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Gel des subventions aux Cliniques privées : Amine Tahraoui livre des détails inédits
Publié dans L'opinion le 06 - 10 - 2025

Le ministre de la Santé et la Protection sociale, Amine Tahraoui, s'est expliqué sur le gel des subventions destinées aux cliniques privées qui font couler beaucoup d'encre. Il s'agit, selon lui, de sept projets soumis à la commission nationale des investissements qui ont été bloqués. Détails
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a suscité la polémique en annonçant avoir gelé des subventions à l'investissement qui auraient été destinées à des cliniques privées.
Le ministre l'a annoncé lors de son dernier passage à la commission des Secteurs sociaux à la Chambre des Représentants.

Pris de court, les représentants du secteur privé ont réagi. L'Association nationale des cliniques privées a aussitôt démenti avoir reçu des subventions dans une correspondance rendue publique. L'association a exhorté M. Tahraoui à dévoiler la liste des bénéficiaires.
Pour sa part, le groupe Akdital, l'un des acteurs majeurs de la santé privée au Maroc, a nié avoir reçu aucune aide publique quelle qu'elle soit.
Invité au plateau de 2M, le ministre s'est expliqué sur cette polémique qui ne cesse de prendre plus d'envergure au fil du temps.
Selon lui, il s'agit de 7 projets déposés pour bénéficier des subventions prévues par la charte de l'investissement qui prévoit des primes qui peuvent aller jusqu'à 30% des projets.
Les dossiers ont été ensuite étudiés par la commission nationale des investissements qui s'est réunie jeudi dernier. Le ministre de la Santé y était présent, selon sa version des faits. Certains ont même obtenu un accord de principe avant d'être bloqués.
Le ministre dit avoir émis son véto sur les projets susmentionnés en attendant de redéfinir le cadre légal qui régit la relation entre les secteurs public et privé et repenser les mécanismes de soutien à l'investissement dans le secteur de la santé de façon générale pour que l'expansion du privé ne se fasse pas au détriment de l'hôpital public.
"Le fait que le secteur privé investisse ne nous pose en principe aucun problème", a affirmé Amine Tahroaui en réponse à une question qui lui a été posée sur ce sujet.
Le ministre a fait remarquer que les cliniques privées ont largement bénéficié de la généralisation de l'AMO en accaparant une partie importante des dépenses liées au remboursement.
Ceci a engendré une prolifération des cliniques qui veulent agrandir leurs parts de marchés en attirant de plus en plus de patients.
Par conséquent, l'octroi des subventions est possible pourvu de respecter un certain nombre d'exigences. Le ministre a cité des exemples. Il a estimé qu'il est important que cliniques privées soient plus disposées à investir dans les déserts médicaux.
Il a aussi souligné l'importance de mieux encadrer la mobilité des médecins et du personnel soignant entre le privé et le public. Ce à quoi s'ajoute la tarification de référence des prestations qui, jusqu'à aujourd'hui, n'a pas été tranchée.


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