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Stress hydrique: Appel à la révision de la facturation comme dernier recours contre la dilapidation
Publié dans L'opinion le 09 - 02 - 2025

En prévision d'une baisse significative des ressources en eau face à l'augmentation des besoins en cette ressource précieuse, le Centre d'études stratégiques de l'Afrique appelle à un plan d'action complet pour rationaliser sa consommation, tant dans les foyers que dans les activités agricoles. Détails.
Dans un rapport récent consacré exclusivement à l'eau, le Centre d'études stratégiques de l'Afrique met en lumière les principaux défis du secteur de l'eau au Maroc, exacerbés par les changements climatiques et une sécheresse aiguë, qui affectent de manière significative les réserves en eau disponibles et compromettent la sécurité hydrique du pays.
Dans ce contexte critique, le Centre africain évoque une baisse significative des ressources en eau disponibles par habitant, qui tomberaient à 500 mètres cubes par an. Une projection particulièrement inquiétante, surtout si l'on considère les prévisions concernant l'augmentation des besoins en eau en raison de la croissance démographique et du développement urbain. Selon le ministère de l'Equipement et de l'Eau, rien que dans la région de Guelmim, la demande devrait atteindre 8,57 millions de mètres cubes d'ici 2050 contre 1,06 million de mètres cubes en 2020.
Primes sur la consommation d'eau
En prévision de cette situation, le Centre des études stratégiques de l'Afrique met l'accent sur la rationalisation de l'utilisation de l'eau. Pour ce faire, le Centre a appelé à l'instauration d'une nouvelle tarification de l'eau, dans le but de réduire la consommation. Cela devrait passer, poursuit la même source, par la mise en place d'un système de récompenses numériques pour les individus et les entreprises qui consomment peu d'eau, sous forme de réductions sur les factures ou de primes environnementales.
De même, pour les industriels, le Centre a recommandé d'imposer des amendes en cas de consommation excessive d'eau, en plus de la mise en place d'un plafond obligatoire de consommation d'eau pour chaque secteur économique, accompagné de taxes progressives pour les gros consommateurs.
Dans cet élan, le Centre africain a appelé à la généralisation de l'installation de compteurs intelligents dans les foyers et les usines, avec l'envoi d'alertes immédiates en cas de consommation excessive via des applications mobiles.
Il propose aussi le lancement d'un portail électronique, permettant aux ménages de suivre leur consommation et de recevoir des conseils instantanés pour optimiser leur gestion de l'eau. Outre cela, il a cité, dans ce sens, les solutions "Internet des eaux" (IoW) qui pourront être d'une grande utilité pour le Royaume pour analyser la consommation et émettre des alertes automatiques en cas de gaspillage.
Pour assurer la justice hydrique, les auteurs du même rapport recommandent la création d'un Conseil de la justice hydrique, composé d'experts environnementaux, économiques et de représentants des régions, afin de garantir une distribution juste et transparente de l'eau à travers les régions du Royaume.
Le rapport suggère également le lancement d'un programme régional d'équilibre hydrique visant à établir des quotas équitables pour chaque région, en fonction de la disponibilité des ressources et des besoins des populations.
Encourager les cultures moins gourmandes en eau
Concernant la rationalisation de la consommation d'eau dans le secteur agricole, qui représente environ 80 % des ressources en eau utilisées annuellement, le rapport recommande l'introduction de systèmes d'irrigation intelligents utilisant l'Intelligence Artificielle pour ajuster précisément les quantités d'eau et réduire le gaspillage de 30 %, tout en encourageant les agriculteurs à adopter des systèmes d'irrigation goutte-à-goutte, avec un soutien financier gouvernemental destiné aux petites exploitations agricoles.
Il est également question, selon la même source, d'encourager les projets agricoles les moins coûteux et les moins gourmands en eau, tels que la culture des céréales, au détriment d'autres cultures fortement exportées, notamment l'avocat et les fruits rouges, qui consomment des quantités massives d'eau, dépassant les 10.000 mètres cubes par hectare annuellement.
Le Centre a par ailleurs souligné le manque de coordination entre les différents acteurs du secteur de l'eau, mettant en évidence "l'exemple du Conseil supérieur de l'eau et du climat, qui ne s'est pas réuni depuis 2001, et qui a pour mission d'examiner et de donner son avis sur les orientations générales de la politique nationale en matière d'eau et de climat".


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