Conseil de sécurité : appel à accélérer les démarches pour nommer un nouvel émissaire onusien «dès que possible»    Présidentielle 2022: Macron et Le Pen « finalistes » potentiels (Sondage)    SM le Roi adresse ses condoléances au Général Mahamat Idriss Deby Itno suite au décès de son père    JO de Tokyo: le nombre de spectateurs locaux pourrait être fixé en juin    DGSN: deux Subsahariens interpellés à Mohammédia    Météo Maroc: formations brumeuses ce jeudi 22 avril    Sahara marocain: ce qu'il faut retenir de la dernière réunion du Conseil de sécurité    Nafsa Stars-RSB (1-0) : Les Berkanais quittent la compétition par la petite porte    Liga: En-Nesyri s'illustre et relance Séville dans la course pour le titre (Vidéo)    SM le Roi adresse un message de condoléances au Général Mahamat Idriss Deby Itno suite le décès de son père    Le Raja en promenade à Dar Essalam (0-3) : Chabbi devra remercier Sellami pour son bel héritage !    Mise en échec d'une tentative de trafic de plus 600kg de drogues à Agadir    Covid-19: un grand centre de vaccination ouvre samedi à Disneyland Paris (autorités locales)    Le projet de liaison fixe via le détroit de Gibraltar au cœur d'une réunion maroco-espagnole    Bourita s'est entretenu avec son homologue qatari    Le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques    Microsoft réaffirme son engagement à soutenir les entreprises au Maroc    Le PPS apprécie hautement le lancement par Sa Majesté le Roi de la mise en œuvre effective du projet de la protection sociale généralisée    Procédures administratives : Le portail «Idarati» sur les rails    Le gouvernement et le chef de l'armée du Liban expriment leur gratitude à SM le Roi    Awacer TV : Une programmation qui renforce les liens des Marocains du monde avec leur pays d'origine    Tifyur, la chanteuse à la voix d'or    Dans l'hospitalité de Nizami Ganjaoui    Maroc/Violence: Les femmes sont plus victimes que les hommes (HCP)    25 nouveaux consuls nommés en Europe : Du sang neuf dans la diplomatie Marocaine    Nasser Bourita s'entretient avec son homologue indonésienne    Covid-19 : 669 nouveaux cas, plus de 4,2 millions de Marocains ont reçu au moins une dose    Coupe de la CAF: Le Raja s'impose en Tanzanie face à Namungo    La Bourse de Casablanca finit en baisse    Journée internationale des monuments: Le passé a de l'avenir    La Chambre des représentants approuve 5 conventions internationales    Aéroport de Nador: baisse importante du trafic passagers    Maroc-Israël : la ligne aérienne opérationnelle après le ramadan    Rachid Show: Gad EL MALEH comme vous ne l'avez jamais vu, vendredi à 22h50 sur 2M    Professionnels et non-salariés : le Régime de retraite approche à grands pas    Hausse des cas de covid au Maroc: les explications d'un expert    CNSS/CPU: lancement de l'opération d'immatriculation    Mort de George Floyd : l'ex-policier Derek Chauvin condamné, Minneapolis explose de joie    Devises vs Dirham: les cours de change de ce mercredi 21 avril    Le musée Docteur Leila Meziane Benjelloun bientôt inauguré à Casablanca    5ème journée de la Coupe de la CAF : Le Raja à 13 heures, la RSB à 16 heures    Lancement des préparatifs de l'Aïd Al Adha    Un journaliste algérien écroué après un article sur le mécontentement desTouaregs    Une exposition célèbre les créations artistiques des enfants autistes à Fès    La chanteuse Taylor Swift à nouveau la cible d' un harceleur    Dossiers des contractuels : Amzazi jette de l'huile sur le feu !    Le club de Ziyech se retire de la Super League    Coupe du Trône: Les 8 qualifiés pour les quarts de finale connus    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Afghanistan : Crainte d'un possible retour des Talibans
Publié dans L'opinion le 06 - 10 - 2020

Dix-neuf ans après le début de l'intervention américaine ayant conduit à la chute des talibans, nombre d'Afghans craignent le retour des insurgés à la tête du pays.
Katayoun Ahmadi, 26 ans, se souvient des «mains et des doigts coupés par les talibans» gisant en pleine rue, châtiment qu'ils réservaient aux crimes mineurs selon leur interprétation radicale de la charia.
Des «ongles de pied arrachés» d'un voisin parce qu'il avait travaillé pour le gouvernement communiste dans les années 1980. De sa poupée que sa mère lui demandait de «cacher au sous-sol» quand les talibans fouillaient leur maison, de peur qu'ils ne la découvrent, car tous les objets ayant forme humaine étaient interdits.
«Je ne pense pas qu'ils aient changé», soupire cette employée d'ambassade, qui compare les cinq années de pouvoir des talibans, entre 1996 et 2001, à un long «cauchemar». «J'ai peur pour mon futur et le futur de ma fille», confie-t-elle. Le 7 octobre 2001, les premières frappes aériennes américaines contre les talibans, accusés d'avoir hébergé Al-Qaïda, le groupe jihadiste auteur des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont provoqué une débâcle des «étudiants en religion» en Afghanistan.
Ceux-ci ont fui sans réellement combattre la coalition internationale menée par Washington. Qu'ils n'ont ensuite cessé d'assaillir, jusqu'à pousser l'administration du président américain Donald Trump à négocier avec eux en février un accord de retrait des troupes étrangères en échange de vagues contreparties.
Depuis un mois, les talibans ont entamé avec le gouvernement de Kaboul des pourparlers de paix poussifs au Qatar, sur lesquels ils ont la haute main, eux qui contrôlent désormais la moitié de l'Afghanistan. La population afghane s'effraie à l'idée de revivre les exécutions de femmes supposément adultères, les écoles fermées aux filles, quand leurs droits et libertés ont été réaffirmés depuis 2001, notamment dans les principales villes du pays. «Tous les progrès que nous avons faits ces 19 dernières années n'existaient pas pendant l'ère talibane», rappelle Farzad Farnood, chercheur de 35 ans à l'Institut afghan des études stratégiques et époux de Mme Ahmadi.
Lui a vu son père emprisonné pendant cinq ans sous leur règne. Il les a vus, «fouets et bâtons à la main», prendre le contrôle de Cheberghan, la capitale de la province de Jawzjan, dont il est originaire.
Il se souvient des exécutions auxquelles, jeune adolescent, il était forcé d'assister. Il se remémore ces enfants dont ils avaient peint le visage en noir parce qu'ils jouaient aux cartes, alors interdites.
Immuables, les Talibans ?
«Nous n'avons aucun problème avec l'éducation pour les filles ou les femmes qui travaillent, mais elles doivent porter un hijab», répond Zia-ul-Rahman, un ex-taliban qui a combattu les troupes étrangères et afghanes pendant quatre ans.
Les rebelles souhaitent «la mise en place d'un système islamique», a-t-il ajouté, répétant l'argumentaire officiel du mouvement, quand la constitution du pays donne déjà la priorité à l'islam.
La guerre en Afghanistan a coûté plus de 1.000 milliards de dollars aux Etats-Unis et la vie à quelque 2.400 militaires américains. Mais la victoire n'a jamais été proche sur le terrain. Mardi, les insurgés, dans un communiqué, ont dénoncé «la brutale invasion» de leur pays il y a 19 ans par les Etats-Unis, qui avaient «rejeté avec arrogance» leur appel à une résolution diplomatique du problème.
«L'Amérique, ses alliés et la coalition auraient évité l'infamie, les crimes de guerre, et d'importantes pertes humaines et matérielles», ont-ils encore commenté, ajoutant vouloir désormais un gouvernement afghan «inclusif, indépendant, souverain et islamique».
Des négociations poussives
Mais à Doha, les talibans et le gouvernement peinent déjà à se mettre d'accord sur un code de conduite préalable à l'établissement d'un agenda de négociations. Celles-ci pourraient durer des années.
Selon Jawed Rahmani, un agent de sécurité de 38 ans basé à Kaboul, le désengagement américain conduira inévitablement au retour au pouvoir des talibans. «Il ne s'agit pas de pourparlers de paix, mais d'un accord pour donner le prochain gouvernement aux talibans», déplore-t-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.