Ce financement comprend 207 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA), 5 millions issus du fonds PROBLUE et 28 millions provenant d'investissements privés. L'initiative bénéficiera en priorité au Bénin et à la Mauritanie, avec pour objectif de protéger les littoraux menacés par l'érosion et les inondations, tout en stimulant la création d'emplois. Les zones côtières ouest-africaines, où vivent plus de 360 millions de personnes, représentent un pilier économique majeur. Toutefois, elles subissent une pression croissante liée aux changements climatiques et à la dégradation des écosystèmes. Le programme WACA+ ambitionne d'y répondre à travers des investissements ciblés visant à sécuriser les moyens de subsistance et soutenir une croissance durable. Au Bénin, les interventions porteront notamment sur la stabilisation de zones critiques comme l'estuaire de la Bouche du Roy et l'embouchure du fleuve Mono, afin de protéger infrastructures, terres agricoles et zones touristiques. En Mauritanie, les efforts se concentreront sur le renforcement de la barrière dunaire protégeant Nouakchott, afin de réduire les risques d'inondation dans les zones urbaines densément peuplées. Le programme prévoit également la restauration d'écosystèmes à grande échelle, notamment jusqu'à 3 000 hectares de mangroves et de zones humides, afin de renforcer la biodiversité, soutenir la pêche et développer des activités comme l'écotourisme et l'aquaculture. En parallèle, WACA+ mise sur le développement du secteur privé, avec un appui renforcé aux micros, petites et moyennes entreprises, notamment celles dirigées par des femmes et des jeunes. D'ici 2031, plus de 31 000 personnes bénéficieront de formations et de programmes de renforcement des capacités. Sur le plan économique, des mécanismes innovants seront mobilisés pour attirer davantage de capitaux privés, notamment via des subventions et des garanties de crédit, pouvant générer jusqu'à 20 millions de dollars de nouveaux financements pour les entreprises, en particulier dans la transformation des produits halieutiques. Au total, cette première phase devrait permettre la création d'environ 13 000 emplois mieux rémunérés dans des secteurs clés tels que la pêche, l'aquaculture, le tourisme, l'hôtellerie et la restauration écologique. Au-delà des actions nationales, WACA+ s'inscrit dans une dynamique régionale visant à harmoniser les politiques et mutualiser les expertises pour faire face aux défis côtiers communs. À terme, le programme ambitionne de protéger plus de 1,3 million d'hectares d'espaces marins, de renforcer la résilience de plus de 850 000 personnes et de soutenir plus de 50 000 emplois à l'échelle régionale.