Une rumeur largement relayée sur certaines plateformes numériques au sujet du décès d'un journaliste de nationalité malienne laissait entendre que la cause de ce décès serait liée à son soutien à l'une des sélections arabes engagées dans la Coupe d'Afrique des Nations. Certains spécialistes de la désinformation évoquaient même à ce sujet l'ouverture d'une enquête à caractère politique. Ces fake news ont ét formellement démenties par les autorités judiciaires marocaines. Dans un communiqué officiel publié mardi 20 janvier 2026, le procureur général du Roi près la Cour d'appel de Rabat a qualifié ces allégations d'« entièrement infondées ». Le parquet précise que les faits rapportés sur les réseaux sociaux relèvent de la pure désinformation et ne reposent sur aucun élément réel ou judiciaire. Les faits établis remontent au 14 janvier dernier. Ce jour-là, les services de police ont été saisis à la suite d'un signalement émanant d'une équipe médicale privée concernant le décès d'un homme dans son appartement situé à Rabat. Informée, la justice a immédiatement ordonné l'ouverture d'une enquête judiciaire, conformément aux procédures en vigueur. Les investigations ont été menées par les éléments de la police judiciaire, assistés de la police scientifique et technique. Le défunt a été identifié comme étant feu Soumaré Mohamed Cheikh Tidiane, journaliste indépendant de nationalité malienne, entré sur le territoire marocain le 2 janvier 2026 via l'aéroport Mohammed V. Lors de leur arrivée au domicile du défunt, les enquêteurs ont trouvé sur place le consul de la République du Mali, accompagné d'un proche du disparu, lui-même journaliste accrédité pour la couverture de la Coupe d'Afrique des Nations. Ce dernier a indiqué avoir reçu un message alarmant de son ami, l'informant d'un état de santé critique. Face à l'impossibilité d'accéder à l'appartement, fermé de l'intérieur, les secours ont été alertés. À l'ouverture forcée de la porte par les équipes médicales, le journaliste a été découvert sans vie dans sa chambre. Les constatations effectuées sur place n'ont révélé aucune trace de violence. À proximité du corps se trouvaient des médicaments, ainsi que des effets personnels et des documents privés. Le corps du défunt a été transféré à la morgue pour autopsie. Les résultats de l'examen médico-légal ont conclu à un décès naturel, causé par une embolie pulmonaire consécutive à une poussée aiguë de l'hypertension artérielle. À travers cette mise au point détaillée, la justice marocaine entend couper court aux tentatives de récupération et de manipulation de faits sensibles. Ce dossier illustre, une nouvelle fois, la rapidité avec laquelle des rumeurs infondées peuvent circuler, alimentant la confusion et portant atteinte tant à la mémoire des personnes concernées qu'à la crédibilité des institutions. En rétablissant méthodiquement la vérité, les autorités judiciaires rappellent l'importance de la responsabilité dans le traitement de l'information, en particulier lorsqu'il s'agit de faits humains, judiciaires et diplomatiques.