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Santé : Repenser les équilibres, éviter la cannibalisation
Publié dans L'opinion le 07 - 10 - 2025

Au fil des années, les cliniques privées se sont forgé une mauvaise réputation dans l'esprit des Marocains, lassés par la cupidité de certains établissements qui exigent des chèques avant même la prise en charge. La crise du Covid-19 fut le point de rupture, surtout après les «leaks» de factures exorbitantes - parfois supérieures à 140.000 dirhams - provoquant une onde de choc et révélant un gouffre entre le coût réel des prestations et les montants facturés.
Cinq ans plus tard, l'annonce du ministre de la Santé sur le gel des subventions d'investissement destinées aux cliniques privées a ravivé ces mauvais souvenirs, sur fond d'un climat tendu par les manifestations du mouvement GenZ212, et a réactivé la méfiance collective héritée de la crise sanitaire. Après la vive polémique sur les réseaux sociaux et les communiqués de démenti publiés par l'ANCP (Association Nationale des Cliniques Privées) et Akdital, l'un des plus grands groupes du secteur, il est vite apparu que les propos du ministre avaient été mal formulés et qu'il ne s'agissait nullement d'aides directes aux établissements privés, mais de sept projets d'investissement inscrits dans le dispositif de la Charte de l'investissement. Et tout acteur économique qui prévoit de créer plus de 150 emplois stables ou d'investir plus de 50 millions de dirhams est accueilli à bras ouverts par la Commission Nationale de l'Investissement (CNI), quel que soit son secteur d'activité.
Car loin des discours populistes, il faut reconnaître que les cliniques privées, malgré leur réputation souvent sulfureuse, ont longtemps joué un rôle pivot dans le développement de l'offre sanitaire, accueillant chaque année des milliers de patients, contribuant à désengorger les hôpitaux publics et à renforcer l'accès aux soins. Et si les dérives de certains établissements provoquent l'indignation de la population, il faut y remédier en instaurant de véritables garde-fous, appuyés par les moyens humains et matériels nécessaires pour mettre fin à l'anarchie qui érode la confiance des Marocains.
Sur le plan institutionnel, il est également temps que l'action gouvernementale se penche sérieusement sur le cadre juridique qui définit les relations entre médecins et établissements, mais aussi entre les secteurs public et privé. L'enjeu n'est pas d'opposer les deux mondes, mais de faire du secteur public et du secteur privé deux acteurs véritablement complémentaires, sans que l'un ne cannibalise l'autre.


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