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EGYPTE la guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?
Publié dans L'observateur du Maroc le 17 - 05 - 2010

En Egypte, la guerre de l’eau a commencé. Verbalement au moins. Ces derniers mois, rien ne va plus entre l’ancien pays des Pharaons et huit de ses voisins, des pays riverains - ou qui bénéficient des eaux du Nil. Ces derniers qui regroupent l’Ethiopie, l’Erythrée, le Kenya, l’Ouganda, le Congo, la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi sont désormais bien décidés à remettre en cause le partage des eaux du Nil. L’Egypte et le Soudan, dans une moindre mesure, se sont attribué la part du lion, bénéficiant de plus des deux–tiers des eaux d’un des deux plus grands fleuves d’Afrique.
Pour l’Egypte, disposer des eaux du Nil, qui assure 95% de ses besoins, est une question de vie ou de mort. Le pays n’a pas d’autres ressources hydrauliques. Or l’accroissement de la population dans ce pays de 80 millions d’habitants où naît un enfant toutes les 25 secondes laisse présager un avenir terrible. Les experts prédisent que la sécheresse sera absolue en 2050. Les usines de dessalement d’eau de mer sont fort coûteuses et l’Egypte pas très riche.
Les Egyptiens n’entendent donc pas renégocier le partage des eaux. Ils se retranchent derrière leurs «droits historiques». L’un est l’accord de 1959 signé avec le Soudan par lequel Le Caire bénéficie de 55 milliards de m3 d’eau annuellement et Khartoum de 18,5 milliards ; l’autre est plus ancien encore, il date de 1929 et a été entériné par un nouveau traité à Vienne en 1950. Passé à l’origine entre l’Egypte et la Grande-Bretagne (alors puissance mandataire au Soudan, au Kenya …), il prévoit que Le Caire bénéficie d’un droit de veto sur les projets hydrauliques de ses voisins.
Ce sont ces accords que les pays de l’Afrique de l’Est, riverains du Nil, demandent à remettre en question depuis près de dix ans. Ils voudraient que l’Egypte réduise son quota de 5,5 milliards de m3. Le Caire fait la sourde oreille, elle qui, déjà, manque d’eau. Pour les Africains, la coupe est pleine. Depuis deux ans, des réunions rassemblent tous les six mois, les responsables des différents pays. Le dossier n’avance pas. A la mi-avril, la dernière rencontre à Charm el-Cheikh fut particulièrement houleuse. L’Ethiopie veut construire, avec l’aide des Israéliens très présents dans le pays, un grand barrage sur le Nil Bleu, un affluent du Nil qu’il rejoint à Khartoum. Addis-Abeba a pris la tête de la contestation pour obtenir l’abolition de l’accord de 1929 conférant un droit de veto à l’Egypte. Celle-ci soupçonne l’Etat hébreu de souffler sur les braises de la contestation pour lui nuire. Car la vieille paix égypto israélienne est une paix «froide».
Pour tenter une diversion, le président Hosni Moubarak et son homologue soudanais viennent de proposer de mettre sur pied une Commission des Eaux du Nil dans laquelle les décisions seraient prises à l’unanimité. Les riverains du Nil n’ont pas répondu à cette proposition. Ils ont décidé de passer à l’offensive et sans se soucier de l’Egypte et du Soudan, de signer entre eux, avant le 15 mai, un nouvel accord-cadre qui remettrait en cause les accords antérieurs. L’Egypte a averti qu’elle n’en tiendrait pas compte et pourrait porter l’affaire devant le tribunal de La Haye. Affaire à suivre.


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