Bonne nouvelle pour les chauffeurs marocains désireux d'exercer en Espagne. Dans une réponse officielle transmise au Parlement, le gouvernement espagnol explique cette orientation par un besoin immédiat de plus de 20.000 chauffeurs de camions et d'autobus, dans un contexte européen où le déficit dépasse les 400.000 conducteurs. Le vieillissement des effectifs aggrave une situation déjà tendue. Pour l'Espagne il fallait agir. Plus d'épreuve théorique La mesure phare de cette révision ? La suppression de l'épreuve théorique pour certaines catégories de permis professionnels lourds. Un allègement concret, introduit dans le cadre de la révision, en 2024, de l'accord bilatéral hispano-marocain de 2004. L'examen pratique, lui, demeure obligatoire, Madrid tient à le préciser concernant le nouveau dispositif. Ainsi la conversion d'un permis marocain reste soumise à des garde-fous stricts : vérification préalable de l'authenticité du document auprès des autorités marocaines et obligation que le permis ait été délivré dans le pays de résidence du conducteur. Certificat d'aptitude absolument Mais la nuance la plus importante est ailleurs. Obtenir un permis converti ne suffit pas pour conduire un véhicule en Espagne en tant que professionnel. Sans le Certificat d'aptitude professionnelle, encadré par la réglementation européenne, aucun conducteur, quelle que soit la validité de son permis, ne peut légalement exercer le métier de transporteur, précise la note explicative du gouvernement espagnol. Ce certificat atteste d'une formation exigeante couvrant la sécurité routière, la gestion des temps de conduite, la réglementation du transport ou encore la prévention des risques. En coulisses, Madrid a également mis en place un dispositif interministériel associant les ministères des Transports, de l'Intérieur et des Migrations, avec pour mission d'accélérer le traitement des dossiers. Des procédures simplifiées et des outils numériques dédiés ont été déployés pour réduire les délais et absorber un volume croissant de demandes.