Le polisario sèchement recadré en Nouvelle-Zélande    Ramadan: Kaïs Saïed écrit au roi Mohammed VI    Le Maroc suspend les liaisons aériennes avec la Tunisie    Le roi Mohammed VI a reçu un message du roi Abdallah II    Joe Biden retirera toutes les troupes américaines d'Afghanistan d'ici le 11 septembre    La haute précision marocaine mondialement reconnue    Messages du roi Mohammed VI aux chefs d'Etat des pays musulmans    SM le Roi félicite les Chefs d'Etat des pays islamiques à l'occasion du mois sacré de Ramadan    La FRMVB adopte ses rapports moral et financier lors de son AGO à Marrakech    Liverpool-Real, la magie évanouie d'Anfield face au sorcier Zidane    Front commun de Moscou et Téhéran face aux Occidentaux    Ventre vide, tables garnies    Meryem Aassid : «notre vision est d'explorer la chanson amazighe dans toute sa splendeur !»    Quand l'art fédère le Grand Maghreb    Votre livre de poche motivateur    Couvre-feu à Casablanca: le tramway adapte ses horaires    Mariage des mineures : une plaie gangrenée    Coronavirus : l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson suspendue par les autorités américaines    La France regrette les menaces d'Alger envers son ambassadeur    Interview avec l'Ambassadeur du Sénégal au Maroc : les dessous de l'initiative sénégalaise à Dakhla    La loi 46.19, une occasion pour lutter efficacement contre la corruption    Démantèlement d'un réseau d'immigration clandestine opérant dans le nord du Maroc    Nasser Bourita s'entretient avec son homologue omanais    PSG-Bayern: à quelle heure et sur quelles chaînes? (Ligue des champions)    Barça: le clan Messi dément une rumeur au sujet de Neymar    M. Benabdelkader : Bientôt un nouveau projet de loi régissant la fonction d'Adoul    Gaz Butane : Hausse de 9% de la moyenne de subvention unitaire par bouteille (12kg) à fin avril    Golf : Hideki Matsuyama, soleil levant à Augusta    SM le Roi lance l'opération de soutien alimentaire «Ramadan 1442»    Tayeb Hamdi: Sans respect strict et généralisé, les mesures restrictives ne seront jamais suffisantes    Des chiffres alarmants de demandes de mariages des mineures (Président du ministère public)    Raja / Lassaâd Chebbi : Une association de raison qui profite aux deux parties    Les rebelles Houthis du Yémen affirment avoir lancé 17 drones et missiles sur l'Arabie saoudite    Diversité des genres : le groupe OCP s'associe à IFC    Naima Lamcharki, meilleure actrice au Festival international du film arabe de Malmö    Sociétés cotées : Baisse de 34,4 % de la masse bénéficiaire    Ramadan/Maroc: Le renforcement des mesures restrictives dicté par la nature imprévisible du virus (El Otmani)    La Bourse de Casablanca débute en légère baisse    Financement anti-Covid : le plaidoyer de Benchâaboun    Officiel: le Tunisien Lassaad Chabbi nouveau coach du Raja Casablanca    Formation : la Fondation Phosboucraâ opte pour le distanciel    Casablanca : le musée "Docteur Leila Mezian Benjelloun", prêt ''dans un peu plus de deux ans''    Journée internationale de la femme : ASEGUIM-Settat honore Mme Cissé Nantènin Kanté    Real Madrid: Florentino Pérez réélu président    M. Rabbah : Le système électrique de la prochaine décennie sera basé sur des énergies propres et renouvelables    Chtouka Ait Baha : Tout sur l'inscription les greniers collectifs au patrimoine mondial de l'UNESCO (Vidéo)    Un hommage au grand artiste Mohamed Melehi aura lieu en mai prochain à Marrakech    La Fondation TGCC lance la première édition du Prix Mustaqbal    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Affaire de la petite bonne, Fatima, torturée à Casablanca
La “patronne” comparaît devant la justice Prochaine audience le mercredi 25 août
Publié dans L'opinion le 24 - 08 - 2010

Victime de violences systématiques et de séquestration de la part de sa «patronne», dans l'indifférence (complicité ?) du mari, devant les deux enfants du couple, la gamine, Fatima R. enfant de 12 ans, s'était évadée pour se retrouver entre les mains des habitants qui l'ont confiée à la Police Judiciaire dans un état qui a soulevé l'indignation de tous (cf L'Opinion du 16 août 2010).
La petite Fatima travaillait, depuis plus d'un an, dans le domicile de S. K. et son mari, N. A., à derb Chorfa à Casablanca, contre un «salaire» de 500 DH par mois. Pendant toute cette période, elle a été victime de traitement violent engendrant des lésions traumatiques étendues à tout le corps y compris l'appareil génital, d'ecchymoses et d'abrasions cutanées.
Sa «patronne» poursuivie pour séquestration et coups et blessures a comparu devant le tribunal d'Aïn Sebaâ, en état d'arrestation, le mercredi 18 août 2010.
La poursuite se base sur les articles 401 à 411 du code pénal qui soutiennent la responsabilité de l'accusée quant aux maltraitances sur un mineur sous sa garde.
Les personnes présentes dans l'enceinte du tribunal ont constaté la frayeur du père de la victime qui semble faire l'objet de pressions d'un groupe d'individus, chose que l'association INSAF, qui s'est constitué partie civile dans cette affaire, dit condamner avec véhémence.
L'Association INSAF, qui plaide pour la mise en oeuvre de textes spécifiques de protection des filles mineures exploitées dans le travail domestique et qui s'est portée partie civile sur cette nouvelle affaire de violence contre l'enfant, en appelle au soutien de tous les acteurs institutionnels et associatifs et à tous les citoyens épris de justice sociale.
Par ailleurs, tout en confirmant son total engagement dans les actions du Collectif associatif pour «L'éradication du travail des petites bonnes», l'Association INSAF profite de cette nouvelle affaire pour rappeler ses attentes auprès :
1. Gouvernement marocain pour instaurer un cadre juridique qui pénalise et sanctionne sévèrement le travail domestique des petites filles et qui les protège contre cette pratique inhumaine
2. Corps élus pour user de leurs prérogatives pour faire avancer les projets de textes en instance d'examen en leur donnant un contenu en cohérence avec les engagements internationaux de notre pays.
3. Citoyennes et citoyens de notre pays pour briser le silence sur la problématique des petites filles exploitées dans le travail domestique et sur les abus dont elles sont victimes.
4. Médias pour contribuer efficacement et durablement à la sensibilisation des citoyens et à la dénonciation des abus constatés.
5. Associations et organismes non gouvernementaux pour soutenir l'affaire de cette enfant et contribuer à la protection des enfants contre l'exploitation au travail conformément aux Conventions internationales signées par le Maroc.
La prochaine audience a été fixée au mercredi 25 août.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.