Cette détérioration s'accompagne d'un recul de la participation des actifs. Le taux d'activité est désormais de 55,5 % de la population en âge de travailler, en baisse de 1,5 point, traduisant un découragement croissant face aux difficultés d'accès à l'emploi. Les disparités territoriales restent marquées : le chômage touche davantage les zones rurales (29,2 %) que les milieux urbains (19,6 %). Les jeunes sont particulièrement vulnérables, avec un taux de 27,4 %, contre 18,7 % chez les adultes. Les femmes, elles aussi, demeurent plus exposées, avec une participation au marché du travail inférieure à celle des hommes, quel que soit le milieu de résidence. En revanche, selon la définition stricte du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage s'établit à 5,4 %, révélant un écart significatif avec l'indicateur élargi qui inclut le sous-emploi et les travailleurs découragés. Ces chiffres interviennent dans un contexte où les autorités sénégalaises font de l'emploi des jeunes une priorité, sur fond de pression démographique et sociale croissante.