Etats-Unis : un nouveau soutien au Congrès pour classer le Polisario comme entité terroriste    Fnideq : Retour progressif des personnes évacuées suite aux intempéries à Larache    Sommet de l'UA : Le Maroc réaffirme son engagement pour l'action africaine commune    Sidi Kacem : début du retour des citoyens évacués après l'amélioration des conditions météorologiques    CAN 2025 : Hervé Renard éclaire l'affaire de la serviette entre Sénégal et Maroc    Sahara : l'ambassadeur algérien tente de mobiliser les communistes russes    OM: Medhi Benatia anuncia su dimisión y menciona una «ruptura» dentro del club    Chute mortelle au CHU Mohammed VI d'Agadir, enquête en cours    La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts    Wael Mohya, la pépite germano-marocaine poursuit son ascension    Cap sur 2026 : La tanière a besoin d'évolution, pas de révolution    Région du Gharb : retour progressif des sinistrés après les inondations    Listes électorales des Chambres professionnelles : tableaux définitifs consultables jusqu'au 23 février    Programme Daam Sakane : Un fort engouement auprès des Marocains du Monde    Larache : Mise en place d'un dispositif sanitaire renforcé suite aux inondations    Ksar El Kébir : début du retour des habitants dans des conditions sécurisées après les intempéries    Medhi Benatia annonce son départ de l'Olympique de Marseille    Inondations : Premiers convois de retour des sinistrés de Ksar El Kebir    Températures prévues pour le lundi 16 février 2026    Inundaciones: Primeros convoyes de regreso de los damnificados de Ksar El Kebir    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    Nayef Aguerd sonne l'alarme après un nouveau match frustrant de l'OM    L'Association du public de l'AS FAR rejette le stade olympique et exige le retour au Complexe Prince Moulay Abdellah    L'hommage d'Hervé Renard au Maroc : « La CAN a été sublime »    Tata: Réunion de suivi du programme de réhabilitation du bassin du Foum Zguid    Algérie : La «sélection de football» du Polisario contestée dans les camps de Tindouf    CAN : la CAF aurait ordonné de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais lors de la finale contre le Maroc    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Après les perturbations climatiques... lancement d'un plan organisé pour le retour des habitants dans la province de Kénitra    Ksar El Kebir : Début du retour des habitants de 17 quartiers évacués après les inondations    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Facebook : Dorénavant, plus de reconnaissance faciale
Publié dans L'opinion le 03 - 11 - 2021

Facebook, qui traverse une de ses pires crises de réputation, a décidé de se passer de la reconnaissance faciale, une technologie qui permet, depuis 2010, d'identifier les personnes présentes sur des photos ou des vidéos postées sur le réseau social. Détails.
C'est un revirement majeur. Facebook a annoncé mardi qu'il n'utiliserait plus, sur sa plateforme, la reconnaissance faciale qui permet d'identifier, depuis 2010, une personne sur des photos ou des vidéos postées sur le réseau social.
« Ce changement va représenter une des plus importantes évolutions en matière d'usage de la reconnaissance faciale dans l'histoire de cette technologie », a noté Jérôme Pesenti, le vice-président de la société, chargé de l'intelligence artificielle. « Plus d'un tiers des utilisateurs quotidiens de Facebook ont activé la reconnaissance faciale et peuvent être reconnus », a-t-il précisé.
Outre l'arrêt de la reconnaissance faciale active, le réseau social va également supprimer les données d'identification numérique accumulées sur plus d'un milliard d'utilisateurs. Cette décision inattendue signifie que certains outils populaires du réseau ne fonctionneront plus: quand un utilisateur publiera une photo, l'algorithme ne devinera plus les noms des personnes présentes dessus, par exemple.
Meta, la toute nouvelle maison mère de Facebook et de ses autres plateformes (Instagram, WhatsApp...), reconnaît que cette technologie peut être utile au quotidien pour déverrouiller l'écran de son smartphone plus rapidement notamment. Mais elle suscite aussi de «nombreuses inquiétudes», d'autant que les autorités n'ont pas encore fourni de «règles claires» sur son usage, a souligné Jérôme Pesenti : «Etant donné l'incertitude actuelle, nous pensons que limiter l'utilisation de la reconnaissance faciale à un nombre de cas limité est approprié».
Une décision pour « éteindre le feu » Facebook fait actuellement face à des vagues d'accusations liées à la fuite de documents internes exfiltrés par une lanceuse d'alerte. L'informaticienne Frances Haugen a assuré, devant le Congrès américain, le Parlement européen ou encore les participants du Web Summit à Lisbonne que le réseau social faisait passer ses profits avant la sécurité des utilisateurs.
Le géant des technologies s'en défend en mettant en avant ses investissements dans la sécurité, la modération des contenus ou encore les recherches pour évaluer les problèmes liés aux mauvaises utilisations de ses services (radicalisation politique, désinformation, trafics illégaux, harcèlement en ligne, etc).
Dans le même sillage, le consultant politique démocrate Rick Wilson, précise que mettre fin au système de reconnaissance faciale ne relève pas forcément de la bonne gouvernance, mais plutôt une stratégie pour éteindre le feu.
Facebook n'est pas le seul à bannir cette option...
De nombreuses ONG et des élus politiques accusent la reconnaissance faciale de systématiser les biais humains déjà présents dans la société, comme le racisme et les discriminations, pointant aussi les risques en matière de protection des données personnelles. «C'est l'une des technologies les plus dangereuses et les plus toxiques jamais créées pour la vie politique. Même Facebook le sait», a réagi Caitlin Seeley George, directrice de campagne chez Fight for the Future, une ONG.
«De la mauvaise identification des personnes de couleur (qui a déjà conduit à des arrestations injustifiées) aux systèmes qui épient nos moindres faits et gestes quotidiens, nous ne pouvons pas faire confiance aux gouvernements, aux forces de l'ordre ou aux entreprises avec ces algorithmes de surveillance massive», a-t-elle fait valoir, appelant à l'interdiction totale de ces algorithmes.
Ainsi, Facebook n'est pas le seul à prendre une telle décision. En 2020, IBM avait annoncé qu'il ne commercialiserait plus d'outils de reconnaissance faciale. Microsoft, lui, a arrêté de vendre sa technologie à la police, et Amazon a fait de même avec un moratoire d'un an qui a été prolongé cet été face aux risques de discriminations, particulièrement chez les minorités.
C. B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.