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A contresens
Publié dans L'observateur du Maroc le 06 - 04 - 2011

Le Maroc vit une période historique importante où chaque acteur doit jouer son rôle. Encore faut-il que ce dernier comprenne bien ce que l'époque exige de lui. Le 20 Février, les attentes politiques sont plutôt bien gérées. Les réponses politiques fournies par le discours royal ainsi que l'attitude des partis les plus importants permettent aux revendications de s'exprimer dans un cadre serein et maîtrisé et d'aboutir à une réforme constitutionnelle qui va sûrement changer la structure de l'Etat marocain, mais avec l'assentiment de tous.
Par contre, les revendications sociales, catégorielles, s'expriment avec une violence inquiétante, mettant en péril la stabilité et la quiétude et ouvrant la voie à tous les populismes. C'est sur ce registre-là qu'on attendait le patronat.
Aller expliquer le contenu du discours du 9 mars à Paris est un non-sens absolu. Le président français Nicolas Sarkozy a été le premier chef d'Etat à le saluer en termes très élogieux. L'exercice, fastidieux, est d'une inutilité avérée et surtout ne peut cacher les turpitudes de ce même patronat. Ce que le peuple veut c'est un patronat citoyen, qui crée de l'emploi et n'abuse pas dans ses exigences de précarité. Un patronat qui crée des richesses et accepte de les partager.
Ce que l'on est en droit d'exiger des entrepreneurs c'est qu'ils payent leurs cotisations sociales, offrent des couvertures complémentaires à leurs salariés, traitent ceux-ci dignement. On en est loin. La fraude et l'évasion fiscale sont des sports nationaux, les charges sociales sont des créances qui s'accumulent, le recours aux contrats précaires est privilégié, les licenciements abusifs sont monnaie courante et l'usage de la corruption est quotidien.
Le patronat citoyen, c'est celui qui prend la mesure du mécontentement social. Il faut que les patrons acceptent de laisser une plus grande part du gâteau aux salariés, qu'ils participent à l'effort national pour répondre aux revendications légitimes des plus démunis qui n'en peuvent plus d'attendre que la croissance règle tout. Pour le moment, elle offre des châteaux et des yachts aux plus nantis, sans plus. Malheureusement, ce sursaut n'a pas eu lieu. Au lieu de cela, nous avons des réactions égoïstes, chacun défendant son business, sans se préoccuper des autres, ni même de l'intérêt général. Cette attitude est suicidaire et alimente les dissensions sociales au lieu de les apaiser.
Alors que les institutions politiques sont en train de se remettre en cause, chez le patronat en général, la perte du sens des réalités, les actions à l'emporte-pièce, l'obsession de sa propre image et l'abus de pouvoir sont devenus des symptômes, que l'on peut observer à des degrés divers chez notre élite économique. Comme le disait Machiavel : «Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu de l'argent corrompt absolument». Réveillez vous Messieurs avant que ça ne soit trop tard !


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