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Dans une analyse intitulée «Guerre ou paix: la supercherie du front polisario»
Un écrivain-journaliste espagnol dévoile la connexion entre le «polisario» et Al Qaeda au Maghreb Islamique
Publié dans L'opinion le 30 - 08 - 2010

Un écrivain-journaliste espagnol a dévoilé la connexion existant entre le polisario et Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) dans une zone «spécialement conflictuelle et potentiellement dangereuse pour les pays de la région et pour l'Europe».
Dans une analyse intitulée «Guerre ou paix: la supercherie du front polisario», dans laquelle il met à nu l'imposture des séparatistes, M. Chema Gil donne comme preuve de cette connexion entre le Polisario et AQMI, l'absence de toute confrontation entre les deux parties dans cette zone.
«Comment AQMI peut-elle accéder aux territoires mauritanien et algérien, enlever des ressortissants européens et ne pas commettre, en revanche, ces mêmes actes dans la région de Tindouf où se rendent pourtant plusieurs Européens»? s'interroge le journaliste espagnol, citant le cas des coopérants accompagnant les caravanes d'aides humanitaires aux Sahraouis des camps de Tindouf en Algérie.
Cette interrogation pertinente a été formulée par un ancien dirigeant du Polisario, Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem, qui a rallié récemment le Maroc, note Chema Gil dans cette analyse largement reprise sur les sites d'information espagnols.
DE LARGES ZONES DU SAHARA ET DU SAHEL SONT LE TERRAIN D'OPERATIONS DE GROUPES ISLAMISTES ARMES
L'ancien dirigeant du «Polisario» sait parfaitement de quoi il parle, affirme l'analyste espagnol, relevant que Fateh Ould Mohamed Fadel n'est pas n'importe quel dirigeant du Polisario. Il a assumé plusieurs hautes fonctions dans «la direction sécuritaire du front séparatiste», notamment responsable à la direction de la sécurité et chef de sécurité de la « troisième zone militaire».
Selon Chema Gil, qui met en garde contre l'éventualité d'opérations terroristes et/ou délictuelles à l'échelle internationale comme le trafic de drogue et celui des armes, de larges zones du Sahara et du Sahel sont le terrain d'opérations de groupes islamistes armés comme Al Qaeda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d'autres groupes terroristes.
Cette réalité de la zone du Sahara et du Sahel et les risques qu'elle comporte en termes de sécurité pour les pays de la région et pour l'Europe a été démontrée par des analystes, des médiateurs des Nations Unies ainsi que par des centres européens comme l'European Strategic Intelligence Security Center (ESISC), qui ont attiré l'attention sur le risque de voir la région passer sous contrôle d'Al Qaeda.
L'ESISC a tiré, depuis Bruxelles, la sonnette d'alarme sur les risques plus que potentiels d'une union d'intérêts entre AQMI et le front polisario. Dans un rapport publié en mai dernier, le centre établit un lien de cause à effet entre le «délitement du Polisario et le développement du terrorisme dans la région du Sahel».
Selon l'ESISC, une partie de la jeunesse du Polisario, las de promesses non tenues depuis plus de trente ans, recherche «un activisme plus violent, plus immédiat et plus actif. Certains d'entre eux ont rejoint Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) «.
Ce rapport et bien d'autres illustrent le caractère complexe des enjeux sécuritaires dans la région où il est très difficile de distinguer entre terroristes et trafiquants de tous genres, relève l'auteur de l'analyse, qui s'arrête sur l'enlèvement des trois coopérants espagnols par AQMI et l'implication d'éléments du Polisario dans cet enlèvement.
IMPLICATION D'ELEMENTS DU “POLISARIO” DANS L'ENLEVEMENT DE RESSORTISSANTS EUROPEENS
Durant le procès des individus impliqués dans cet enlèvement «les relations entre Al Qaeda, ses collaborateurs et des membres du polisario ont été dévoilées au grand jour», affirme le journaliste espagnol, qui se base sur des dépêches d'agence lors du déroulement du procès des ravisseurs des coopérants espagnols devant un tribunal de la capitale mauritanienne Nouakchott.
Parmi les personnes assises au banc des accusées, figuraient Omar Ould Si'Ahmed Ould Hamed, plus connu sous le nom de Omar Sahraoui, ainsi que Mohamed Salem Ould Ahmuda Ould Mohamed, qui a reconnu devant le tribunal de Nouakchott, être un militaire du polisario et d'avoir servi de guide aux ravisseurs pour faciliter leur fuite vers le Mali, affirme Chema Gil.
L'ESCLAVAGE DANS LES CAMPS DE TINDOUF: L'AUTRE VRAIE IMAGE DU “POLISARIO”
L'Esclavage dans les camps de Tindouf en plein XXIème siècle! voilà l'autre vraie image «d'un groupe non démocratique qui ne tolère aucune opposition», affirme l'analyste Espagnol.
Cette réalité, dénoncée par plusieurs organisations de défense des droits humains, a été dévoilée au grand jour par le documentaire australien «Stolen», qui a révélé des pratiques de cas d'esclavage par le «Polisario» dans les camps de Tindouf, souligne-t-il.
En 2008, l'Organisation Human Right Watch décide d'ouvrir sa propre enquête et est parvenue à la conclusion que dans les camps de Tindouf «il existe des Sahraouis de couleur qui sont la propriété de personnes ou de familles blanches». Ces pratiques n'ont jamais fait l'objet de poursuites judiciaires ni dénoncée par l'ONU, s'indigne l'auteur de l'analyse.
Cet esclavage du XXIème siècle dans les camps de Tindouf est l'oeuvre d'un groupe terroriste composé de pseudo militaires et de pseudo politiciens qui utilisent une population victime et innocente comme un fonds de commerce pour obtenir de grosses sommes d'argent qui ne sont pas utilisées pour satisfaire les demandes de la population civile Sahraouie, relève le journaliste espagnol.
Selon lui, une grande partie de cette population est «l'otage d'une situation politique à laquelle l'Algérie doit mettre fin étant donné que ces camps se trouvent sur son territoire».


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