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Elections 2021 : Le plan de l'Istiqlal pour la souveraineté pharmaceutique
Publié dans L'opinion le 07 - 09 - 2021

La vision du Parti de l'Istiqlal concernant la politique pharmaceutique nationale est intimement liée à la mise en oeuvre du chantier de généralisation de la protection sociale. Analyse.
Le premier des 4 chantiers prioritaires mis en avant dans le programme national du Parti de l'Istiqlal 2022-2026 concerne la mise en oeuvre et la généralisation de la protection sociale et la couverture sanitaire universelle.
La vision du parti de la Balance concernant la politique pharmaceutique nationale se retrouve par ailleurs imbriquée parmi les engagements mis en évidence à ce sujet. Le programme souligne qu'en lançant les chantiers de protection sociale dans le discours du Trône pour l'année 2020, « Sa Majesté le Roi, que Dieu le protège, a répondu aux besoins sociaux les plus pressants des Marocains, individus et familles, dans les villes comme dans les villages ».
Le document précise que « l'enjeu pour la période à venir est une bonne mise en place » de ce chantier, « en ligne avec le contenu du nouveau modèle de développement, et ce en restructurant le système de santé afin que l'offre de santé publique devienne plus compétitive et qualifiée pour suivre la cadence de la demande accrue de services de santé générée par la généralisation de la protection sociale ».
Le médicament en dernier maillon du système
« On peut tenter de résoudre tous les problèmes liés au système de santé, il n'en demeure pas moins que les efforts ne peuvent aboutir à une réussite sans donner la place qui revient au médicament qui est le dernier maillon du circuit », explique Karim Ait Ahmed, Président de l'Alliance des Pharmaciens Istiqlaliens.
Le premier engagement concernant le sujet des médicaments que l'Istiqlal a consigné dans son programme met en évidence la promesse d'oeuvrer pour « couvrir 100% des maladies, et élargir la liste des maladies et des médicaments compensatoires dans le cadre de l'assurance maladie obligatoire pour englober les maladies chroniques et les médicaments coûteux ».
Pour Karim Ait Ahmed, cet engagement est lié à la nécessité de renégocier les produits qui coûtent plus de 5000 dirhams. « C'est une évidence puisque, aujourd'hui, le décret de fixation des prix est dépassé. Il faut par ailleurs que ces produits puissent réintégrer le circuit légal de l'officine. Pour y parvenir, il sera nécessaire de revoir l'arsenal juridique et fiscal qui s'applique actuellement », souligne- t-il.
Renforcer l'autosuffisance en médicaments
Le deuxième engagement du parti de la Balance concernant le secteur pharmaceutique met en exergue sa volonté de « renforcer la sécurité médicale en atteignant au moins 80% d'autosuffisance pour les médicaments essentiels, les fournitures médicales et les vaccins, y compris les stocks stratégiques, et 100% pour les médicaments liés aux maladies chroniques ».
« Aujourd'hui, notre pays dispose autant des infrastructures, des ressources humaines qualifiées que de l'expérience nécessaire pour garantir cette autosuffisance. Le seul obstacle qui devra être levé est la complexité et la rigidité des procédures d'enregistrement des produits », explique Karim Ait Ahmed qui, par ailleurs, estime que l'industrie pharmaceutique nationale devrait accepter de revoir certains choix afin de contribuer à atteindre les objectifs escomptés.
« Il existe des produits pour lesquels des dizaines de génériques sont produits, ce qui cause des perturbations dans le circuit. Je pense personnellement nécessaire de mettre en place une loi qui garantit que le nombre de génériques pour un même produit soit limité à 5 ou 7, alignés sur un seul prix », précise la même source.
Sauvetage du secteur pharmaceutique
Le Parti de l'Istiqlal s'engage également à « élaborer un plan national urgent pour le sauvetage et la réhabilitation du secteur pharmaceutique national, notamment les pharmacies de proximité, et travailler à reconsidérer l'organisation et le cadrage du secteur dans sa globalité pour assurer sa pérennité et renforcer ses capacités en tant qu'acteur pivot dans le système de santé national ».
Le président de l'Alliance des Pharmaciens Istiqlaliens estime que cet engagement est nécessaire dans un contexte où les officines vivent une situation critique. « Les pharmaciens, dans un esprit citoyen, ont accepté durant ces dernières années de baisser les prix et les marges des produits. On leur a promis certaines mesures de compensation qui n'ont cependant pas été au rendez-vous.
Pour remédier à cela, le sauvetage de ce secteur devra restituer aux officines des produits - stériles, notamment - qu'ils sont habilités à gérer et aussi lutter contre le circuit illégal. Les pharmacies doivent être considérées dans leur dimension sociale et, pourquoi pas, jouer le rôle d'espace pour les dépistages, la vaccination, surtout dans les zones rurales où d'autres infrastructures de santé sont absentes », conclut Karim Ait Ahmed.

Oussama ABAOUSS

L'info...Graphie
3 questions à Karim Ait Ahmed, président de l'Alliance des Pharmaciens Istiqlaliens
« 18% des médicaments qui existent aujourd'hui sur le marché marocain sont sous monopole »

Karim Ait Ahmed, président de l'Alliance des Pharmaciens Istiqlaliens, répond à nos questions concernant les forces et faiblesses du secteur pharmaceutique national.
- Quels sont, selon vous, les dysfonctionnements qui entravent le secteur pharmaceutique au Maroc ?
- En dépit des avancées qui ont été réalisées, le secteur pharmaceutique vit plusieurs problématiques liées principalement à l'existence de pénuries, de rigidités administratives et à l'absence d'une institution de gestion et de régulation indépendante. Il existe un arsenal juridique important, mais l'application des lois n'est pas toujours au rendez- vous. Il y a également des situations de monopole qui ne bénéficient pas à l'intérêt public.
Jusqu'à 18% des médicaments qui existent aujourd'hui dans le marché marocain sont sous monopole, c'est-à-dire que leurs prix sont quasiment imposés par des multinationales. Pour remédier à cette situation, il est urgent de créer une Agence Nationale du Médicament, qui puisse jouir de l'indépendance et des moyens nécessaires pour pouvoir négocier et structurer le secteur.
- De quelle façon est-il possible d'augmenter les volumes d'exportation des médicaments produits au Maroc ?
- À l'époque du gouvernement Abbas El Fassi, deux grandes études ont été réalisées pour le développement du médicament générique pour l'export. Une dynamique salutaire a été lancée pour encourager les industriels marocains à exporter. Cet élan a malheureusement été abandonné et devrait à terme être repris afin de pouvoir consolider la position de notre pays en tant que hub pharmaceutique. Pour y arriver, il faudra également investir et mettre à niveau les normes et standards industriels nationaux pour se conformer aux exigences des pays importateurs et faire décoller l'export.
- Ces dernières semaines, le ministère a annoncé l'élaboration de la nouvelle Politique Pharmaceutique Nationale (PPN) 2021-2025. Qu'en pensez-vous ?
- Personnellement, je pense que c'est une initiative tardive puisqu'elle intervient à la fin du mandat du gouvernement sortant. Je pense par ailleurs que cette dynamique s'est faite en absence d'inclusion et d'intégration de toutes les parties prenantes concernées.
Recueillis par O. A.


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