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Nizar Baraka : « 120 barrages collinaires seront construits à l'horizon 2023 »
Publié dans L'opinion le 19 - 01 - 2022

Au Parlement, le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a abordé en long et en large les problématiques liées aujourd'hui à l'eau et à l'irrigation.
Lors de la séance hebdomadaire des questions orales du lundi, M. Baraka s'est montré conscient des risques. En réponse aux questions des députés, le ministre a annoncé un plan d'urgence soutenu par une enveloppe de trois milliards de dirhams pour faire face au stress hydrique. Parmi les mesures envisageables pour le prévenir, figure la hausse du nombre des barrages collinaires. Le gouvernement compte en construire 120 d'ici 2023. «D'habitude, seuls huit barrages collinaires étaient programmés annuellement, nous avons décidé d'en construire 120 d'ici 2023», a indiqué le ministre, qui a précisé que son département mise également sur le renforcement des programmes de dessalement des eaux de mer pour satisfaire les besoins de consommation et d'irrigation. Les projets de dessalement concernent des régions comme Nador, Dakhla, Safi, ainsi que d'autres villes côtières.
Onze nouveaux barrages déjà lancés
Nizar Baraka est revenu également sur les réalisations qui ont été faites durant les deux années passées, soulignant que 11 chantiers de construction de nouveaux barrages ont été lancés depuis 2020.
Mettant en relief le programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020-2027, dont le Souverain a bien voulu donner, le 07 janvier 2020, Ses Hautes instructions pour sa mise en oeuvre, le ministre a relevé que plusieurs travaux ont été lancés à cet effet, notamment ceux du raccordement du monde rural à l'eau potable avec une enveloppe totale de 7,8 MMDH.
« Durant ces deux dernières années, 30% de ce programme ont été réalisés », a-t-il fait valoir, insistant par ailleurs sur la préservation et l'alimentation de la nappe phréatique via les barrages collinaires. L'accent a également été mis par le ministre sur la ville de Casablanca qui produira, via une station de dessalement, 300 millions de mètres cubes par an. Il a, dans la même veine, indiqué qu'un partenariat public-privé sera lancé dans cette optique à partir de février prochain.
Six contrats de nappe en 2022
« Jusqu'à nos jours, seulement trois contrats de nappe ont été conclus. Durant cette année, nous allons avoir six autres contrats », a fait savoir M. Baraka, relevant que - point d'orgue de cette séance - : « Le Maroc réalisait annuellement huit barrages collinaires. Nous avons décidé d'en construire 120 à l'horizon 2023 » dans le dessein de résoudre toutes les problématiques liées à l'accès à l'eau potable et à l'irrigation.
En effet, ledit programme s'articule autour de cinq principaux axes, à savoir l'amélioration de l'offre hydrique, notamment par la construction des barrages, la gestion de la demande et la valorisation de l'eau, notamment dans le secteur agricole, le renforcement de l'approvisionnement en eau potable en milieu rural, la réutilisation des eaux usées traitées dans l'irrigation des espaces verts et la communication et la sensibilisation en vue de renforcer la conscience liée à l'importance de la préservation des ressources en eau et la rationalisation de leur utilisation.
Priorité au monde rural
Pour M. Baraka, le principal objectif de la politique gouvernementale « est de servir les citoyens, en plus de garantir l'accès à l'eau potable pour toutes les catégories sociales ». A cet égard, un plan d'urgence de trois MMDH a été mis en place par le gouvernement et concerne les principaux bassins affectés par la problématique de la rareté de l'eau.
La priorité a été donnée dans le monde rural à l'approvisionnement en eau potable des écoles dans le but de réduire l'abandon scolaire des filles, a-t-il poursuivi, notant qu'un programme intégré a été mis en oeuvre conjointement avec le ministère de l'Intérieur pour aller de l'avant dans ce sens. Interrogé sur la question lancinante du désenclavement du monde rural, notamment en termes de routes et de pistes, M. Baraka a relevé que moult programmes ont été lancés à cet effet depuis l'année 1995.
Aujourd'hui, « on est passés de 30% en 1995 à 79,3% », a souligné le ministre. Le programme de réduction des disparités spatiales établi dans cette intention a pu pourvoir 17.000 km de routes et pistes au monde rural, a ajouté Nizar Baraka, qui a, de surcroît, mis l'accent sur le problème de la maintenance des routes non-classées, « problème que le ministère s'attèle actuellement à résoudre ».
Aujourd'hui, le réseau routier est de 57.300 km. Le ministère a mis en place un plan de développement et d'élargissement dudit réseau, qui comprend les routes nationales et classées, en plus des routes régionales, communales et rurales.
Actuellement, 46% du budget du ministère vont vers la maintenance et l'entretien des routes. Les pistes rurales entrent dans le cadre du partenariat entre le ministère et les communes pour les appuyer et les aider dans la maintenance desdites pistes, à condition qu'elles soient classées par les communes comme routes communales. Nous avons, par ailleurs, décidé, conjointement avec le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, dans le cadre du fonds de développement agricole et du programme de réduction des disparités spatiales, d'allouer une grande partie du budget à la maintenance des pistes rurales, eu égard à la dégradation de leurs états quelques années seulement après leur mise en service.
Saâd BOUZROU
115,4 MMDH pour l'approvisionnement en eau

La réalisation du programme national d'approvisionnement en eau potable et d'irrigation 2020-2027 nécessitera une enveloppe de 115,4 milliards de dhs dont 61 milliards pour l'amélioration de l'offre hydrique, 25,1 milliards pour la gestion de la demande et la valorisation de l'eau, 26,9 milliards pour le renforcement de l'approvisionnement en eau potable en milieu rural, 2,3 pour la réutilisation des eaux usées traitées et 50 millions dhs pour la communication et la sensibilisation. Il a également été prévu que ce programme soit financé à hauteur de 60% du budget de l'Etat et 39% par les opérateurs concernés, dont l'Office National de l'Electricité et de l'Eau Potable, outre la mise en place d'un partenariat entre les secteurs public et privé.


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