DR ‹ › Une délégation marocaine, conduite par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, est attendue demain Le Caire pour prendre part à une réunion de la haute commission mixte Maroc – Egypte, rapportent des médias marocains. De son côté, la presse égyptienne ayant abordé le sujet ce dimanche s'est appuyée sur des sources marocaines. Ce cadre de partenariat bilatéral, initialement prévu le 10 février dans la capitale égyptienne, avait été reporté. Cet ajournement est intervenu une semaine seulement après la décision des autorités marocaines de décréter, le 3 février, des droits antidumping visant des produits égyptiens, notamment le polychlorure de vinyle (PVC), les conserves de tomates et les textiles. Les relations entre Rabat et Le Caire traversent actuellement une période de refroidissement. En témoignent les invitations de journalistes et d'acteurs associatifs égyptiens sur des médias algériens pour défendre le Polisario ou critiquer la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d'attribuer au Maroc la victoire de la finale de la CAN 2025. Ces interventions rappellent le contexte ayant précédé la réadmission de l'Egypte au sein de l'Union africaine, après le coup d'Etat mené en juin 2013 par Abdel Fattah al-Sissi, alors général et ministre de la Défense, contre le président civil démocratiquement élu, Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans. Pour rappel, le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hjira, avait reconnu le 12 mai 2025 à la Chambre des représentants que les exportations marocaines vers l'Egypte avaient fortement reculé ces dernières années, passant de 2,6 milliards de dirhams en 2016 à seulement 755 millions de dirhams en 2024. Dans le même temps, les importations en provenance d'Egypte ont bondi de 4 milliards à 12,5 milliards de dirhams. Ce déséquilibre a creusé le déficit de la balance commerciale entre les deux pays. Une délégation marocaine, conduite par le ministre de l'Industrie et du commerce, s'est d'ailleurs rendue en Egypte en mai de la même année. L'objectif a été de trouver, avec les autorités égyptiennes, un compromis pour réduire cet écart. Le Maroc, l'Egypte, ainsi que la Tunisie et la Jordanie, avaient signé en 2004 l'Accord d'Agadir, qui prévoit la mise en place d'une zone de libre-échange arabe.