DR ‹ › Faute de pouvoir glaner de nouvelles reconnaissances internationales pour sa «république sahraouie», le Front Polisario marque des points au sein des parlements autonomes en Espagne. Sous la direction de Brahim Ghali, le mouvement a réussi à rallier plusieurs institutions législatives régionales à sa cause, notamment en soutenant «l'indépendance», «l'autodétermination» et «l'organisation d'un référendum» au Sahara. Le mardi 3 mars, le Parlement de Catalogne a rejoint ce mouvement en adoptant une déclaration de soutien aux revendications du Polisario. La semaine précédente, au Parlement du Pays basque, la présidente avait organisé une cérémonie pour commémorer le «50e anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique». Quelques jours plus tôt, le siège du Parlement de Navarre avait accueilli une réunion des groupes parlementaires favorables au Polisario. À la mi-février, l'institution législative des îles Canaries avait également organisé une rencontre similaire au niveau de l'archipel. Cette mobilisation suscite des questions sur la stratégie marocaine en Espagne. Bien que le gouvernement espagnol, notamment son aile socialiste, ait fermé la porte au Polisario depuis mars 2022, et que la politique étrangère soit du ressort exclusif de l'exécutif central, le Maroc reste peu actif au niveau des communautés autonomes espagnoles. Les douze régions du royaume devraient intensifier leurs actions auprès des parlements régionaux pour ne pas laisser le champ libre au Front et à ses alliés.