Portée par le président du Conseil, Faure Gnassingbé, cette stratégie s'inscrit dans la continuité de l'engagement togolais dans la région et succède à celle adoptée en 2021, qui a guidé l'action du pays ces dernières années. Le nouveau plan vise à adapter l'implication du Togo aux évolutions géopolitiques et sécuritaires actuelles, tout en consolidant sa contribution à la stabilité régionale et en renforçant les liens de coopération entre les pays sahéliens et ceux du golfe de Guinée. La rencontre de Lomé avait pour objectif de stimuler le dialogue politique entre le Togo et les Etats du Sahel, de favoriser les échanges entre gouvernements ainsi qu'avec les organisations régionales et internationales, et de promouvoir la concertation autour des enjeux de sécurité, de stabilité et d'intégration régionale. L'événement a réuni des représentants togolais, des délégations des pays sahéliens, des envoyés spéciaux pour la région, ainsi que des organisations sous-régionales, régionales et internationales, dont les Nations Unies. Selon Abdoulaye Diop, cette stratégie 2026-2028 reflète la volonté du Togo d'ajuster son action aux réalités sécuritaires et géopolitiques actuelles, afin de renforcer la stabilité régionale et la coopération entre les Etats du Sahel et ceux du golfe de Guinée, dans un contexte en pleine mutation. Les autorités togolaises ont également souligné la persistance de la menace terroriste dans le Sahel, ainsi que son extension progressive vers les pays côtiers du golfe de Guinée, insistant sur l'urgence d'intensifier les efforts en faveur de la stabilité régionale.