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Ces pauvres « sans colliers » qui menacent notre image !
Publié dans L'opinion le 16 - 07 - 2025

Pour certains, la question pourrait sembler dérisoire, indigne des polémiques qu'elle suscite sur la Toile. Pour d'autres, elle touche au cœur de l'humanisme et du civisme, dans un pays qui aspire à être un modèle en matière de moralité. Mais pour les économistes comme pour les responsables politiques, il s'agit avant tout d'un enjeu économique et social majeur, dont la mauvaise gestion pourrait entraîner de lourdes conséquences, surtout dans un contexte conjoncturel difficile, où chaque dirham compte pour faire avancer les méga-projets en cours. Il est ici question, sans ironie aucune, de la gestion des chiens errants, qui crée la zizanie depuis des années, sans réels progrès, malgré les multiples plans dits « Marshall », prônant la méthode TNVR (Trap-Neuter-Vaccinate-Return : capturer, stériliser, vacciner, relâcher).
Longtemps cantonné aux débats nationaux, ce problème s'est internationalisé plus qu'il ne faut depuis l'annonce de la co-organisation du Mondial 2030 par le Maroc. De nombreuses organisations de défense animale s'en sont emparées, accusant le Royaume de recourir à des pratiques inhumaines, citant des campagnes d'éradication au poison ou par armes à feu. Un discours amplifié par des incidents médiatisés, comme l'irruption d'un supporter lors d'un match de la Coupe du Monde des Clubs aux Etats-Unis, brandissant une banderole inscrivant noir sur blanc « Maroc, arrêtez de tuer les chiens et les chats ».
Résultats des comptes : l'opinion publique internationale juge désormais le Maroc incapable de gérer les animaux sans foyer, avec un effet boule de neige potentiellement dévastateur sur plusieurs secteurs, au premier rang desquels le tourisme. L'alerte récente du Département fédéral des Affaires étrangères suisse à ses ressortissants, dénonçant la gestion calamiteuse de la problématique et les risques sanitaires associés (notamment la rage), en est une illustration glaçante. Cette sonnette d'alarme, loin d'être la première, a un impact direct sur nos recettes touristiques qui, bien qu'en hausse, pourraient être bien plus élevées si l'on s'attaquait sérieusement à ces «petits» problèmes aux conséquences disproportionnées.
Un premier pas vient certes d'être franchi avec l'adoption du projet de loi 19-25, qui vise à instaurer un cadre juridique clair pour la gestion des animaux errants qui se veut aligné sur les standards internationaux. Si les grandes lignes du texte semblent se conformer aux normes internationales, rien ne garantit pour autant une application rigoureuse des feuilles de route. Car, en réalité, le problème n'a jamais été le cadre légal (généralement conforme aux attentes) mais bien les moyens, les compétences et la volonté nécessaires à sa mise en œuvre.
À l'international, plusieurs pays ont compris que ce sujet méritait un pilotage dédié et ont mis en place des départements publics ou des agences spécialisées dans la gestion des animaux errants, notamment en Inde, où la politique nationale de gestion des sans colliers est encadrée par l'Animal Welfare Board of India (AWBI). Sans ériger tel ou tel pays en modèle, nous gagnerions à nous inspirer de ces dispositifs pour créer nos propres mécanismes de gestion efficients, avant 2030, où le Maroc sera à nouveau sous les projecteurs du monde entier. L'avenir du pays en dépend.


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