Maroc : Fortes rafales de vent et chasse-poussières lundi    L'ancien ambassadeur du Maroc Aziz Mekouar n'est plus    Le Maroc réduit les tentatives de migration irrégulière de 6,4 % en 2025 selon le ministère de l'Intérieur    Agadir : Un professeur de l'Université Ibn Zohr condamné pour vente de masters    Anwar El Ghazi obtient gain de cause contre le FSV Mayence 05 pour ses propos sur la Palestine    Le Polisario gêné par la visite d'une délégation de l'ONU à Tindouf    Un chantier sanitaire sans précédent au Maroc : la réhabilitation de 1 400 établissements de soins primaires redessine la carte de l'offre et rapproche les services de plus de 20 millions de citoyens    Morocco: Osteopathy, a growing practice still largely unregulated    Aba Technology launches Aba Fusion AI platform in Morocco with NVIDIA and Dell Technologies    Fraude fiscale : la DGI cible les SARL et engage la responsabilité des gérants    Free étend son forfait Free Max au Maroc avec la fin du roaming international    BMCE Capital accélère sur l'IA avec CAP'AI Reverse by BK    Iran : les exportations de brut résistent et progressent malgré les menaces américaines    Position extérieure globale du Maroc : les derniers chiffres    Ligue 1: Hakimi dispute son 200e match avec le PSG    Mercato : Brahim Diaz au cœur d'une bataille en Premier League !    OM : Nayef Aguerd reprend, mais son retour à la compétition attendra    OGC : Sofiane Diop au cœur d'une polémique salariale    Ouarzazate: aménagements et rénovations à Ksar d'Ait Benhaddou    Maroc : les industriels optimistes pour les trois prochains mois    Casablanca : Dislog Group Food en force à MAROCOTEL 2026 (VIDEO)    Pourquoi Rabat coche les cases de la smart city    Al Akhawayn et Impact Education lancent une nouvelle approche pédagogique    La 21e édition du festival international des nomades s'ouvre à M'Hamid El Ghizlane    Radisson Pursuit : une course immersive au Maroc pour une cause solidaire    Droits humains : Amina Bouayach intensifie son plaidoyer à l'international    Iran. Deux nouvelles exécutions d'opposants aux mollahs    Epic Fury. Les Américains ont récupéré les deux membres d'équipage de l'avion abattu    Hervé Renard confirme sa présence au Mondial avec l'Arabie saoudite et tacle ses détracteurs    Gennaro Gattuso quitte la sélection italienne après l'échec de la qualification au Mondial    CSO 4* de la Garde Royale: Le cavalier Ghali Boukaa remporte le Prix SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan    Maroc : les compléments minceur sur les réseaux sociaux, un business risqué pour la santé    Le temps qu'il fera ce samedi 4 avril 2026    Les températures attendues ce samedi 4 avril 2026    Iran: l'armée dit avoir touché un second avion de combat américain, qui s'est abîmé dans le Golfe    Yango Ride renforce son engagement auprès des chauffeurs partenaires avec l'initiative mondiale "Yango Cares"    Marrakech : le théâtre universitaire fait sa rentrée des consciences    Art.ibat : la Cité internationale des arts ouvre ses portes aux artistes marocains    Orchestre symphonique du Maroc : un concert pour l'éternité    Conseil des ministres arabes de l'Intérieur : le Maroc réaffirme son soutien aux pays arabes    Tchad : Mahamat Idriss Déby Itno forme un gouvernement    Détroit d'Ormuz : l'Iran met en garde le CS de l'ONU contre toute "action provocatrice"    Strasbourg : le Maroc renforce sa présence au Congrès des autorités locales du CE    Hausse des carburants: le pouvoir d'achat fragilisé, les syndicats en alerte    Sahara : le Royaume-Uni réaffirme son soutien au plan d'autonomie    Mode au Bénin : 5 créateurs qui redéfinissent le luxe    Maroc : Bob Maghrib revient sur scène tambour battant    Musique : Sylent Nqo en duo inédit avec Mann Friday    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



France / Présidentielle
Violent réquisitoire de Sarkozy contre Hollande Des attaques qui relèvent du «combat de la dernière heure»
Publié dans L'opinion le 19 - 03 - 2012

A 5 semaines du premier tour, Nicolas Sarkozy a prononcé devant des milliers de sympathisants survoltés un réquisitoire de 46 minutes, télévisé en direct par les chaînes d'information continue, sans faire la moindre proposition nouvelle mais avec un démontage en règle de celles de François Hollande, qu'il a accusé de «mensonge» et de «cynisme». Ce dernier n'a pas manqué de brocarder la «fuite en avant» de Nicolas Sarkozy, accusant le président sortant, qui le taxe «d'antisarkozysme», de devenir lui-même un «anti-Hollande».
Nicolas Sarkozy a prononcé samedi à Lyon un de ses discours les plus violents contre son adversaire socialiste pour l'élection présidentielle.
Le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, promettait ces derniers jours un «discours politique» lors de ce meeting lyonnais, le dernier avant que la règle de l'égalité de parole entre les candidats sur les médias audiovisuels ne s'impose.
Il a accusé celui-ci de «quadruple langage» et d'»ignorance honteuse», de ne pas «respecter» les Français, de «jouer» avec leur avenir et de mener une campagne «basée sur le mensonge».
«Dans une campagne présidentielle (...) on ne peut pas dissimuler qui l'on est et ce que l'on veut», a-t-il lancé. «On ne respecte pas les Français quand, pour esquiver le débat, on dit tous les jours le contraire de ce qu'on a dit la veille.»
«Quand on fait cela, on est un cynique» a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a accusé son rival de cacher qu'il ferait «payer tout le monde» en faisant croire qu'il taxerait les riches.
Il en a appelé à la mémoire des «Français libres, des résistants, des fusillés, des déportés», qui ont écrit «avec leur sang» la Constitution de 1946, pour dénoncer la proposition de François Hollande d'en effacer le mot «race».
Nicolas Sarkozy a aussi reproché au candidat socialiste de vouloir abandonner le mot «zone», jugé trop stigmatisant, dans les appellations désignant les quartiers sensibles.
«On supprime les zones et il n'y aura plus de ségrégation, plus de misère et plus de drogue», a-t-il ironisé. «Je ne veux pas faire la guerre du dictionnaire. Je veux faire la guerre à l'illettrisme, à la pauvreté, au chômage, aux concurrences déloyales, au communautarisme, à la délinquance, à l'injustice.»
Attaqué sur son bilan, il a riposté par une dénonciation de celui de la gauche quand elle était au pouvoir.
Il a ainsi reproché aux socialistes d'avoir «saigné à blanc la sidérurgie» dans les années 1980, «laissé la facture de la retraite à 60 ans et des 35 heures», «abandonné» les banlieues, «toléré la loi des bandes» et laissé exploser la délinquance.
Il a également jugé les socialistes coupables d'»abandon du champ de bataille républicain» pour avoir refusé de prendre part au vote sur l'interdiction du port de la burqa.
«J'en ai assez des donneurs de leçons qui ont commis tant de fautes et sont incapables de les regarder en face», a martelé le président sortant. «J'en ai assez des leçons de morale d'une gauche qui, au cours des 30 dernières années, a été à l'origine des plus grands scandales de la République.»
Le chef de l'Etat sortant s'en est pris aussi aux syndicats, qu'il a accusés de trahir leurs adhérents en confondant leur mission de défense des salariés et la politique.
Il a notamment fait allusion aux incidents qui ont opposé vendredi des ouvriers de l'usine sidérurgique ArcelorMittal de Florange et les forces de l'ordre devant son QG parisien.
«Je veux dire aux ouvriers de la sidérurgie (...), certains de vos syndicats vous trahissent, ils préfèrent faire des coups politiques plutôt que défendre vos emplois et vos usines», a-t-il dit. «Certains des permanents des syndicats vous sacrifient sur l'autel de la campagne présidentielle.»
Sarkozy «devient
un anti-Hollande»
François Hollande a brocardé samedi soir la «fuite en avant» de Nicolas Sarkozy, accusant le président sortant, qui le taxe «d'antisarkozysme», de devenir lui-même un «anti-Hollande».
Le candidat socialiste a répondu lors du journal de 20h00 de TF1 aux virulentes attaques du chef de l'Etat lors d'un meeting tenu peu auparavant à Lyon.
«Moi je ne suis pas, comme il a été dit, dans l''antisarkozysme'. J'ai l'impression que c'est plutôt le candidat sortant qui devient maintenant un anti-Hollande, si je peux m'exprimer ainsi», a-t-il déclaré.
Brocardant «l'outrance» et «le combat de la dernière heure» de son adversaire qui l'attaque pour «mensonge» et «cynisme», François Hollande a dit vouloir vivre dans un pays «apaisé».
«Nicolas Sarkozy est dans un combat qui relève de la fuite en avant: il ne peut pas défendre son bilan, c'est un boulet, il ne présente pas de projet -est-ce que vous connaissez ses propositions détaillées, chiffrées, organisées, structurées?», a lancé le député de Corrèze.
L'ancien premier secrétaire du PS, qui a pris 60 engagements en janvier devant les électeurs, a opposé sa «cohérence» aux «improvisations» de son principal adversaire, qui le talonne dans les sondages au premier tour.
«Comme il ne peut pas présenter un bilan, un projet, il présente un visage, qui est celui de l'outrance. Moi je ne tombe pas dans ce genre de surenchère, je ne me livre pas à des attaques qui sont de ce niveau-là», a-t-il dit.
Pour François Hollande, les attaques de Nicolas Sarkozy relèvent du «combat de la dernière heure».
«C'est dur quand on est candidat sortant, enfin j'imagine, et qu'on a été aussi loin dans le renoncement aux promesses», a-t-li commenté.
«Alors on s'en prend à qui: aux Français, à certains, aux syndicats, aux étrangers, aux autres, à l'Europe? On oublie de s'en prendre au premier responsable: c'est Nicolas Sarkozy».
«Je veux vivre dans un pays apaisé, qui ne soit pas toujours brutalisé, divisé, stigmatisé, ça nous changera»», a conclu François Hollande.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.