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Partenariat conjoint pour renforcer la recherche technique et scientifique Maroc-Afrique
Entretien avec M. Abdelhafid Debbarh, SG du Département de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique
Publié dans L'opinion le 01 - 10 - 2009

Consolider les actions qui sont déjà engagées en ce sens que «nous essayons d'apporter tous nos concours et soutiens pour la modernisation et le développement des secteurs de l'enseignement supérieur dans les pays amis et frères à travers l'échange d'expériences, le transfert de savoir et de savoir-faire, notamment l'accompagnement de la majeure partie des pays pour la mise en place du système LMD mais aussi dans le domaine de l'échange d'étudiants entre le Maroc et les différents pays africains». C'est en ces termes que s'est exprimé M. Abdelhafid Debbarh, Secrétaire Général du Département de l'Enseignement Supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche Scientifique dans un entretien qu'il a accordé à L'Opinion.
L'Opinion: D'année en année, la coopération Maroc-Afrique prend de l'ampleur notamment en ce qui concerne le volet éducation et formation universitaire. Comment appréciez-vous aujourd'hui l'ampleur de cepartenariat?
M. Abdelhafid Debbarh: La coopération africaine constitue le socle des échanges que le Maroc entretient avec les pays frères et amis d'Afrique. C'est une orientation stratégique pour notre pays qui a été bien affichée par les hautes autorités du pays, les différentes personnalités qui se sont succédées à la tête du ministère de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur et en particulier M. Ahmed Akhchichine, l'actuel ministre en charge de ce Département. Nous continuons dans la consolidation des actions qui sont déjà engagées en ce sens que nous essayons d'apporter tous nos concours et soutiens pour la modernisation et le développement des secteurs de l'enseignement supérieur dans les pays amis et frères à travers l'échange d'expériences, le transfert de savoir et de savoir-faire, notamment l'accompagnement de la majeure partie des pays pour la mise en place du système LMD mais aussi dans le domaine de l'échange d'étudiants entre le Maroc et les différents pays africains. D'autant plus que notre pays accueille un nombre assez important d'étudiants de ces pays. Ils constituent près de 72% de la population totale des étudiants étrangers (près de 8000) poursuivant leur cursus universitaire au Maroc et dont plus de 90% d'entre eux sont boursiers de la part du gouvernement marocain. Donc, c'est une stratégie affichée et qui se développe par la multiplication de conventions de coopération scientifique et technique entre le Royaume et les différents pays africains.
L'Opinion: On apprécie beaucoup l'effort du gouvernement quant à sa volonté d'accompagner les pays frères et amis d'Afrique dans le domaine de la formation. Peut-on parler de retour sur investissement? Autrement dit, le Maroc entretient-il des relations avec les cadres ainsi formés?
M. Abdelhafid Debbarh: Pour nous, le retour sur investissement est que nous formons des ressources humaines compétentes et capables de contribuer au développement de leur pays. C'est cela notre premier objectif. Deuxième objectif, et à travers l'Agence Marocaine de Coopération Internationale ainsi que les Ambassades du Maroc dans les différents pays africains, il y a des mouvements de développement d'association d'anciens étudiants ou de lauréats de différentes universités marocaines dans ces pays. L'objectif étant, non pas de former une sorte de diaspora marocaine, mais de continuer à les assister, les aider à travers différents programmes d'échanges de coopération scientifique et technique mais aussi et surtout à travers des programmes de formation continue pour pouvoir les «booster» et développer davantage leurs compétences professionnelles dans leur pays.
L'Opinion: Aujourd'hui, qu'en est-il de leur évolution au sein des universités marocaines?
M. Abdelhafid Debbar: On peut dire, très brièvement, que depuis longtemps et jusqu'à maintenant, il y a à peu près une augmentation de 30% du nombre des candidats. En terme d'effectifs, nous sommes passés de 2000 à 3000 étudiants, toutes formations confondues, que nous accueillons annuellement, tandis que le chiffre global tourne autour de 8000 mais qui croît d'une année à une autre. Sur un autre plan, nous avons des accords de coopération avec différents pays ainsi que des quotas définis. Cependant, nous sommes tout à fait ouverts en fonction de la pression de la demande des différents pays amis, frères et partenaires en Afrique pour accueillir plus d'étudiants. Il s'agit, malgré tout, d'une aide, bien entendu, mais qui permet de faire des ouvertures et consolider nos relations fraternelles avec ces Etats et nous espérons diversifier davantage cette formation au profit des formateurs afin de pouvoir former les pépinières capables de prendre en charge le développement de ressources humaines dans leur pays d'origine et ce dans les différents systèmes d'enseignement supérieur et de recherche scientifique.
L'Opinion: Existe-t-il d'autres domaines d'échanges et d'expertises entre le Maroc et certains pays africains?
M. Abdelhafid Debbar: Tout naturellement, il y a plusieurs domaines de coopération scientifique et qui sont développés à travers la demande concrète des différents pays comme la Guinée, le Niger, le Gabon, la Côte d'Ivoire, Djibouti, la Mauritanie. Ces accords de coopération essaient de répondre aux besoins des pays concernés. La nouveauté qu'il y a est que ces accords commencent à prendre forme, comme cela se passe en Europe, et qui portent sur le développement de projets conjoints de recherche dans les domaines scientifiques et techniques. C'est le cas avec la Tunisie, matérialisé par 100 à 110 projets, développés dans le cadre de cette nouvelle démarche avec un financement conjoint des deux parties et qui concernent des enseignants-chercheurs. La même stratégie est en cours avec l'Egypte, actuellement, et ça commence aussi avec le Sénégal. Je pense que cette approche ira crescendo et en se diversifiant avec les autres pays car l'enseignement supérieur ne peut pas se développer sans un accompagnement du développement de la recherche scientifique. Celle-là même étant la clé de voûte pour le développement de nos pays.
L'Opinion: Qu'en est-il du Plan d'urgence avec les étudiants africains et étrangers?
M. Abdelhafid Debbar: Il faut dire, d'abord, que le Plan d'urgence est monté autour d'un certain nombre d'axes et qui concernent le renforcement et la promotion d'excellence par l'amélioration de la qualité de formation dans nos établissements d'enseignement supérieur, à travers les délais de formation notamment en réduisant les taux de déperdition et de décrochage. Mais aussi l'orientation des étudiants vers des filières qui ont plus de taux d'employabilité et qui sont en étroite harmonie avec les grands chantiers structurants lancés à travers le pays dont, entre autres, l'infrastructure, le tourisme, l'agriculture, les nouvelles technologies et de communication, l'offshoring etc. Il y a aussi le renforcement de la bonne gouvernance dans les établissements universitaires d'enseignement, par le développement des capacités des managers, d'une part, et de l'autre celle des enseignants chercheurs et de recherche scientifique, considérée comme le pilier du développement et d'intégration de l'université dans son environnement. Evidemment, les étudiants étrangers vont bénéficier de tous ces projets et ouvertures tout en étant ici dans nos universités puisqu'ils vont être entièrement intégrés dans le système. Et nous souhaitons que ce savoir-faire, qui est entrain de se développer, puisse être transféré et adapté au contexte des différents pays africains amis et frères du Maroc


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