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Future businesswoman ?
Publié dans L'observateur du Maroc le 06 - 01 - 2011

A18 ans à peine, Zahia Dehar, «le cadeau d'anniversaire» de Franck Ribéry, vice-capitaine des Bleus au Mondial de football 2010, s'apprête à se lancer dans les affaires. En effet, à en croire le quotidien économique français «La Tribune», la bimbo, entourée d'une équipe de juristes de renom du prestigieux cabinet d'avocats Aklea, a d'ores et déjà déposé quelque six labels à l'OHMI (Office de l'Harmonisation dans le Marché Intérieur), l'agence de l'Union Européenne pour l'enregistrement des marques, dessins et modèles. Entre autres noms évocateurs choisis par la jolie nymphette, Pretty Zahia, Zahiadise, Zahiadora, ou encore «A dream by Zahia». Dans un premier temps, glamour évidence, la jeune femme d'affaires proposera une ligne de lingerie coquine, nuisettes, balconnets, strings brésiliens, et autres froufrous «attrape-mâles». Sans oublier les incontournables sex-toys et huiles de massages, pour celles qui voudraient s'inspirer de l'aphrodisiaque Zahia afin de donner un petit coup de fouet à leur libido endormie. La petite Parisienne à l'aguichante plastique envisagerait également de produire des émissions de radio et de télévision. A bimboland, même les toutous et les minets pourront trouver leur bonheur, avec des colliers spécialement prévus pour leurs collets. Plus insolite encore, tant la juvénile féline semble loin de l'univers doucereux et candide de la puériculture, la gamme que compte commercialiser l'ancienne escort-girl comporterait également des services de crèches et de pouponnières. En tout, ce serait plus de 100 produits en tous genres que prévoit de mettre Zahia sur le marché européen. Comme soutien pécuniaire, mademoiselle Dehar a fait appel à un business allemand. Sa notoriété, bâtie sur le plus retentissant scandale sexuel ayant jamais secoué l'équipe de France de football, fera le reste.
Une célébrité bâtie sur le scandale
Zahia a en effet toutes les raisons du monde d'être confiante en l'avenir. Le nom de la sulfureuse Lolita figure ainsi en tête de peloton des requêtes les plus fréquentes sur Orange et Voilà en 2010, mais aussi parmi le patronyme le plus recherché sur Youtube, le site de partage vidéo. Derrière son apparence de poupée écervelée, se cache une redoutable marketicienne. Depuis l'éclatement du scandale fin avril 2010, déclenché par l'aveu à la Brigade de Répression du Proxénétisme de ses ébats sexuels tarifés, alors qu'elle était encore mineure, avec Franck Ribéry et Karim Benzema (Sydney Govou l'ayant côtoyé après sa majorité), Zahia a en effet soigneusement entretenu son image. Celle d'une blonde peroxydée, fragile petit moineau de taille 34, exhibant fièrement son balconnet siliconé, et se déhanchant avec aisance sur des talons aiguille à la ville comme à la plage. Pour une nuit avec elle, raconte la femme-enfant, les hommes sont prêts à débourser 2000 euros, et 500 euros «le petit moment de plaisir»: «Mais je ne suis pas une prostituée et je n'ai pas de souteneur», se défend dans Paris Match Zahia, qui se définit comme une escort-girl, entretenant des rapports sexuels, payants ou non, avec des hommes lorsque l'envie lui chante. Mais qui est Zahia Dehar? Et comment le scandale a-t-il éclaté?
De Ghriss à Paris, en quête de paillettes
Lorsque, laissant leur père en Algérie pour rejoindre leur beau-père, elle arrive en France en 2002 avec sa maman Yamina et son frère Zakaria, de 2 ans son cadet, la petite native de Ghriss est âgée de 10 ans à peine. Une nouvelle vie commence pour elle dans cette petite maison sans prétention de la banlieue du Val-de-Marne, au sud-est de Paris. A 16 ans, Zahia en fait aisément 10 de plus. Le cursus scolaire classique ne l'intéressant pas, elle suit des cours d'esthétique dans l'espoir d'ouvrir un jour son propre salon. En attendant, sa plastique de bombe anatomique lui ouvre les portes des soirées et des lieux branchés de la ville lumière. L'adolescente affiche son petit minois et sa poitrine de rêve dans les bars des hôtels luxueux du 8e arrondissement, au Club de l'Etoile, au Palais M ou encore au fameux VIP, où se côtoient les stars du show-biz français. Elle comprend vite qu'elle plaît aux hommes et décide alors de tirer profit de ses charmes, faisant payer rubis sur l'ongle ses prestations sexuelles, ou juste sa compagnie, pour un cocktail ou une soirée, de Paris à Dubaï en passant par Monaco, Cannes ou Saint-Tropez. Avec près de 20.000 euros nets d'impôts par mois (source : le Monde), l'ambitieuse jeune fille espère pouvoir épargner suffisamment d'argent pour acheter son institut de beauté. C'est durant cette période que Zahia Dehar rencontre Karim Benzema dans une boîte de nuit, en 2008. Elle affirme avoir vu le joueur de 18 ans à 3 reprises, mais qu'elle n'a eu qu'une seule relation payante avec lui. La call-girl confie ensuite avoir été le «cadeau d'anniversaire» des 26 ans de Franck Ribéry, pour lequel elle s'est spécialement rendue à Munich en compagnie d'un certain Kamel, le 7 avril 2009, alors qu'elle était âgée de 17 ans à peine. Elle rencontrera de nouveau le vice-capitaine des Bleus en décembre 2009, à Paris.
Zahia Dehar, escort-girl indépendante ou prostituée d'Abou ?
Zahia continuera ainsi son activité clandestine jusqu'au 12 avril 2010. Ce jour-là, vers 17 heures, la jeune fille reçoit un appel téléphonique de sa mère. Des policiers demandent à la voir. Elle rentre chez elle au Val de Marne, puis les suit au commissariat. Son nom a été cité par Kamel et Abou Sofiane (ancien candidat de la Nouvelle Star), mis en écoute depuis plusieurs mois et poursuivis pour proxénétisme aggravé. C'est Abou Sofiane, rencontré sur le plateau de l'émission «12 cœurs» sur NRJ 12, qui aurait présenté Karim Benzema à Zahia, sachant que celle-ci était mineure au moment des faits. Zahia prétend pour sa part que ce ne sont pas ses maquereaux, mais juste des «amis» la mettant parfois en rapport avec de «très bons clients», des clients qu'elle choisit par ailleurs de rencontrer ou pas, selon sa propre volonté. Contre ces juteux contacts, la call-girl soutient n'offrir que de petits cadeaux en guise de remerciements à Abou Sofiane et Kamel. Elle nie aussi fréquenter le Zaman Café, dans les Champs-Elysées, fief présumé du réseau précité. Zahia dit-elle vrai? Est-ce une escort-girl indépendante ou la victime d'un réseau de prostitution organisé? Et comment, sachant le carcan social et familial entourant les filles dans les banlieues françaises, Zahia a-t-elle pu s'adonner au plus vieux métier du monde aussi librement ? La suite de l'enquête judiciaire, et Abou Sofiane, libéré sous caution le 2 juin 2010, promettent de révéler de croustillants détails sur cette affaire. Quoi qu'il en soit, cette dernière continue à alimenter médisances et fantasmes autour de cette «Maghrébine pas comme les autres», loin d'une Fadéla Amara féministe ou d'une Rachida Dati carriériste, tout sauf «caillera», amoureuse de bling-bling et de gros diamants. La petite Zahia quant à elle se moque des ragots et des débats identitaires. Elle a réalisé son rêve, celui d'accéder au panthéon des «IT Girls», les filles les plus branchées de la planète people. Elle trouve d'ailleurs que le surnom de «Paris Hilton made in Maghreb» lui sied à merveille...


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