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Heure légale : les Marocains réclament le retour au GMT
Publié dans L'observateur du Maroc le 23 - 02 - 2026

Le débat sur «l'heure supplémentaire» reprend de plus belle avec le retour temporaire à l'heure légale du Royaume. Comme à chaque changement, les réseaux sociaux se sont enflammés, avec une vague de commentaires exprimant un soulagement généralisé face à l'abandon momentané du GMT+1.
Au Parlement, la question a pris une tournure institutionnelle. Khalid Satti, représentant de l'Union nationale du travail au Maroc ((UNTM) à la Chambre des Conseillers, a adressé une question écrite au chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, appelant à une évaluation globale du maintien du GMT+1 toute l'année.
Dans sa question, le parlementaire rappelle qu'à la suite du retour à l'heure légale le dimanche 15 février 2026, de nombreux citoyens ont exprimé leur « soulagement », évoquant « une meilleure organisation du temps », « davantage de confort » et une amélioration du rythme quotidien, en contraste avec les effets qu'ils jugent négatifs du décalage horaire permanent.
Décision contestée
Le débat renvoie au décret n°2.18.855 adopté en 2018, qui a instauré le maintien du GMT+1 durant toute l'année, sauf pendant Ramadan. Depuis, la décision continue de susciter des critiques, notamment en raison de son impact présumé sur l'équilibre familial, la santé et la qualité du sommeil.
Le conseiller parlementaire s'interroge ainsi sur « les données et études» ayant fondé ce choix gouvernemental et demande si une «évaluation officielle et neutre » a été menée quant aux effets sur la santé des citoyens, la scolarité, la productivité et la qualité de vie, en particulier pour les enfants, les élèves et les femmes actives.
Il appelle également l'Exécutif à dévoiler « le véritable bilan économique et énergétique » de cette mesure et à préciser si celui-ci compense les répercussions sociales et psychologiques dénoncées par une partie de la population. En filigrane, le gouvernement envisage-t-il de revoir sa position ou, à au moins, d'ouvrir un débat national élargi associant experts, secteurs concernés et société civile ?
Rendez-nous notre heure !
En parallèle, une large camapgne sur les réseaux sociaux et une pétition électronique a été lancée sous le slogan "Rendez-nous notre heure" pour réclamer le retour définitif à l'heure légale (GMT). Publiée sur la plateforme Change.org, elle a recueilli près de 2 000 signatures dès sa première phase. Les initiateurs y dénoncent un choix qui « impacte profondément le quotidien de nombreuses familles ». Le texte évoque des enfants « se levant dans l'obscurité pour se rendre à l'école », un décalage qui « perturbe leur sommeil, affecte leur humeur et, à long terme, leur santé ».
S'appuyant sur des recherches en chronobiologie, la pétition souligne que « les études démontrant l'impact du rythme circadien sur la santé et le bien-être sont nombreuses » et qu'il est « crucial d'aligner nos horaires sur les cycles naturels de la lumière du jour ». Imposer un réveil avant l'aube semaine après semaine, peut, selon ses auteurs, entraîner « des troubles du sommeil, augmenter le stress et avoir des répercussions néfastes sur le système immunitaire notamment chez les enfants ».
Le texte estime que le maintien du GMT+1 « semble négliger ces considérations importantes » et appelle à « réévaluer l'efficacité et les conséquences » de cette mesure. « Nous demandons un retour à l'heure solaire (GMT) sur toute l'année afin d'améliorer le bien-être collectif », peut-on lire. Les signataires affirment que « restaurer le temps naturel n'est pas un simple souhait individuel, mais une nécessité pour garantir un mode de vie équilibré et stable ».
Arguments
Les arguments avancés par les défenseurs du retour au GMT portent sur plusieurs volets : concentration des élèves, qualité des apprentissages, performance professionnelle, mais aussi stabilité psychologique et vie familiale. La pétition évoque également des « troubles du sommeil », « des perturbations psychiques et physiques » ainsi que des difficultés liées aux horaires de déplacement et à la sécurité. Elle appelle les décideurs à « ajuster la politique horaire en adéquation avec le temps naturel », estimant que l'équilibre quotidien se répercute positivement sur l'ensemble de la société.
Malgré les années écoulées depuis l'adoption du GMT+1 permanent, le débat reste toujours aussi vif. À chaque Ramadan, le retour temporaire à l'heure légale agit comme un révélateur d'un malaise persistant et d'une demande citoyenne qui ne faiblit pas. Reste à savoir si l'Exécutif choisira de maintenir le statu quo ou d'ouvrir, comme le réclament parlementaires et pétitionnaires, un débat national sur le temps à adopter.


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