Des Scorpions à Lauryn Hill entourée de Wyclef Jean et des Marley, en passant par Jessie J, Jazzablanca promet dix jours de feu (et de fête) à Casablanca, du 2 au 11 juillet prochain. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Dix jours. Trois scènes. Plus de cinquante concerts. Et une ville qui, une fois encore, va vibrer au rythme d'un festival qui ne cesse de grandir sans jamais trahir son âme. Pour sa 19e édition, du 2 au 11 juillet 2026, Jazzablanca franchit un nouveau cap avec une ambition assumée, celle de transformer Anfa Park en un véritable terrain de jeu musical et sensoriel tout en gardant un pied ancré au cœur de la ville, via les concerts gratuits du Parc de la Ligue Arabe. Ce n'est plus seulement un festival de jazz. C'est un mouvement. Une respiration urbaine où les héritages se frottent aux sons les plus actuels, où les stars internationales côtoient les voix qui font bouger le Maroc et le monde arabe d'aujourd'hui. Et le tout, avec cette élégance casual chic qui a toujours fait la signature de Jazzablanca. Les organisateurs ont structuré l'édition avec une intelligence rare. Le week-end 1 (jeudi 2 au samedi 4 juillet) pose les bases avec de grandes figures internationales. La semaine (dimanche 5 au mercredi 8) se fait plus intime, propice à la découverte et à l'écoute attentive. Enfin, le week-end 2 (jeudi 9 au samedi 11) monte en puissance pour de grands shows qui resteront gravés dans les mémoires casablancaises. Une symphonie bien menée À Anfa Park, on passe à la vitesse supérieure : 40 concerts sur dix jours, avec un site agrandi, des cheminements repensés et une expérience festivalière qui dépasse largement la simple succession de concerts. Le vendredi 10 juillet, Ms. Lauryn Hill pose ses valises à Casablanca, accompagnée de Wyclef Jean, YG Marley et Zion Marley. Une affiche qui sent bon l'histoire du hip-hop et du R&B : l'héritage des Fugees, The Miseducation of Lauryn Hill, et la relève reggae portée par la nouvelle génération Marley. Un concert-événement, point d'orgue d'une édition déjà très chargée. Le lendemain, pour la clôture, Jessie J prendra possession de la scène Casa Anfa. La Britannique, voix puissante et standards planétaires (Price Tag, Domino, Bang Bang), revient avec un nouvel album fin 2025, Don't Tease Me With A Good Time, huit ans après le précédent. Elle partagera cette dernière soirée 100 % féminine avec Madison McFerrin, Hind Ennaira et Jorja Smith, une belle manière de boucler la boucle. La programmation fait aussi la part belle aux artistes en pleine ascension ou aux retours très attendus. Faouzia, la fierté maroco-canadienne née à Casablanca, foulera pour la première fois la scène de son pays natal. Le Nigérian Oxlade apportera sa touche afropop addictive, tandis que Zeyne (Jordanie/Palestine) déploiera son univers entre arabe contemporain, soul et pop alternative. Le Franco-Algérien Danyl et INO Casablanca (rap, électro, influences hispano-marocaines) représenteront la vitalité des scènes urbaines actuelles. Côté festif et dansant : le duo cubain Gente de Zona, le collectif français Deluxe (funk, pop, hip-hop, électro visuel), le groupe allemand MEUTE (électro cuivrée) ou encore la rencontre explosive Hypnotic Brass Ensemble x Mehdi Nassouli, qui avait déjà marqué les esprits en 2019. Et parce que Jazzablanca reste fidèle à ses racines élargies, on retrouvera des pointures jazz et groove comme Yazz Ahmed, Theo Croker, José James, Brian Jackson, Nubiyan Twist, Hiromi, Fantastic Negrito, Shabaka, Thee Sacred Souls, sans oublier des noms plus rock ou pop comme Robbie Williams, Scorpions, Mika, Juanes ou Charlotte Cardin. Qui plus est, Jazzablanca investit le cœur de la ville avec une série de concerts gratuits à 18h. Une programmation pensée comme un dialogue permanent entre traditions marocaines (gnaoua, répertoires amazighs, darija) et musiques actuelles, jazz spirituel, soul ou expérimentations. On y verra Asmaa Hamzaoui & Bnat Timbouktou (lecture féminine et contemporaine du gnaoua), Urban Folklore, Sarah Mazigh (amazigh soul), Tchubi (hip-hop/R&B), Gaouta (cold wave post-punk en darija), le trio d'exception Majid Bekkas x Shabaka Hutchings & Hamid Drake, le prometteur quartet français AMG, le desert blues de Kel Dades, le duo électro-folk Nashwa, ou encore Sara Moullablad en clôture avec bossa nova et influences africaines. Un geste fort d'ouverture et d'accessibilité. Cet été, il va swinguer très, très fort.