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Changement climatique : La Niña prendra-t-il le relais d'El Niño au cours de cette année au Maroc ?
Publié dans L'opinion le 14 - 04 - 2025

Au Maroc, El Niño, un phénomène caractérisé par des températures généralement plus chaudes, pourrait se transformer en La Niña, généralement plus frais et plus humide, ressort-il d'une récente étude du Middle East Institute (MEI).
Au Maroc, les précipitations torrentielles ont dépassé la normale en pleine période de sécheresse prolongée. Les perspectives de précipitations continues restent positives et devraient permettre au pays de répondre aux besoins en eau de divers secteurs, notamment l'agriculture. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude publiée par le Middle East Institute (MEI), intitulée «L'impact de la variabilité climatique sur l'agriculture marocaine».
«Cependant, il convient de modérer les attentes, car ces augmentations temporaires des précipitations ne sont pas susceptibles d'atténuer significativement la sécheresse actuelle au Maroc. Cela souligne la nécessité d'une approche plus proactive et globale pour gérer les effets de la sécheresse dans le pays», tient à préciser l'étude, publiée le 8 avril.
Elaboré par Mohammed Mahmoud, responsable des politiques climatiques et de l'eau au Moyen-Orient à l'Institut pour l'eau, l'environnement et la santé de l'Université des Nations Unies, le rapport souligne que le Maroc a connu, au cours d'un mois, à partir de fin février 2025, des précipitations exceptionnellement abondantes, les plus importantes depuis le début d'une sécheresse pluriannuelle en 2018.
En effet, le Maroc a enregistré, durant cette période, 43,5 millimètres de précipitations, contre 18 millimètres enregistrés pour la même période l'année précédente. «Cela équivaut à plus de 130% de la moyenne annuelle normale pour la période, marquant un écart significatif par rapport aux récentes conditions de sécheresse», indique l'étude, notant que ces précipitations accrues, qui comprenaient des pluies et des chutes de neige dans les zones d'altitude, ont entraîné une augmentation notable des apports d'eau dans les barrages de stockage à travers le Maroc. «Cependant, au 27 mars, le volume moyen de tous les grands barrages du pays s'élevait à un modeste 37,84% de la capacité totale. Bien que ce taux soit en constante augmentation depuis le début des fortes pluies, on observe des variations importantes dans le remplissage des barrages selon les régions, les bassins du Nord enregistrant des taux supérieurs à 50%, tandis que certains bassins du Sud n'atteignent que 10 à 20% de leur capacité», écrit l'étude.
Quoique temporaire,l'étude estime que cette augmentation des précipitations constitue un soulagement bienvenu pour le Maroc. Car la sécheresse prolongée a eu de lourdes conséquences sur le secteur agricole, affectant considérablement la santé économique du pays.

Le PIB agricole devrait croître de 4,5% en 2025

Quoiqu'il en soit, l'étude reste optimiste quant aux perspectives économiques favorables pour 2025, en partie grâce à l'amélioration des conditions climatiques qui a permis une hausse des précipitations récentes. «Grâce à des précipitations plus importantes et au stockage d'eau subséquent dans les barrages offrant à l'agriculture locale un répit face aux effets néfastes de la sécheresse, le PIB agricole du Maroc devrait croître de 4,5% en 2025, tandis que la croissance économique globale devrait augmenter de 3,6%», prévoit le rapport.
«Bien qu'encourageants, ces gains à court terme et inégalement répartis grâce aux précipitations saisonnières ne résoudront pas les problèmes d'approvisionnement et de distribution d'eau à long terme du Maroc», indique-t-il.
«En l'absence de politiques visant à réduire la dépendance aux précipitations et à modifier les habitudes de consommation, les perspectives économiques positives du secteur agricole marocain dépendront en grande partie de la persistance de conditions climatiques favorables, très variables, qui amplifient la probabilité d'une augmentation des précipitations», ajoute la même source.


Apparition prévue du phénomène La Niña


Autre élément soulevé dans cette étude : les climatologues locaux prévoient que de fortes pluies pourraient persister durant le printemps, ce qui pourrait entraîner une modification des régimes climatiques. «El Niño, un phénomène caractérisé par des températures généralement plus chaudes et largement considéré comme responsable de la sécheresse actuelle au Maroc, pourrait se transformer en La Niña, généralement plus frais et plus humide. L'apparition prévue de La Niña pourrait créer des conditions propices à des précipitations prolongées et à l'atténuation des pénuries d'eau, mais ne changera rien au fait que le Maroc est essentiellement un désert», lit-on.
Bien que les récentes précipitations aient eu un impact positif sur les réservoirs d'eau et aient apporté un soulagement indispensable à l'agriculture locale, l'étude pense que la sécurité alimentaire globale du Maroc demeure fragile. «La baisse continue des rendements de blé due à la sécheresse prolongée a conduit le Maroc à prolonger son programme de subventions aux importations de blé jusqu'à la fin de l'année. Cette décision indique que la prochaine récolte de blé sera probablement inférieure à la demande intérieure, ce qui nécessitera des importations pour combler le déficit», relève l'étude.
La dépendance du pays aux précipitations, tant pour l'agriculture que pour le stockage de l'eau, souligne la vulnérabilité de son économie aux fluctuations climatiques, affirme l'étude, ajoutant qu'une reprise durable dépendra non seulement de précipitations continues dans les mois à venir, mais aussi d'investissements à long terme dans la conservation de l'eau, l'efficacité de l'irrigation et les cultures résistantes à la sécheresse. Cependant, d'après cette étude, ces adaptations se concentrent principalement sur la gestion de l'utilisation de l'eau dans le secteur agricole.
Afin de répondre à la demande croissante et assurer la durabilité à long terme, l'étude suggère, entre autres, le développement du dessalement, l'amélioration de la recharge des aquifères et l'augmentation du recyclage de l'eau.
«Sans ces mesures, de futures sécheresses pourraient à nouveau menacer la productivité agricole et la stabilité économique», souligne-t-on.
Pour conclure, l'étude pense que le Maroc devra, à l'avenir, trouver un équilibre entre les gains à court terme liés à l'augmentation des précipitations et la nécessité d'une résilience climatique à long terme.


1. CHANNAJE


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