Intervenant lors de la séance inaugurale de la troisième Conférence internationale du Conseil de la fatwa des Emirats arabes unis, le ministre des Habous et des Affaires islamiques a souligné que les points saillants de l'expérience marocaine se manifestent notamment dans la législation adoptée au niveau judiciaire, s'appuyant sur la jurisprudence malikite. Suivez-nous sur WhatsApp Suivez-nous sur Telegram Le Maroc dispose d'une expérience pionnière dans la jurisprudence en matière des questions de la famille, considérée comme la source de la continuité de la vie et la pierre angulaire de la société, a affirmé, lundi à Abou Dhabi, le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Toufiq. Intervenant lors de la séance inaugurale de la troisième Conférence internationale du Conseil de la fatwa des Emirats arabes unis, Toufiq a souligné que les points saillants de l'expérience marocaine se manifestent notamment dans la législation adoptée au niveau judiciaire, s'appuyant sur la jurisprudence malikite, dotée des outils nécessaires à son renouvellement et à son développement, tout en tenant compte de l'intérêt public. Dans son intervention intitulée «Questions de la famille : entre jurisprudence et application des préceptes», le ministre a souligné la nécessité d'observer les préceptes, qui comprennent «les préceptes du Saint Coran», qui incitent à renoncer à l'égoïsme et à agir conformément au Saint Coran et «les préceptes de l'Etat», qui doivent intervenir et protéger la famille par la législation et le soutien social ainsi que «les préceptes des savants», grâce à leur compréhension de la réalité actuelle, dans la mesure où les sciences humaines permettent aux encadrants religieux de mieux présenter les bienfaits du respect des commandements divins aux individus. À cet égard, Toufiq a expliqué que l'encadrant religieux, qu'il soit prédicateur ou mourchide, est appelé à se renseigner sur un large éventail de questions dans ce domaine, «afin que sa parole ne soit pas de simples sermons déconnectés de la réalité», eu égard à la complexité de la réalité actuelle qui fait l'objet d'études en sciences humaines. Pour sa part, le ministre émirati de la Tolérance et de la coexistence, Cheikh Nahyan bin Mubarak Al Nahyan, a déclaré que cette conférence témoigne fortement de l'engagement indéfectible des Emirats arabes unis à concrétiser une vision globale, fondée sur les droits de l'Homme et la société, soulignant que le développement de la famille relève d'une noble action nationale visant à relever les nombreux défis de notre époque. Une famille engagée et épanouie est une famille capable de produire et de développer le potentiel de ses membres au service de la société et de la nation, a-t-il ajouté, faisant observer que le rôle de cette famille est perceptible à travers sa participation active et sans entrave au processus de développement, tout en restant ouverte aux progrès scientifiques, aux transformations numériques et aux technologies modernes. Il a mis en lumière, dans ce sens, le rôle de la jurisprudence appliquée à la réalité dans la définition du statut et du rôle de la famille à notre époque, en accordant davantage d'importance aux objectifs de la Charia islamique et en appuyant les valeurs de la solidarité, de la coopération et de la paix, pour un meilleur respect des intérêts de l'individu et de la société.