Maroc-Qatar : Renforcement de la coopération juridique et judiciaire    AMMC : Cinq axes prioritaires définis pour 2026    Performance, Digitalisation, croissance durable... le plan d'actions de l'ONMT en 2026    Akhannouch : 1,2 million d'élèves bénéficient des activités sportives scolaires    CV c'est vous ! Ep 89. Mohammed Amine Jemoumkh, le marketing manager à plusieurs casquettes    Festival MOGA : Un modèle à fort impact socio-économique    Jeux vidéo au Maroc : la 2e édition du programme "Video Game Creator" lancée à Rabat    Ceuta : La police espagnole neutralise un engin explosif près de la frontière marocaine    L'Algérie considère l'ambassadeur de France comme persona non grata [Médias]    Le président de la FREF veut imposer la finale de la Coupe du Monde 2030 en Espagne    L'AS FAR du Maroc affrontera Arsenal dans un match historique de la Women's Champions Cup    Un ministre espagnol cite le référendum au Sahara comme solution en contradiction avec la position de l'Espagne    Maroc : vagues dangereuses sur les côtes atlantiques et méditerranéennes à partir de mercredi    Heavy rains and strong winds expected in from Tuesday to Thursday    After Polisario's Washington visit, Massad Boulos heads to Algiers    Maroc : Abdellatif Hammouchi reçoit le chef de l'unité danoise contre le crime organisé    Le Sahara parmi les dossiers des relations algéro-américaines discutés par Attaf et Boulos    France: l'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans    Une vague de froid extrême enveloppe une grande partie des Etats-Unis    Détroit de Gibraltar : Une intervention d'urgence évite une pollution maritime    Le dispositif juridique marocain d'accompagnement des manifestations sportives mis en avant à Doha    Inondations au Mozambique : L'alerte rouge nationale déclarée    Les barrages du bassin de Sebou affichent un taux de remplissage de 66,1%    Bank of Africa lance «PME INVEST by BOA», une offre intégrée de soutien à l'investissement des PME    Mondial des clubs 2029 : le Brésil se positionne officiellement comme candidat    Coupe Davis : Le Maroc affronte la Colombie les 7 et 8 février à l'USM Tennis Club pour le compte des barrages du Groupe 1 mondial    Real Betis : Abde Ezzalzouli se rapproche de la saison la plus prolifique de sa carrière    FIFA Series 2026 : la Côte d'Ivoire accueille le tournoi    Ligue des Champions : Achraf Hakimi pourrait signer son retour mercredi    La Juve voulait Youssef En-Nesyri, le Lion rejette la formule proposée    Younes Ait Hmadouch : "Aides sociales et travail non déclaré sont le vrai nœud de la pénurie"    Finances publiques : les recettes ordinaires grimpent à 424 milliards de DH en 2025    AMDIE : plus de 55 milliards de DH de projets approuvés au premier semestre 2025    Renouvellement politique au Maroc : une équation encore irrésolue    La NASA décerne au Dr Kamal Ouddghiri la Médaille du leadership exceptionnel    Températures prévues pour mercredi 28 janvier 2026    Protection de l'enfance : le projet de loi 29.24 institue l'Agence nationale dédiée    Communiqué. Le Sénégal réitère son soutien ferme et constant à la souveraineté du Maroc sur son Sahara    Maroc-Sénégal : une relation d'investissement durable et diversifiée    Kech El Oudaïa accueille une soirée de dégustation chinoise avec le soutien de l'OFPPT    Afric'Artech : Casablanca accueille le premier grand rendez-vous continental de la créativité numérique africaine    Mode : Le boubou à l'ère de la modernité    MOBO Awards : la scène africaine brille parmi les nominations 2026    Maroc–Sénégal : 17 instruments juridiques signés pour élargir la coopération bilatérale    Ramadan : le ministère des Habous renforce ses efforts pour de meilleures conditions    Espagne : démantèlement d'un vaste réseau international de trafic de drogues en collaboration avec le Maroc    Le journaliste marocain Najib Salmi n'est plus    Film : «La Mer au loin», à la quête de la Miss Visa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Interview avec Ali Sedrati : "Pour une souveraineté de l'industrie pharmaceutique marocaine"
Publié dans L'opinion le 01 - 03 - 2021

De plus en plus urgent, surtout après la crise du Covid-19, le développement du secteur de l'industrie pharmaceutique est une nécessité pour garantir une indépendance nationale en la matière. Ali Sedrati, président de la FMIIP, nous en parle.
Récemment affiliée à la CGEM, la Fédération Marocaine de l'Industrie et de l'Innovation Pharmaceutiques (FMIIP) plaide pour un développement de la production des médicaments au Maroc. Une revendication qui trouve écho dans la classe politique et notamment au Parti de l'Istiqlal. Ali Sedrati, président de la FMIIP, nous en parle, tout en se prononçant sur la relation des industriels marocains avec le ministère de la Santé et le projet de numérisation que ce dernier mène pour la gestion du secteur, une démarche qui a fait couler beaucoup d'encre.
- Votre fédération a entamé un cycle de rencontres avec les partis politiques, dont la dernière a été avec le Parti de l'Istiqlal, quel en est l'enjeu ?
- Nous nous sommes réunis avec le Secrétaire Général du Parti de l'Istiqlal, M. Nizar Baraka, accompagné d'une délégation du Bureau politique, et nous avons discuté de la situation du secteur de l'industrie pharmaceutique nationale. Notre réunion avec l'Istiqlal s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres avec les représentants des partis politiques, afin de mettre le point sur la situation de notre secteur, les défis qu'il rencontre et les perspectives de son développement pour faciliter l'accès des citoyens aux médicaments. Jusquelà, nous nous sommes entretenus avec deux partis, à savoir l'Istiqlal et l'USFP, dans l'attente d'achever le programme d'entrevues avec l'ensemble de la classe politique. Je tiens à préciser qu'il s'agit seulement d'une rencontre à caractère professionnel, nous avons discuté des aspects techniques et juridiques relatifs à l'amélioration de l'industrie pharmaceutique dans notre pays et la promotion du médicament « Made in Morocco ». Nos rencontres avec M. Baraka et avec les représentants de l'USFP se sont bien déroulées, dans un climat de confiance et de compréhension.
- Des informations ont évoqué votre agacement quant à un projet de numérisation du secteur de l'industrie pharmaceutique, mené par le ministère de la Santé, en collaboration avec une association étrangère, pouvez-vous nous en parler davantage ?
- Il s'agit de la mise en place d'une plateforme électronique par le ministère de la Santé et plus précisément par la Direction des Médicaments et de la Pharmacie. Cette plateforme est destinée à la gestion du secteur de l'industrie pharmaceutique, et notamment le traitement des demandes d'enregistrement et d'importation des médicaments. Pour notre part, nous avons demandé à ce que nous soyons consultés et associés dans la mise en œuvre de ce projet de numérisation, puisque nous en sommes les principaux concernés. C'est une revendication d'autant plus légitime que notre fédération représente plus de 80% des sociétés du secteur. Nous voulons donc apporter nos contributions et nos doléances.
- Après ce point de désaccord, vous demeurez en bons termes avec le ministère de la Santé ?
- Nous sommes conscients de la nécessité de travailler la main dans la main avec le ministère de la Santé, en tant qu'associés, en ce qui touche, de près ou de loin, l'industrie pharmaceutique. Le ministère reste le département de tutelle, et dispose de notre soutien dans sa politique de santé, et surtout dans sa nouvelle stratégie d'approvisionnement du marché national en médicaments, qu'ils soient génériques ou d'innovation. A ce titre, nous ne voulons que contribuer à ce chantier. Le plus important pour nous, est d'affermir la production des médicaments sur le sol marocain dans l'espoir d'assurer une souveraineté nationale dans les années à venir. Nous militions également pour la multiplication des investissements dans ce secteur, aussi bien par les firmes multinationales que par les firmes nationales.
- Quel est le but derrière votre affiliation à la Confédération Générale des Entreprises du Maroc ?
- D'abord, je précise que la Fédération Marocaine de l'Industrie et de l'Innovation Pharmaceutiques (FMIIP) a remplacé l'ancienne « Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique » (AMIP), créée en 1985, et est désormais affiliée à la CGEM. C'est une étape importante qui va permettre aux industriels du secteur pharmaceutique de développer leurs activités, améliorer leur productivité pour satisfaire les besoins du marché national, et pourquoi pas développer l'offre exportable marocaine, en la matière. Le Parti de l'Istiqlal nous a exprimé sa pleine disposition à soutenir l'industrie pharmaceutique marocaine, dans le but d'affermir la souveraineté nationale dans ce secteur si important, d'autant que notre pays est entré dans la phase de généralisation de l'Assurance Maladie Obligatoire (AMO), qui sera achevée en 2022.
Recueillis par Anass MACHLOUKH
Portrait
Ali Sedrati : la voix de l'industrie pharmaceutique nationale
Pharmacien de formation, et diplômé en 1976, Ali Sedrati fut chargé de mission au Service Central de la Pharmacie au ministère de la Santé entre 1976 et 1990. Il est directeur général du laboratoire « Pharmaceutical Institute » depuis août 1990, sachant qu'il avait fait office de partenaire et président de Glaxo Smith Kline Maroc, filiale de la multinationale britannique, pendant dix-huit ans, entre 1996 et 2014.
En 2018, il fut nommé à la tête de l'ex-Association Marocaine de l'Industrie Pharmaceutique (AMIP) suite à son élection par l'Assemblée générale ordinaire, succédant ainsi à Ayman Cheikh Lahlou. L'AMIP s'est transformée en une fédération plus large en 2020.
Actuellement, Ali Sedrati est président de la Fédération Marocaine de l'Industrie et de l'Innovation Pharmaceutiques (FMIIP), représentant des industriels de la Pharmacie à la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM). La FMIIP a été admise à la CGEM en janvier dernier, et y dispose d'un siège au Conseil d'administration en tant que Fédération sectorielle statutaire externe. Cette corporation représente plus de trente sociétés pharmaceutiques, à savoir les sociétés nationales et les opérateurs marocains ayant des collaborations ou des partenariats avec des firmes étrangères ou multinationales. Soit la majorité des industriels nationaux.

A. M.
Repères
Industrie pharmaceutique : La FMIIP réitère son engagement envers la CGEM
Face à des informations relayées par un média électronique de sa potentielle indépendance vis-à-vis de la CGEM, la Fédération Marocaine de l'Industrie et de l'Innovation Pharmaceutiques (FMIIP) a réitéré, dans une mise au point, son adhésion au statut du Patronat. Il s'agit d'une réaction aux multiples rumeurs ayant porté sur le cycle de rencontres qu'organise la Fédération avec les partis politiques du pays afin de partager sa stratégie de développement de la fabrication locale, ajoute la même source.
Covid-19 : Une épreuve sans précédent pour les industriels
La pandémie du Covid-19 a été et continue d'être une épreuve pleine de défis pour les laboratoires et les sociétés pharmaceutiques marocains. Depuis le début de la crise sanitaire, ces derniers ont été confrontés à une hausse subite de la demande sur les médicaments inscrits dans le protocole de traitement du Coronavirus, au point de provoquer des pénuries. Ce fut le cas de la vitamine C et du zinc qui ont disparu à maintes reprises des officines. Le ministère de la Santé avait envisagé une hausse de production par l'accroissement des unités productrices. Pour sa part, la FMIIP avait expliqué ces pénuries par la forte demande et la rareté des matières premières sur le marché international, surtout en Chine et en Inde.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.