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Le Maroc dans le rapport américain sur les droits de l'Homme : Corruption et atteinte à la liberté d'expression mises à l'index
Publié dans Libération le 13 - 03 - 2010

Moment fort de la stratégie de communication américaine, la présentation par le Département d'Etat du rapport annuel sur la situation des droits de l'Homme est aussi un moment privilégié pour faire accroire au reste du monde que les violations de ces droits ne peuvent être le fait de l'Oncle Sam.
La dernière cuvée qu'Hilary Clinton a présentée jeudi dernier, n'a pas dérogé à la règle, ni caché «la connexion de l'évènement» avec «les aspirations universelles» que les Etats-Unis «cherchent à incarner dans leur politique extérieure».
La diplomatie américaine épingle non seulement les incontournables Chine et Iran, mais aussi « plusieurs pays généralement très respectueux des droits de l'Homme ».
Ce rapport qu'une source du Département d'Etat a qualifié de « plus complet du monde » l'est d'autant plus qu'il exclut les USA de son champ d'investigation. A raison, puisque le sujet des droits de l'Homme y est à la fois controversé et complexe. Partout à travers le monde, les Etats-Unis ont, en effet, été peu ou prou critiqués pour leur irrespect souverain de ces droits qu'ils reprochent aux autres de ne pas respecter comme en attestent les méfaits que les troupes américaines commettent à l'étranger et le soutien de ce pays aux plus hideux des régimes.
Il faut donc le prendre pour ce qu'il est, à savoir un rapport à la fois partial et partiel. Deux caractéristiques qui transparaissent, entre autres, dans certaines remarques et prises de position concernant le Maroc.
Car si le rapport commence par attester que les élections parlementaires qui se sont déroulées en 2007 se sont démarquées par leur transparence et leur professionnalisme, d'autres facettes du gouvernement et de la société marocaine présentées sont loin d'être aussi flatteuses pour le pays. En effet, la corruption à vaste échelle, l'irrespect des droits de l'Homme ou le délabrement de certaines institutions de l'Etat ne sont que des exemples des nombreuses critiques formulées à l'égard de notre pays.
En se basant avant tout sur les rapports publiés par diverses organisations non gouvernementales et associations pour la défense des droits de l'Homme, le rapport dresse un bilan peu reluisant des activités du gouvernement et des forces de l'ordre. Même s'il est stipulé qu'il n'y a pas eu d'exécutions arbitraires et moins de disparitions au cours de cette année au Maroc, d'autres problèmes tels que les arrestations et détentions arbitraires, l'usage de la torture par des représentants des forces de police ou encore les perquisitions illégales et sans mandat chez des individus suspectés d'activités criminelles.
Un autre problème qui est soulevé est l'état des prisons marocaines qui ne correspondent pas aux normes internationales, ni même aux normes locales. Les problèmes principaux étant la malnutrition, la surpopulation et le manque d'hygiène chez les détenus qui auraient conduit à plus de 100 décès dans les prisons marocaines lors de l'année écoulée.
La corruption reste cependant le principal problème qui ronge la société marocaine selon le rapport. Ce fléau se retrouve à tous les niveaux, à commencer par les forces de sécurité et de police dont l'efficacité s'en retrouve grandement réduite et qui ne lui garantit plus le respect des citoyens. Mais le système judiciaire marocain n'est pas non plus épargné, et si son indépendance est garantie par la Constitution, la pratique révèle que la corruption y est largement répandue et que les juges sont grandement influençables.
Ces sujets sont également les plus controversés pour ce qui concerne les libertés civiles et la liberté de d'expression.
Cette dernière n'est pas le seul domaine touché par les restrictions du gouvernement. La création et le mode de fonctionnement des partis politiques au Maroc sont soumis à une stricte régulation de la part du ministère de l'Intérieur, de même que l'accès à l'information officielle est strictement refusé par le gouvernement, que ce soit pour les citoyens ou non-citoyens, incluent les groupes de presse et de médias étrangers, et ce malgré l'absence de loi sur la liberté de l'information.
Par ailleurs, l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, Samuel L. Kaplan s'est exprimé en réaction à la publication de ce rapport, déclarant paradoxalement que les Etats-Unis reconnaissent que le Maroc a établi « l'un des plus grands exploits du monde arabe mettant en œuvre de larges réformes qui ont amélioré de manière tangible le dossier des droits de l'Homme », saluant aussi au passage la « coopération transparente avec les groupes internationaux des droits de l'Homme et ses partenaires bilatéraux». L'ambassadeur Kaplan a également souligné l'engagement du gouvernement marocain pour « élargir les droits des femmes et leur participation au processus démocratique en 2009», avant de saisir l'opportunité pour témoigner de son regret concernant la récente expulsion des ressortissants étrangers résidant au Maroc et son espoir de voir «des améliorations significatives dans l'application d'un jugement en bonne et due forme» tout en précisant enfin que les Etats-Unis attendent «de tous les citoyens au Maroc qu'ils respectent la loi marocaine».


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