voire « trop » fait pour lutter contre les flux migratoires irréguliers et que c'est aux autorités espagnoles de mettre en œuvre les dispositions décidées dans le cadre de l'accord de 1992, notamment celles à caractère financier.
De même, le Maroc attend le soutien de l'Union européenne dans sa nouvelle politique migratoire. Il espère toujours voir se concrétiser les promesses d'une coopération technique mais aussi financière tenues par les décideurs européens.
Autrement dit, le Royaume ne pouvait plus accepter de contrôler les frontières sans en avoir les moyens. « Le Maroc a toujours joué le rôle de gendarme de l'Europe mais il s'avère que ses efforts n'ont pas été récompensés en retour. Hormis une petite contrepartie financière, ce rôle ne semble pas présenter de réels avantages pour notre pays », nous a précisé Hassan El Amari, spécialiste des questions migratoires et de l'asile avant d'ajouter : « Aujourd'hui, on constate un relâchement de la part des autorités marocaines dans le contrôle des frontières comme en atteste l'augmentation des tentatives d'assaut sur les présides occupés de Sebta et Mellilia. Actuellement, 500 à 600 personnes se lancent à l'assaut de ces villes deux à trois fois par jour ».
Selon Nina Marx, spécialiste en migrations, le Maroc a commencé, il y a huit ans, à jouer de plus en plus ce rôle de « gendarme » voulu par l'Espagne, ou du moins à collaborer avec celle-ci. Ainsi, a-t-il rapatrié chez lui des clandestins subsahariens arrêtés en Espagne et a également donné son feu vert à l'accord litigieux qui prévoit l'accueil, par lui, de tous les clandestins irréguliers qui auraient transité par son territoire avant 1992. L'accord conclu cette année a été signé le 23 décembre 2003 concomitamment avec l'accord sur les mineurs marocains, et ce dans le plus grand secret. Ce fut la première fois que les autorités marocaines acceptaient le rapatriement d'immigrés clandestins subsahariens arrêtés par la police espagnole sur l'Ile de Fuerteventura, dans les îles Canaries.
Si l'on s'en tient aux chiffres officiels, l'accord concernait en 1992 à peine 10 % des quelque 100.000 Subsahariens. En cette même année, le Maroc a néanmoins choisi de se rétracter en demandant à introduire des amendements au texte initial.
Par ailleurs et d'après Hassan El Amari, la demande marocaine de mobilisation de fonds européens est logique vu la pression migratoire sur le pays et les besoins en ressources humaines et en logistique nécessaires pour faire face à ces flux. « A titre d'exemple, une seule opération de refoulement exige la mobilisation d'un ou deux autocars, des gendarmes, de la nourriture, etc. Et tout cela demande de l'argent », nous a-t-il expliqué. Une situation des plus difficiles eu égard au fait que près de 6.000 migrants sont morts au large des côtes marocaines depuis 1993.


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