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Forum Al-Mizan Jeunesse 2.0 : Les préoccupations des jeunes, socle de la Charte de l'Istiqlal [INTEGRAL]
Publié dans L'opinion le 03 - 11 - 2025

Le Forum Al-Mizan Jeunesse 2.0, organisé du 31 octobre au 2 novembre, a permis de sonder les préoccupations de plus de 1200 jeunes issus de différentes régions du Royaume. Ces mêmes doléances formeront la base du Pacte de la Jeunesse, à travers lequel le Parti de l'Istiqlal entend faire de la jeunesse un acteur central du changement.
De vendredi à dimanche, près de 1200 jeunes issus des quatre coins du Maroc ont pris part au Forum Al-Mizan Jeunesse 2.0 à Bouznika, un événement phare de l'Istiqlal Youth Academy (IYA) visant à créer un pont entre la génération Z et l'écosystème politique, en répondant à une question qui hante la scène politique : « Que veut réellement cette génération hyperconnectée, critique, mais souvent tenue à distance des institutions et comment peut-on y répondre ? ».
Cette rencontre inédite s'inscrit dans le cadre des consultations nationales avec les jeunes dans le cadre des activités de l'année 2025, proclamée l'année du volontariat par le Parti de la Balance, incarnant la vision proactive du parti et traduisant son attachement à l'écoute des préoccupations de la jeunesse, ainsi qu'à la valorisation de ses idées, propositions et solutions.
Pendant trois jours, les jeunes et les responsables istiqlaliens se sont livrés à un véritable exercice démocratique : ils ont formulé leurs critiques concernant des secteurs clés à partir de leur vécu, échangé avec des responsables gouvernementaux et présenté des propositions alignées sur leur vision du Maroc, qu'ils aspirent à bâtir pour eux-mêmes et pour les générations futures.
Au Forum Al-Mizan Jeunesse 2.0, l'objectif ultime était de faire passer les jeunes d'une posture de critique, souvent distante, à celle d'un face-à-face direct avec l'acteur politique, et ensuite d'une action de changement. "Les espoirs sont désormais placés dans les jeunes pour conduire le développement au Maroc d'aujourd'hui, suite à la victoire diplomatique concernant le dossier du Sahara, mais cette fois-ci, non pas seulement comme de simples bénéficiaires, mais comme de véritables partenaires dans la prise de décision, créateurs de développement et défenseurs des valeurs d'unité, de dignité et de véritable citoyenneté", a indiqué le Secrétaire Général du Parti de l'Istiqlal, Nizar Baraka, en ouverture du forum, appelant à faire de cette victoire un levier de renforcement de l'unité nationale.
Haut et fort, Nizar Baraka a souligné que toutes les conditions sont réunies pour transformer les rêves des jeunes en réalité, dans un Maroc en pleine transformation dans divers secteurs, appelant les jeunes à s'engager davantage en politique au lieu de céder aux discours nihilistes qui veulent faire table rase des institutions.
Pour sa part, Abdelhafid Admino, membre du Comité exécutif du parti et coordinateur de l'initiative «Pacte de la jeunesse», a souligné que le Parti œuvre pour l'élaboration d'un véritable contrat social avec la jeunesse en vue de combler le fossé existant et d'ouvrir de nouvelles perspectives de dialogue et d'interaction constructive avec cette importante catégorie sociale. Cet événement s'impose de ce fait comme plateforme de dialogue et d'échange mise à disposition des jeunes pour qu'ils prennent leur destin en main et faire valoir leurs préoccupations.

Les jeunes font entendre leur voix
Dans ce sens, la rencontre a inclus des activités interactives destinées à sonder les principales préoccupations de la jeunesse, jusque-là livrée aux incertitudes. Qu'il s'agisse de santé, d'éducation et de formation, d'emploi ou encore d'inégalités territoriales, les jeunes ont mis sur la table leurs perceptions des réalités, parfois convergentes, parfois divergentes, selon leurs besoins. Rien ne semblait tabou dans ces échanges empreints de franchise et de pluralité.
Ainsi, les jeunes de la région de l'Oriental ont milité pour la création d'emplois décents, tandis que ceux de Fès-Meknès ont plaidé en faveur d'une égalité territoriale. Dans le Nord, les participants ont tiré la sonnette d'alarme face au phénomène migratoire qui coûte la vie à de nombreux jeunes en quête d'un avenir meilleur. Quant aux jeunes de la ville de Kelaât Sraghna, ils ont dénoncé l'isolement dont souffre leur région en raison de l'absence d'infrastructures autoroutières, outre la détérioration des services de santé en raison de la faiblesse des infrastructures et des difficultés d'accès aux soins.
L'éducation était bien évidemment au cœur des préoccupations des jeunes, notamment les enseignants. "Les programmes scolaires tels qu'ils sont déployés au sein des écoles ne sont pas alignés aux évolutions contemporaines, notamment l'Intelligence Artificielle qui révolutionne le monde sans pour autant être utilisée au sein des classes pour améliorer la qualité de l'enseignement", a témoigné une enseignante à Casablanca.
Outre cela, elle a regretté l'absence d'une vision intégrée pour la gestion du multilinguisme dans les écoles. "Aujourd'hui, les lauréats de l'école publique ne maîtrisent pas correctement les langues même après un parcours scolaire de 12 ans, chose qui témoigne de défaillances dans le système d'enseignement", ajoute-t-elle.
Quant aux défis en matière d'emploi, un jeune participant de la ville de Missour a regretté la persistance des inégalités territoriales en matière de répartition des emplois. "Etant souvent concentrée dans les métropoles, la population locale se trouve contrainte d'accepter son destin ou, dans les meilleurs des cas, d'émigrer vers d'autres villes pour trouver un emploi", a-t-il soulevé. Des réalités qui n'échappent pas bien évidemment au Parti de l'Istiqlal, particulièrement après avoir mené des consultations avec les jeunes dans plus de 500 communes et arrondissements.
Ces préoccupations qui forment la base du Pacte de la Jeunesse
Pour faire entendre leur voix, ces jeunes ont formulé avec beaucoup d'ambition une série de recommandations visant à répondre à leurs préoccupations, tout en les classant par ordre de priorité. En matière de formation, ils ont proposé d'aligner les programmes sur les besoins du marché de l'emploi, tout en mettant en place des programmes de stages et d'emploi locaux de 12 mois, en partenariat avec les entreprises provinciales et locales, afin d'encourager le recrutement.
Ils ont également souligné l'importance de l'intégration des personnes en situation de handicap dans le monde du travail, à travers des infrastructures adaptées à leurs besoins et des incitations pour les entreprises.
Par ailleurs, les jeunes ont plaidé pour la mise en place de programmes de développement régionaux et locaux, avec un suivi citoyen, dans le but de favoriser l'égalité territoriale et de stimuler les investissements dans la culture locale.
Concernant la santé mentale, ils ont insisté sur le recrutement de conseillers spécialisés dans les écoles et universités, accompagnés d'un protocole de suivi rigoureux pour évaluer l'évolution des bénéficiaires.
Ces recommandations, promet Nizar Baraka, seront au cœur du Pacte de la Jeunesse que le Parti de l'Istiqlal entend présenter le 11 janvier prochain, à l'occasion de la commémoration de la présentation du Manifeste de l'Indépendance, marquant ainsi un nouveau chapitre dans le développement du pays dont les acteurs seront les jeunes.

Mina ELKHODARI
Trois questions à Youssef Sebti : « Les recommandations des jeunes seront transformées en solutions concrètes »
* Comment cet événement rapproche-t-il la jeunesse et les acteurs politiques ?

Cette rencontre vise à réunir la jeunesse et les acteurs politiques autour d'une même table afin de discuter de leurs aspirations dans un cadre de dialogue serein et constructif. Une approche qui n'est d'ailleurs pas étrangère au Parti de l'Istiqlal, qui prône le rapprochement et la communication avec les jeunes. Il s'agit donc d'un exercice devant permettre aux jeunes de faire entendre leur voix sur le terrain, et pas seulement sur les réseaux sociaux, particulièrement lorsqu'il s'agit de préoccupations qui les affectent profondément.

* Quelles sont les compétences que vous cherchez à développer chez les jeunes dans le cadre de cet événement ?

Comme vous le savez, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a insisté à plusieurs reprises sur l'engagement civique des jeunes, que ce soit sur la scène politique ou au sein de la société civile, afin qu'ils participent activement au changement auquel ils aspirent pour eux-mêmes et pour les générations futures. Les ateliers organisés dans le cadre du forum visent ainsi à permettre aux jeunes de développer une approche de critique constructive, axée sur le changement, loin du discours nihiliste, en reconnaissant les avancées et les insuffisances.

* Quelle importance d'inscrire les recommandations des participants dans le Pacte de la Jeunesse ?
A vrai dire, nous sommes particulièrement impressionnés par la conscience politique des jeunes qui ont participé à cette rencontre. Leurs recommandations, qui seront bien sûr prises en compte dans le cadre du Pacte de la Jeunesse, se traduiront en solutions concrètes, qu'il s'agisse d'améliorer le niveau de qualification des jeunes pour lutter contre le chômage ou de favoriser l'égalité territoriale.
Istiqlal : "2025, Année du bénévolat"
En février dernier, les leaders du Parti de l'Istiqlal (PI) ont donné le coup d'envoi officiel du programme «2025, Année du bénévolat». Cette initiative vise à renforcer la culture de l'engagement et promouvoir la participation active des citoyens dans le développement de leur communauté. Un projet qui vise par ailleurs à renforcer la culture du bénévolat au sein de la société marocaine, notamment en tant que levier de cohésion sociale et de responsabilisation individuelle. Selon les termes du Secrétaire Général du Parti de la Balance, Nizar Baraka, ce programme aspire «à créer une nouvelle dynamique autour du bénévolat, avec une génération de projets capables de contribuer au développement durable, de renforcer les valeurs de solidarité et de coopération et de poser les bases solides d'une société solidaire, responsable et active dans la construction de son avenir». Le programme entend aussi renforcer les liens de solidarité entre les citoyens par le travail collectif au service de l'intérêt général.
Charte de la Jeunesse : L'Istiqlal sonde les préoccupations de GenZ
Le Parti de l'Istiqlal a mené une série de consultations dans 500 communes, qui ont connu la participation des jeunes de 16 à 30 ans, lesquels ont exprimé leurs préoccupations et leurs attentes au bout de 1000 heures d'échanges. Il s'agit d'un débat franc et sincère dans le cadre de l'autocritique qui demeure le fil conducteur du parti pour la préparation de la Charte de la Jeunesse qu'il s'apprête à dévoiler le 11 janvier prochain.
L'enquête a montré que les jeunes restent attachés aux constantes de la Nation et à l'identité nationale. Par contre, la jeunesse reste pessimiste quant à son avenir et pense qu'il y a un fossé qui la sépare de la politique. La santé, l'éducation et le chômage demeurent au cœur des préoccupations de jeunes qui ont revendiqué plus de justice sociale et territoriale et souligné l'importance de réactiver l'ascenseur social à travers l'école et la libération des énergies. Les jeunes interrogés pensent toujours que la politique reste gangrénée par la corruption qui les empêche de s'y engager. Ils n'en demeurent pas moins optimistes, à condition qu'il y ait davantage de justice, de transparence et de reddition des comptes.
Pour l'Istiqlal, la solution à cette crise de confiance passe par la participation des jeunes dans la vie politique. "Cette jeunesse a montré qu'elle a une conscience politique. Profitons-en. Il faut que les jeunes s'inscrivent sur les listes électorales", a insisté Nizar Baraka, soulignant que le parti a plaidé pour le renforcement de la représentativité et de la participation des jeunes lors des consultations relatives à la réforme électorale.


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