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Espérance de vie en Afrique : Une longévité inégalée et en demi-teinte de la population
Publié dans L'opinion le 08 - 08 - 2022

L'espérance de vie a augmenté en Afrique même si celle-ci ne traduit pas nécessairement le véritable but à atteindre : une croissance durable et universelle de l'espérance de vie en bonne santé. Explications avec le Rapport de l'OMS.
Comme l'écrit Jérôme Weinbach, responsable de la division Santé de l'AFD, on ne peut que se réjouir de la dynamique globale de l'évolution de l'espérance de vie en Afrique. D'autant plus que la comparaison de ces instantanés de 1960 et 2017 montre clairement un gain moyen de près de vingt ans pour l'ensemble des pays du continent. Le rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), intitulé : « Suivi de la Couverture sanitaire universelle dans la Région africaine, 2022 » vient de conforter cette analyse.
En effet, selon ce document, l'espérance de vie en bonne santé-ou le nombre d'années pendant lesquelles un individu jouit d'un bon état de santé-est passée à 56 ans en 2019, contre 46 ans en 2000. Si ce chiffre est de loin inférieur à la moyenne mondiale de 64 ans, il convient de noter que l'espérance de vie en bonne santé sur le plan mondial n'a augmenté que de cinq ans au cours de la même période.
Comme le rappelle Dr Matshidiso Moeti Directeur régional Bureau régional de l'OMS pour l'Afrique, il est absolument crucial que tous les Etats Membres soient acquis à l'objectif de couverture universelle et aux autres cibles des ODD se rapportant à la santé. « En présentant les progrès accomplis par notre Région dans ce sens, nous nourrissons l'espoir que tous nos pays continueront de cheminer ensemble vers la réalisation du Programme 2030, sans laisser personne de côté », souligne-t-elle.
Qualité des prestations
A ce sujet, faut-il noter, sur ces vingt dernières années, les efforts réalisés en Afrique en matière de qualité des prestations et d'accès aux outils de prévention et de diagnostic ainsi qu'aux traitements, notamment pour lutter contre les ravages causés par le paludisme et le virus du VIH/sida, ou encore contre la mortalité infantile, ont permis une croissance de l'espérance de vie sans égale dans le monde.
Ainsi, révèle le rapport, les 47 Etats Membres de la Région africaine de l'OMS et leurs partenaires se sont engagés à aligner leurs programmes de développement sur la réalisation des objectifs de développement durables (ODD). Le troisième objectif, l'ODD 3, reflète l'ambition globale du Programme 2030 en matière de santé.
En fondant leur action sur la cible 3.8 des ODD-faire en sorte que chacun bénéficie des services de santé de qualité dont il a besoin sans être confronté à des difficultés financières-, les Etats Membres peuvent investir de manière transversale dans leurs systèmes de santé, et garantir ainsi des retombées pour plusieurs catégories de services. Au cours des deux dernières décennies, on a enregistré au sein de la Région d'importants progrès sur l'indice de couverture des services (ICS).
En 2019, en effet, les Etats Membres affichaient des scores compris entre 28 et 75. Sept d'entre eux possédaient un indice de couverture élevé (de 60 et plus), 29 un indice compris entre 40 et 59, et 12 un indice bas, compris entre 20 et 39. Aucun pays n'affichait un indice de couverture très bas, inférieur à 20. Même si l'indice de couverture des services demeure bas dans certains pays, souligne le document de l'OMS, on n'a enregistré nulle part un indice inférieur à 20. Les indices les plus élevés ont été enregistrés dans les sous-régions d'Afrique australe et septentrionale (75 et 53 respectivement).
Cependant, c'est dans la sous-région d'Afrique de l'Est que la progression a été la plus forte entre 2000 et 2019, avec une embellie de 24 points d'indice. Viennent ensuite les sous-régions d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique australe, qui ont gagné 23 points d'indice.
Systèmes de santé et politique fiscale
Concernant la couverture des services de santé essentiels, elle s'est améliorée, dans l'ensemble, pour atteindre 46 % en 2019, contre 24 % en 2000. Les progrès les plus importants ont été accomplis dans le domaine de la prévention et du traitement des maladies infectieuses, mais ont été freinés par la hausse spectaculaire de l'hypertension, du diabète et d'autres maladies non transmissibles, de même que par l'absence de services de santé ciblant ces maladies.
Pour les rédacteurs du rapport, l'Afrique devrait mettre en place un mécanisme de partage d'expériences et d'apprentissage entre pairs, deux leviers indispensables qui permettront aux pays d'anticiper dans l'amélioration des résultats de leurs systèmes de santé, en particulier au niveau infranational. Pour ce faire, l'OMS encourage les pays à collecter des données désagrégées pour plusieurs indicateurs, car en l'absence de telles données, il est très difficile de mesurer les inégalités en matière de couverture des services au sein d'un territoire.
Enfin, rappelons que dans 66 % des pays où les dépenses directes de santé des populations dépassent 10 % du budget du ménage, la proportion dépensée dépasse 25 %. Ainsi les Etats africains gagneraient par conséquent à instaurer un lien étroit entre leurs politiques fiscales et leurs politiques sanitaires. Ils doivent en faire une source pérenne de leur système de santé.
Wolondouka SIDIBE
Politique d'apaisement en Côte d'Ivoire
Grâce présidentielle en faveur de Laurent Gbagbo

Le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, vient de gracier son prédécesseur Laurent Gbagbo. L'annonce a été faite par l'actuel chef de l'Etat ivoirien dans un discours prononcé le samedi 06 août 2022 à l'occasion du 62ème anniversaire de l'indépendance du pays qui a eu lieu ce dimanche. En effet, après avoir été acquitté par la CPI, Laurent Gbagbo était rentré dans son pays en juin 2021. Cependant, il restait sous le coup d'une condamnation à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour le « casse » de la BCEAO.
« Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j'ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à M. Laurent Gbagbo », a indiqué le chef de l'Etat qui a également ordonné le dégel des comptes de son prédécesseur et ancien rival. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'un processus de décrispation de l'atmosphère politique nationale qui avait vu Laurent Gbagbo faire son grand retour en Côte d'Ivoire il y a un peu plus d'un an.
Entre 2010 et 2011, la crise électorale qui avait opposé l'ancien leader du FPI au président Ouattara avait fait plus de 3000 morts. Mis en détention à la Cour pénale internationale (CPI), puis acquitté définitivement par la Chambre d'appel de la Cour en mars 2021, l'ancien président Gbagbo restait sous le coup d'une condamnation à 20 ans de prison pour « le braquage » de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pendant la crise. La grâce présidentielle dont il vient de bénéficier répond aux demandes de plusieurs de ses partisans qui estimaient qu'une telle mesure était nécessaire pour faire évoluer le processus de réconciliation nationale.
Rappelons qu'en juillet les deux anciens adversaires s'étaient déjà retrouvés avec l'ancien président Henri Konan Bédié, lors d'un entretien destiné à « décrisper le climat politique ». La nouvelle grâce présidentielle, qui intervient après cette rencontre, devrait permettre à ces leaders politiques d'asseoir les bases d'une élection présidentielle pacifique, débarrassée des fantômes du passé et qui se déroulera d'ici 3 ans.


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