L'Istiqlal se déclare prêt à participer à la future coalition    Algérie : Bouteflika sera inhumé à l'est d'Alger    Afrique du Sud : le nouveau maire de Johannesburg mort dans un accident de la route    Nouvelle secousse de magnitude 3,9 ressentie à Driouch    Festival de Fès de la culture soufie. Une 14ème édition à la fois en présentiel et en digital    Le porte drapeau du Hip Hop psychédélique Marocain    Décès de Bouteflika : SM le Roi Mohammed VI fait part de ses condoléances et de sa compassion    Adolescents & Applications mobiles : Qu'en est-il de la sécurité ?    Apiculture: une niche au chevet des petits exploitants    Magazine : Johnny Hallyday, les dommages d'un hommage    Hallyday, le blues d'une âme rock au Maroc    Tanger Med: Saisie de 75.240 euros et 13.800 dirhams    Guillaume Scheurer : « La démocratie au Maroc est en marche »    Meeting de Kip Keino d'athlétisme: Soufiane El Bakkali remporte le 3.000m steeple    Coupe de la CAF : Les FAR se qualifient au 2ème tour    Botola Pro D1 / DHJ-HUSA (2-1) : Démarrage sur les chapeaux de roue !    Mohamed Sefiani du PI, réélu président du conseil communal de Chefchaouen    Abdellatif Ouahbi du PAM élu président du Conseil communal de Taroudant    Participation au gouvernement : le Conseil National de l'Istiqlal dit oui !    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 18 septembre 2021 à 16H00    Attaque des camionneurs marocains au Mali : certitudes et interrogations    Les obsèques de l'un des deux camionneurs marocains tués au Mali (VIDEO)    Bourse de Casablanca: L'essentiel du résumé hebdomadaire    Immobilier: le secteur est prédestiné à un nouveau cycle d'évolution    Accord entre l'Ethiopie et le Maroc sur la production d'engrais    La Juventus annonce des pertes de 210 millions d'euros    Marché de change: Adjudications d'achat de devises à partir du 20 septembre (BAM)    Un premier semestre dans le vert pour CIH Bank    Exposition: horticulteur attentionné    Samir Goudar élu président de la région Marrakech Safi    Derrière l'arrêt du « Doing Business », un rapport gonflé en faveur de la Chine    Prévisions météorologiques pour ce samedi    Washington : 6 lions et 3 tigres du zoo ont été testés positifs au Covid-19    Assouplissement des mesures restrictives au Maroc: ce qu'en pense un expert    Université Abdelmalek Essaâdi: Création de 10 nouvelles filières du Bachelor    Production des vaccins au Maroc: la fabrication des substances actives démarre dès le début 2022    Archives du Maroc signe un mémorandum de coopération    Le Conseil national du PAM approuve la participation du parti au prochain gouvernement    Décès de l'ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika à l'âge de 84 ans    Coupe du monde de futsal: le Maroc qualifié pour les huitièmes de finale    Les ministres israéliens de la défense et de l'économie bientôt au Maroc    USA: un multimillionnaire reconnu coupable du meurtre de son amie    Championnat arabe de judo : La sélection marocaine sacrée avec 5 médailles dont 3 en or    Coupe du monde de futsal : le Maroc se qualifie pour les huitièmes de finale    Archéologie : Découverte des plus anciens outils de confection de vêtements au Maroc    Exposition : l'art à travers trois générations    Mondial de futsal : le Maroc devant un exploit historique    CIH Bank: l'activité repart de plus belle au premier semestre 2021    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ukraine: dialogue de sourds entre Russes et Occidentaux, Ianoukovitch réapparaît: Le Parlement de Crimée déclare la Péninsule indépendante de l'Ukraine
Publié dans L'opinion le 12 - 03 - 2014

Le dialogue de sourds entre Russes et Américains continuait mardi dans la crise ukrainienne où la Crimée avance à grands pas vers la sécession, à quelques heures d'une nouvelle apparition en Russie du président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch. Pendant ce temps, Les députés du Parlement pro-russe de Crimée ont déclaré mardi la péninsule indépendante de l'Ukraine, étape préalable avant le référendum de dimanche pour permettre son rattachement à la Russie.L'ancien chef d'Etat, parti en secret au plus fort de la répression du mouvement de contestation de Maïdan, à Kiev, se fait discret et n'est apparu qu'une fois, le 28 février, lors d'une conférence de presse à Rostov-sur-le-Don, tout près de la frontière avec l'Ukraine.
M. Ianoukovitch avait refusé de reconnaître sa destitution. Il devait s'exprimer à 13H00 (09H00 GMT), une nouvelle fois depuis Rostov-sur-le-Don.Sa réapparition intervient alors que les autorités séparatistes de la Crimée, occupée depuis fin février par des forces russes, progressent minutieusement dans leurs plans pour un rapprochement avec Moscou.
Contrôle total de la Crimée
Les forces russes contrôlent désormais les points stratégiques de la péninsule ukrainienne, le «Premier ministre» Serguiï Axionov s'est autoproclamé «chef des armées» et les 2 millions de Criméens, majoritairement russophones, ont vu les chaînes russes remplacer les chaînes ukrainiennes sur leur poste de télévision. La radio militaire ukrainienne a également cessé d'émettre, des cosaques en treillis et vestes fourrées fouillent tout voyageur arrivant à Simféropol en provenance du Nord.
A la veille d'un déplacement à Washington du Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk qui va chercher l'aide de Barack Obama à cinq jours d'un référendum pour le rattachement de la Crimée à la Russie qui amputerait de facto l'Ukraine d'une partie de son territoire pour la première fois depuis son indépendance en 1991, l'incompréhension est totale entre Russes et Occidentaux.
Le dialogue de sourds qui a succédé à l'intense activité diplomatique de la semaine dernière ne laisse pas présager d'une possible sortie de course. Washington accuse Moscou de ne pas tenir compte des propositions sur la table pour sortir de la crise. Pour sa part, le Kremlin a lancé sa contre-offensive diplomatique avec une offre dont les détails n'ont pas été révélés.
Dans les propositions occidentales, «tout était formulé dans le sens d'un prétendu conflit entre la Russie et l'Ukraine», a déclaré M. Lavrov, insistant sur le fait que les nouvelles autorités ukrainiennes étaient issues d'un «coup d'Etat»
Signe de l'extrême tension entre Russes et Américains, le chef de la diplomatie amaéricaine John Kerry a de facto exclu de rencontrer son homologue Sergueï Lavrov tant qu'il ne serait pas d'accord sur le contenu des discussions.
M. Kerry «a clairement dit qu'il accepterait des discussions centrées sur la désescalade de la crise en Ukraine si et seulement si nous voyons des preuves concrètes que la Russie est prête à parler de ces propositions», a déclaré le Département d'Etat.
Sergueï Lavrov a déploré que son homologue américain ait décliné son invitation à se rendre à Moscou. «Nous avons proposé qu'il vienne aujourd'hui, je crois, et nous étions disposés à le recevoir. Il avait donné son accord préliminaire. Puis, il m'a rappelé samedi et a dit qu'il souhaitait repousser» la visite, a accusé le chef de la diplomatie russe.
Awacs en Pologne
et Roumanie
Dans ce contexte tendu, le ministre ukrainien de la Défense Igor Tenioukh a indiqué qu'en conformité avec les instructions du président par intérim Olexandre Tourtchinov, les unités en état d'alerte «avaient rejoint les terrains militaires pour participer aux manoeuvres». «Les gens sont prêts à défendre leur Etat», a-t-il ajouté.
Et l'Otan a annoncé l'envoi d'avions-radars Awacs pour des missions de reconnaissance au-dessus de la Pologne et de la Roumanie, dans le cadre de la crise en Ukraine voisine.
Renforcement militaire russe
Agissant comme si elles avaient déjà été reconnues par la communauté internationale, les autorités séparatistes de Crimée ont invité pour le référendum les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Mais seul un Etat membre peut faire une demande, a rappelé l'OSCE.
Les forces russes consolident jour après jour leur position en Crimée. Des hommes armés ont notamment coupé le courant de l'état-major de la marine ukrainienne à Sébastopol, qu'ils encerclent depuis plusieurs jours, selon les militaires ukrainiens.
Washington veut «que la Russie stoppe ses avancées militaires» et souhaite «l'arrêt d'une marche vers l'annexion de la Crimée et des actes de provocation», a affirmé la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki.
Le Premier ministre britannique David Cameron, qui avait appelé dimanche M. Poutine pour l'exhorter à réduire la tension en Ukraine, a estimé que «la crise en Crimée était un test pour l'Europe», dans un entretien au quotidien allemand Bild à paraître mardi.
«Oui, nous sommes du côté du peuple ukrainien et de leur droit à décider de leur avenir. Et non, nous n'acceptons pas que la Russie bafoue la souveraineté de l'Ukraine et la piétine. Nous sommes unis, ensemble, pour les droits de l'Ukraine ! Et nous allons imposer de dures sanctions si Moscou ne change pas de cap», a affirmé M. Cameron.
La France pour sa part a brandi la menace de nouvelles sanctions, peut-être «dès cette semaine», contre la Russie si elle ne répond pas aux propositions occidentales de «désescalade» en Ukraine.A New York, les membres occidentaux du Conseil de sécurité ont cherché en vain à accroître la pression sur la Russie à l'approche du référendum mais Moscou est resté inflexible, ont indiqué des diplomates. Il s'agissait de leur cinquième réunion à huis clos sur la crise ukrainienne depuis dix jours. Sur le plan économique, la Banque mondiale (BM) a indiqué être prête à apporter «jusqu'à 3 milliards de dollars» d'aide à l'Ukraine cette année pour lui permettre de faire face à ses graves difficultés financières.
Investies fin février après la destitution du président Viktor Ianoukovitch, les nouvelles autorités de Kiev ont déjà demandé l'assistance financière du Fonds monétaire international, dont elles attendent «au moins» 15 milliards de dollars, après avoir affirmé que les caisses de l'Etat «étaient vides».
Nouveau dialogue de sourds au Conseil de sécurité de l'ONU
Les membres occidentaux du Conseil de sécurité ont cherché lundi à accroître la pression sur la Russie à l'approche du référendum de dimanche en Crimée mais Moscou est resté inflexible, ont indiqué des diplomates.
Les 15 membres du Conseil ont tenu lundi après-midi à New York leur cinquième réunion à huis clos sur la crise ukrainienne depuis dix jours.
«La situation s'aggrave de jour en jour (..) il y a un sentiment d'urgence», a déclaré à la presse l'ambassadeur français Gérard Araud à l'issue d'une réunion qui a duré deux heures à peine.
Le référendum de dimanche a été convoqué par le parlement pro-russe de Crimée pour décider d'un rattachement de la péninsule à la Russie. Il est jugé illégal par Kiev et les Occidentaux. «Si la Crimée devait être annexée par la Russie cela serait très dangereux», a averti M. Araud. «Cette réunion était un appel à la Russie à ne pas aller dans cette direction et à entamer une négociation».
«Nous voulons éviter ce scénario du pire», a-t-il ajouté. Mais malgré la pression occidentale, «les Russes ne montrent aucun signe qu'il sont prêts à nous écouter». Lors de la réunion, a-t-il indiqué, l'ambassadeur russe Vitali Tchourine a répété que Moscou «assumerait sa responsabilité historique» envers la Crimée.
Cette réunion informelle avait été demandée par l'Ukraine, dont le représentant à l'ONU Iouri Sergueyev a assisté aux discussions.
Selon l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, M. Sergueyev a répété que le référendum est illégal et «la plupart des pays membres du Conseil» ont acquiescé.
«Il ne peut pas y avoir de référendum équitable et libre quand la Crimée est occupée par les troupes russes», a affirmé Mark Lyall Grant. Jugeant que la situation «s'est dégradée dangereusement», il a souhaité «une désescalade et des observateurs internationaux».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.