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Un festival Royal
Publié dans L'observateur du Maroc le 15 - 12 - 2009


Ahmed Charaï
L'édition de cette année a présenté une sélection de très haut niveau. Le jury est composé d'artistes reconnus et est présidé par une palme d'or de Cannes. Mais c'est aussi une édition qui a intégré une dimension humaine, qui fait honneur à ses organisateurs et à leur tête le frère du Souverain. La question de l'environnement est présente de manière forte. En outre, les sourds-muets ont pu apprécier le spectacle grâce aux nouvelles techniques.
Moulay Rachid a imprimé à la fondation du festival son goût pour l'excellence dans la discrétion. Le FIFM atteint ses objectifs, tous ses objectifs. Nombre de télés étrangères le suivent de manière assidue.
Pendant dix jours, le Maroc est présent sur tous les écrans. Les images montrent un Maroc jeune, ouvert et moderne. Les journalistes présents ne se limitent pas au cinéma, ils font remarquer les avancées du Maroc dans tous les domaines. Moulay Rachid est un chef d'orchestre virtuose, mais dans la discrétion la plus absolue. Grâce à lui, le festival dispose chaque année de plus de moyens. L'aura du festival de Marrakech doit beaucoup à la ténacité du Prince et à sa volonté d'en faire ce qu'il est, c'est-à-dire un festival réellement de niveau international.
Les cinéphiles qui, chaque année, découvrent de nouveaux horizons grâce au festival ne tarissent pas d'éloges sur cette volonté conquérante de Moulay Rachid et ses hommes.
Les secrets des maîtres du 7e art
Christopher Doyle, Emir Kusturica, Jim Jarmusch, Alfonso Cuarón… Personnalités notoires du 7e art que celles conviées par la neuvième édition du Festival international du film de Marrakech dans le cadre des Master Class habituels. Ces classes, qui auront auparavant accueilli des noms aussi illustres que celui du réalisateur américain Martin Scorsese, ont été animées cette année par le critique de cinéma français Jean-Pierre Lavoignat : «Le Festival offre ainsi aux étudiants et au public de Marrakech une occasion exceptionnelle de traverser l'écran et de regarder le cinéma dans son processus de fabrication. Rares sont les opportunités de rencontrer et d'entendre des réalisateurs, des directeurs de la photo et des scénaristes parler de leur expérience», souligne à ce propos la Fondation du FIFM. La Salle des Ambassadeurs du Palais des Congrès a ainsi fait le plein les 7, 8, 9 et 11 décembre. Premier animateur : Alfonso Cuaron (1961, Mexico, Mexique), réalisateur, scénariste, directeur de la photographie et producteur mexicain. Avec autant de cordes à son arc et une filmographie riche et hétéroclite, Cuaron est qualifié par les critiques comme l'un des cinéastes mexicains les plus prometteurs de sa génération. A son actif en tant que réalisateur, des œuvres cultes, parmi lesquelles «Y tu mamá también», «Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban», «La Petite Princesse» et «Children of Men». Alfonso Cuaron s'est également fait remarquer en tant que producteur avec «L'assassinat de Richard Nixon» de Niels Mueller ou encore «Mother and Child» de Rodrigo Garcia. Plusieurs fois nominé aux oscars, Cuaron a été primé à deux reprises au Festival du film de Venise. Non moins aguerri, le chef opérateur et réalisateur australien Christopher Doyle (1952, Sydney, Australie). Ce directeur de la photographie, renommé pour son travail avant-gardiste et audacieux, a fait ses armes dans le 7e art avec des réalisateurs asiatiques, notamment chinois et taïwanais. Sa renommée mondiale s'étendra avec «That Day, On the Beach» (1981) du réalisateur Edward Yang, qui lui vaudra le prix de la meilleure photographie au festival du film Asie-Pacifique de 1983. S'ensuivront plusieurs récompenses à l'international. Troisième convive de renom, tout droit venu d'Outre-Atlantique : Jim Jarmusch, réalisateur, scénariste et acteur américain (1953, Akron, Ohia, Etats-Unis). Nostalgique romantique, dandy désabusé, utopiste décalé... bien des qualificatifs auront été donnés à ce passionné de cinéma et de culture asiatique, lauréat de la New York University Graduate School. L'originalité de son style et la forte singularité de son regard sur un quotidien a priori ordinaire, lui vaudront en tout cas une belle consécration, en l'occurrence la Caméra d'Or au festival de Cannes de 1984 avec «Stranger Than Paradise». D'autres réalisations, parmi lesquelles «Ghost Dog, la voie du Samouraï» (1999) et «Coffee and Cigarettes» (2003, tourné en noir et blanc), recevront un bon accueil des critiques. Enfin, dernier invité aux Master Class et non des moindres, le réalisateur et scénariste serbe, grande figure du 7e art, Emir Kusturica (1953, Sarajevo, Bosnie-Herzégovine). Deux fois lauréat de la Palme d'Or de Cannes, cet anticonformiste et polémiste assumé, féru de musique, réussit le défi d'aborder sans détours dans ses réalisations des sujets hautement sensibles, mêlant Histoire, société, ethnicité et politique, sans jamais se départir de cette subtilité incisive propre aux grands du septième art. Le parcours hors-pair de ce cinéaste-né sera à maintes fois consacré : Lion d'or de la Première œuvre à la Mostra de Venise 1981 pour «Te souviens-tu de Dolly Bell ?» , Palme d'or au Festival de Cannes 1985 pour «Papa est en voyage d'affaires», Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1989 pour «Le Temps des Gitans», Ours d'argent au Festival de Berlin 1993 pour «Arizona Dream», Lion d'argent à la Mostra de Venise 1998 pour «Chat noir, chat blanc» et César du meilleur film de l'Union Européenne en 2005 pour «La vie est un miracle». Pour ne citer que ces trophées. Les cinéastes en herbe marocains ne pouvaient espérer plus riches rencontres…
Les hommes du Prince
Jalil Laâguili
La cheville ouvrière
Jalil Laâguili assure le secrétariat général de la fondation avec Maestria. Il constitue avec Mehdi Jouahri une sorte d'administration du festival. J. Laâgili a derrière lui une carrière probante dans les milieux des medias. C'est un homme très courtois, travailleur et organisé. Des qualités nécessaires au poste qui est le sien.
Noureddine Sail
L'encyclopédie
Le directeur du CCM est sans doute le meilleur critique de cinéma du Maroc. Cet ancien professeur de philosophie a une connaissance encyclopédique du 7ème art. Il a pendant longtemps présidé la fédération des ciné-clubs à son âge d'or. Il s'occupait de production cinématographique à Canal Plus, avant d'être appelé à la tête de 2M. Il connaît bien le milieu et met à profit son patrimoine relationnel pour le plus grand bien du FIFM.
Mehdi Jouahri
Le fidèle
Le directeur de cabinet du prince Moulay Rachid est l'une des personnes qui le connaît le mieux. Ils ont fait toutes leurs études ensemble et se connaissent donc depuis l'enfance. Mehdi Jouahri a un caractère trempé. Ceux qui l'ont côtoyé le dépeignent comme un bourreau de travail qui maîtrise parfaitement ses dossiers. Ce fidèle du prince allie courtoisie et discrétion. Son apport à la fondation est inestimable, tant dans la préparation de la décision que dans le suivi de la réalisation. Fils et petit fils de grands commis de l'Etat, il a le sens du devoir et de l'abnégation qui sont pour lui une seconde nature. Le directeur de cabinet du prince a toutes les qualités d'un homme d'Etat en plus de celles d'un véritable gentleman.
Fayçal Laâraichi
Le négociateur
Le président de la SNRT ne laisse aucun de ses interlocuteurs indiffèrent. Il dégage une sensibilité extrême et il est surtout dans la recherche constante d'une sorte de transmission de conviction. Vice-président de la fondation, il lui apporte tout son savoir-faire. Sa gentillesse et sa bonhomie facilitent le travail de ses collaborateurs.
La ville rouge sous les feux de la rampe
Mouna Izddine
Ah ! Marrakech, sa lumière fabuleuse, ses couleurs magiques, ses parfums enivrants, sa douceur de vivre… Fanny Ardant respire le bonheur au milieu des palmiers. Et, sous le ciel étoilé de l'ocre cité, les arbres séculaires vibrent à leur tour de cette complicité partagée, le temps d'un automne qui s'achève, avec les stars du firmament du septième art. Elles sont venues, elles sont toutes là… Enfin, presque. Sur le tapis rouge déroulé pour elles à l'entrée du Palais des Congrès, elles défilent l'une après l'autre sous les acclamations d'un public hétéroclite : Abbas Kiarostami, Elia Suleiman, Victoria Abril, Christopher Walken, Saïd Taghmaoui, Christophe Honoré, l'ex première dame de France Cécilia et son compagnon Richard Attias, Asmae Khamlichi, Amina Rachid… pour ne citer qu'eux. Marrakech scintille de partout. La neuvième édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM) s'ouvre dans une joyeuse féerie de strass, de paillettes et de sourires hollywoodiens. Défiant les éléments, bousculant les a priori et mêlant les styles. Ainsi, le mordant froid de décembre, qui fait s'emmitoufler la foule de curieux dans de chaudes et sombres doudounes, ne fait pas frémir les prestigieux convives sous leurs tenues légères et colorées, singulières créations des maisons de haute couture. C'est que ce sont des étoiles. Inaccessibles elles sont, inaccessibles elles restent. Si proches et si lointaines à la fois. Universelles et intemporelles aussi. Cosmopolites comme le spectacle unique et émouvant, fruit d'une fusion réussie entre la troupe coréenne Samul Nuri et celle du maestro Mouha Oulhoussine et ses Ahidouss, ou quand le folklore du Moyen-Atlas part à la rencontre du terroir musical des rives du pays du matin calme... Hors du temps, comme le film projeté à la cérémonie d'ouverture, l'excellent «John Rabe» de l'Allemand Florian Gallenberger. Violent, émouvant, d'un réalisme historique bouleversant. Un de ces longs-métrages dont les images et les dialogues, comme l'a si bien dit le réalisateur britannique Mike Figgis, demeurent longtemps dans votre mémoire. Encore sonnés, les «VIP» du public se retrouvent dans les dîners et autres «afters» organisés pour l'occasion. Aussitôt parés de leur plus charmant sourire et de leurs plus beaux atours. D'aucuns s'amusent à reconnaître un certain Abdeslam Ahizoune, un Serge Berdugo, un Nabil Benabdellah ou un Anas Alami et autres membres du gotha politico-économique marocain, venus des quatre coins du pays assister au somptueux dîner offert par le Prince Moulay Rachid en l'honneur des participants dans l'enceinte du Palais des Congrès. Plus tard, les festivaliers noctambules poursuivent la soirée dans les grands palaces et les majestueux riads de la ville, tout en cocktails, en musique, en danses orientales et en shows pyrotechniques, en défilés de prêt-à-porter haut de gamme. Et c'est ainsi tous les jours, du crépuscule et jusqu'à l'aube. Marrakech n'a jamais autant ressemblé à une toile orientaliste que dans cette quête frénétique de glamour, de chic et de luxueuse évasion. Mais derrière ce décor pour touristes en mal d'exotisme, le cinéma, dans toute son essence, authentique et pur, est bien présent au FIFM 2009. Parmi la foule de festivaliers, immiscés au milieu des simples badauds, plumes acerbes de la presse spécialisée nationale et internationale, réalisateurs chevronnés, cinéastes en devenir ou acteurs confirmés s'accordent unanimement sur la qualité et l'excellence de la sélection des films projetés, que ce soit hors ou en compétition (voir encadré 1): «Nous avons cherché, dans nos voyages, des auteurs manifestant le désir d'ancrer leurs récits dans la réalité d'un monde où s'offre la possibilité d'une transcendance, d'un changement, permettant aux spectateurs le plaisir de l'espoir», a expliqué à ce sujet la Fondation du FIFM. C'est dire la difficile tâche qui attend l'illustre jury (voir encadré 2) appelé à départager entre les candidats à l'étoile suprême. Les hommages, plus que mérités, raviront de la même manière les connaisseurs (voir encadré 3), des férus du géant serbe Emir Kusturica aux fans du jeune marocain Saïd Taghmaoui, en passant par l'inénarrable contemporain d'Al Pacino, «le grand méchant» Christopher Walken. Pareillement, les coups de cœur sont un réel délice pour les yeux et les oreilles... Un enchantement des sens comme seule Marrakech en est capable. Métissant les gens et les genres. Le cinéma d'auteur et les grosses productions hollywoodiennes, l'intelligentsia et les épicuriens insouciants, les jet-setteurs des quatre coins de la planète et les humbles natifs du pays, les spectacles folkloriques et les shows sophistiqués, les buildings ultramodernes et les vieux bâtiments gorgés d'histoire et de vécu. C'est probablement cette incroyable dualité qui fait toute la magie de la rouge cité, plus que désignée pour abriter encore et toujours cet évènement artistique d'envergure internationale qu'est le FIFM. «Le Festival international du film de Marrakech est un bouillonnement où l'échange et la confrontation directe renvoient les stéréotypes à leur catalogue», affirmait ainsi l'actrice américaine Sigourney Weaver, honorée pour l'ensemble de son impressionnante carrière lors de la précédente édition. On ne pouvait trouver plus justes propos…
Jury de choix
Beau parterre que celui des jurés de la 9e édition du FIFM, sous la houlette cette année de Abbas Kiarostami. Le réalisateur, scénariste et producteur iranien ultra primé, celui-là même que Martin Scorsese a qualifié de représentant du «niveau le plus élevé de l'art dans le cinéma» et que le journal britannique The Guardian a classé, voilà 3 années, comme «meilleur réalisateur non américain», ne sous-estime pas pour autant la lourde responsabilité qui l'attend: «Je m'inquiète logiquement de devoir évaluer le travail d'autrui, sachant qu'il n'existe aucun critère scientifique rigoureux pour décider si une œuvre est meilleure que l'autre. L'art en fait ne peut être jugé tant le regard que porte chacun dessus est subjectif», a-t-il ainsi déclaré à ce propos à L'Observateur du Maroc. Aux côtés du célèbre cinéaste iranien, des figures du 7e art non moins renommées : l' actrice, réalisatrice et scénariste française Fanny Ardant, le réalisateur, scénariste et producteur palestinien Elia Suleiman, l'actrice italienne Isabella Ferrari, le réalisateur, scénariste, metteur en scène et écrivain français Christophe Honoré, l'actrice espagnole Marisa Paredes, le réalisateur, scénariste et compositeur britannique Mike Figgis, l'actrice, réalisatrice et scénariste indienne Nandita Das, le réalisateur, scénariste et producteur argentin Pablo Trapero et, enfin, dernier mais non des moindres, le danseur, chorégraphe et réalisateur marocain que l'on ne présente plus, Lahcen Zinoun.
Rude compétition
Les dix membres du jury devront départager entre quinze films. A l'affiche des longs-métrages en compétition pour cette la 9e édition du FIFM, tenue, pour rappel, du 4 au 12 décembre 2009, un seul film marocain, «The man who sold the world», inspiré du roman de Dostoïevski, «Un cœur faible». La concurrence sera rude pour les frères Noury, dont le travail devra rivaliser avec celui de jeunes réalisateurs tout aussi talentueux, en l'occurrence : Heliopolis de Ahmad Abdallah (Egypte), Leo's Room (El cuarto De Leo) d'Enrique Buchichio (Uruguay), Love & Rage de Morten Giese (Danemark), My Daughter de Charlotte Lim (Malaisie), Northless (Norteado) de Rigoberto Perezcano (Mexique), Nothing Personal de Urszula Antoniak (Pays-Bas), Qu'un seul tienne et les autres suivront (Silent Voices) de Léa Fehner (France), True Noon de Nosir Saidov (Tadjikistan), Io Sono L'amore (I'm Love) de Luca Guadagnino (Italie), Les Barons de Nabil Ben Yadir (Belgique), Woman Without Piano de Javier Rebollo (Espagne), Symbol de Matsumoto Hitoshi (Japon), Tokyo Taxi de Kim Tai-sik (Corée du Sud) et, enfin, The Good Heart de Dagur Kari (USA).
Swel et Imad Noury, dont la fiction singulière, projetée dans la soirée du dimanche 6 décembre, a reçu un accueil très mitigé de la part du public, réussiront-ils à décrocher la consécration suprême du FIFM, l'Etoile d'Or ?
Hommages mérités
Le FIFM a toujours revendiqué son éclectisme, cette volonté de s'affirmer d'une année à l'autre comme un «carrefour des cinématographies mondiales», et ce notamment «en rendant hommage à de fortes personnalités venues d'horizons différents». L'édition de cette année ne déroge pas à ce credo universaliste. En atteste la «standing ovation» faite par le public à la délégation de cinéastes sud-coréens, représentante d'un cinéma centenaire à l'incroyable vitalité créative. Une quarantaine de films ont ainsi été proposés aux festivaliers dans le cadre de cet hommage marrakchi. Côté acteurs, le FIFM a récompensé de brillants noms du grand écran. A commencer par l'acteur britannique Sir Ben Kingsley (Krishna Bhanji de son vrai nom), anobli par la reine Élizabeth II en 2001, oscar du meilleur acteur en 1982 pour «Gandhi» (de Richard Attenborough), et dont les cinéphiles retiendront également l'époustouflante prestation dans «La Liste de Schindler» de Steven Spielberg. Pour ne citer que ces deux exemples de sa longue filmographie. Honoré à son tour, un autre mastodonte du septième art, mais cette fois-ci de l'autre côté de la caméra : le cinéaste et musicien serbe, double lauréat de la Palme d'Or au Festival de Cannes. Mais aussi le controversé Emir Kusturica, qui consacre son temps libre à l'enseignement du cinéma à Kustendorf, le village qu'il a lui-même créé dans les montagnes de Serbie et parrainé par l'UNESCO. Christopher Walken, auquel le FIFM 2009 a pareillement rendu un vibrant hommage, n'est pas de ceux non plus qui laissent indifférent. Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1978 pour «Voyage au bout de l'enfer» et Screen Actors Guild Award du meilleur second rôle masculin en 2003 pour «Arrête-moi si tu peux» de Steven Spielberg. A 66 ans et plus d'une cinquantaine de films à son actif, Christopher Walken garde toujours l'énergie et l'ambition des jeunes premiers… doublée d'une courtoisie et d'une sagesse confondantes, à mille lieues des rôles de «méchant» et de «survolté» dans lesquels il paraît confiné. Compagnie aimable également que celle de Saïd Taghmaoui, honoré lors de cette même édition. Humble et abordable, l'acteur français d'origine marocaine à la carrière internationale, révélé en 1994 par le film de Mathieu Kassovitz, «La haine» (Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995, Félix d'Or au Festival de Berlin et trois Césars), n'a eu de cesse de confier son émotion d'être ainsi gratifié par son pays d'origine et de clamer la fierté de ses racines. Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles…
Patrons cinéphiles
MAROC TELECOM
Maroc Telecom appuie, comme chaque année, le FIFM dont il est l'un des grands partenaires officiels. L'opérateur historique marque également sa présence dans de nombreux autres événements sportifs, artistiques et culturels qui se déroulent à travers le pays. Son patron était présent au dîner offert par le souverain à l'ouverture du festival.
AKWA GROUP
Akwa Group soutient pour la 9e année consécutive le FIFM. Le groupe veut participer de la sorte au développement de la jeune industrie cinématographique nationale. Il est connu également pour le soutien qu'il apporte chaque année aux différentes initiatives culturelles et artistiques nationales. Dont le célèbre festival Timitar d'Agadir.
Es Saadi Garden & Resorts
Es Saadi Garden & Resorts est devenu cette année «Partenaire Master» du FIFM. Sa directrice générale, Elisabeth Bauchet-Bouhlal, en est tout heureuse. D'autant plus que c'est le palace et les villas de «Es Saadi Garden & Resorts» qui ont hébergé tous les membres du Jury du FIFM 2009, en plus d'autres grandes célébrités comme Sir Ben Kingsley, Emir Kusturica, Saïd Taghmaoui… Le même établissement a également abrité la fameuse soirée Dior.
OCP
C'est pour fêter le cinéma que le groupe OCP soutient le FIFM depuis son lancement en 2001. «Ce festival, en mettant en valeur également le cinéma national, rejoint l'objectif du groupe OCP qui est aussi de soutenir l'art et les artistes marocains», explique le top management de l'entreprise.
SOFITEL
«Comme le cinéma, Sofitel est attentif au fait d'offrir de l'émotion et partage avec le Festival international du film de Marrakech l'ambition d'offrir les plus belles images au service du rêve», peut-on lire dans un communiqué de Sofitel. Voilà pourquoi l'hôtel est, pour la seconde année consécutive, partenaire du FIFM. Il a accueilli, le 6 décembre, une soirée de gala au cours de laquelle ont été célébrés les liens unissant Orient (le Maroc) et Extrême-Orient (la Corée du Sud).
Renault
Pour la deuxième année consécutive, Renault s'associe au FIFM et devient le partenaire officiel automobile de cette manifestation. La marque se dit «fidèle complice du 7e art depuis plus d'un siècle». Cette année, le concessionnaire a déroulé, lui aussi, ses tapis rouges aux stars qu'il a transportées à bord de ses Laguna.
Fondation ONA
Encourager la création culturelle et artistique, tout en faisant du social, est la raison d'être de la Fondation ONA. Cette dernière a été déclarée association d'utilité publique en 1988. Depuis sa naissance, cette fondation multiplie les initiatives dans les domaines non seulement culturels, mais aussi médico-sociaux et socio-économiques.
AL MAADEN GOLF RESORTS
Al Maaden Golf Resorts a accompagné la 9e édition du Festival international du film de Marrakech en qualité de «Partenaire Master». Ses dirigeants expliquent leur action par leur volonté de promouvoir «un lieu d'expression qui allie diversité, échange et enrichissement cinématographique». Ce partenaire a pris l'initiative d'organiser la soirée de veille de clôture de cet événement sur son site. Al Maaden Golf Resorts est une signature du Groupe Alliances.
Fondation Éducation et Culture du GBP
La Fondation Education et Culture du Groupe Banques Populaires soutient le FIFM. Cette Fondation est connue par ses nombreuses actions en faveur des arts et de la culture, en plus de l'édition et de l'éducation… Créée en 1984, la Fondation Éducation et Culture soutient outre Mawazine et Timitar, de nombreux autres festivals tels que le festival des arts populaires de Marrakech, le festival culturel d'Asilah, le festival des musiques sacrées du Monde, le festival de Rabat, le festival de Casablanca, le festival d'Errachidia et le festival de Saïdia.
ONMT
Le FIFM rend service au tourisme national et l'Office national marocain du tourisme (ONMT) le lui rend bien. L'office soutient cet événement de grande envergure dont son directeur général, Hamid Addou, ne cache pas sa fierté. D'une année à l'autre, le FIFM devient une niche à part entière du tourisme culturel de haut niveau.


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