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Entretien avec Lhoucine Aït Bahcine, vice-secrétaire général de l'AMREC : «L'AMREC appelée à se restructurer pour être en phase avec l'opérationnalisation des lois organiques de la Constitution»
Publié dans L'opinion le 05 - 04 - 2014

Lhoucine Ait Bahcine, chercheur spécialiste de la culture amazigh, est Vice-Secrétaire général de l'AMREC où il milite depuis qu'il était étudiant au début des années 1970. Entretien.
L'Opinion: Quel a été le parcours
de l'AMREC ?
Lhoucine Ait Bahcine: L'Association Marocaine de Recherche et d'Echange Culturels (AMREC) a été fondée le 10 Novembre 1967, il y a presque quarante sept ans. Sa fonction essentielle c'était, et c'est toujours, la médiation culturelle. Son programme d'activité s'est focalisé sur le domaine culturel dans sa dimension amazighe. Vers la fin des années 1960 et début 1970, son action a commencé progressivement à prendre forme d'une revendication de l'institutionnalisation de l'amazighe ; une action qui vise la reconnaissance de l'amazighe avec le passage progressif de l'oralité à l'écrit. Ce fut déjà une forme préliminaire d'une institutionnalisation de l'amazighe au sens propre du terme en tant que langue qui fut de tout temps marginalisée et demeurant au stade de langue orale, même sous le règne des dynasties amazighes comme les Almoravides et les Almohades.
L'Opinion: Quelle forme avait prise
l'action revendicative de l'AMREC
pour ce qui est de la langue amazighe ?
Lhoucine Ait Bahcine: Globalement, c'était une revendication progressive pour le passage de l'oralité à l'écrit. Par la suite, il y avait eu des revendications à caractère politique, surtout fin décennie 1980 début 1990, avec «La Charte d'Agadir» où sont notées des revendications très claires et précises, notamment politiques avec la constitutionnalisation de l'amazighe, son intégration dans les médias et dans le système scolaire etc.
C'est en 1994 qu'il y eut une réponse officielle quand l'Etat a reconnu la nécessité d'intégrer l'amazighe dans les médias et le système scolaire avec le discours royal du 20 août 1994 de feu Hassan II. Avec la révision de la Constitution, en 1996, et l'avènement du gouvernement d'alternance, la revendication de l'intégration officielle dans la Constitution avait pris d'autres formes plus claires et plus précises, résultat des efforts conjugués de l'AMREC avec, bien sûr, d'autres Institutions, organisations et associations Amazighes. En 1999, avec la Charte Nationale d'Education et de Formation (le Livre blanc), nous avons revendiqué à ce qu'elle soit considérée comme une langue officielle. Avec le discours Royal du 30 juillet 2001 et le discours d'Ajdir du 17 Octobre 2001, ce sera la consécration de cette revendication.
L'Opinion: Concrètement comment l'AMREC a travaillé ?
Lhoucine Ait Bahcine: Les activités de l'AMREC s'étaient donné comme priorité la revendication de l'institutionnalisation de l'Amazighe avec passage de l'oralité à l'écrit comme dit plus haut. Cette orientation s'est traduite sur le terrain pas l'encouragement du travail d'écriture et par la multiplication des publications d'ouvrages, du moins autant que les moyens du bord le permettaient. Actuellement, en tant qu'association, l'AMREC a à son actif 86 publications dans différents domaines culturels. Plusieurs parmi ses membres sont des chercheurs spécialisés dans différentes disciplines : linguistique, histoire, éducation, anthropologie, sciences juridique et politiques, administration etc.
Lors de la création de l'IRCAM, on a fait appel à des chercheurs et des administrateurs parmi lesquel(le)s plusieurs sont des membres de l'AMREC ou des anciens membres de l'AMREC. C'est le cas du Recteur Ahmed Boukous, le Secrétaire général Lhoussain Elmoujahid, le Directeur de recherche Lhoussain Ouaazi (CEAS), la Directrice de recherche Fatima Boukhris (ex-Directrice du CAL), la Directrice de recherche Fatima Agnaou (Coordonatrice du CRDPP), l'assistante de Direction Kaltoum Ifqqiren (CRDPP), Saida El Hairach (DBM) ; les chercheurs : Ali Sadqi Azayku (Directeur de recherche au CEHE), Lhoucine Ait Bahcine (CEAS), Ali Khadaoui (CEAS), Ahmed Aassid (CEAELPA), Méryam Demnati (CRDPP), Rachid Laabdalaoui (CAL), Belaid El Akkaf (CEAELPA), ainsi que des membres du Conseil d'Administration de l'IRCAM : Brahim Akhiat, Ali Safi Moumen, Abdelaziz Bouras.
L'Opinion: Dans ces quatre-vingts six ouvrages publiés par les soins
de l'association, que représente
l'Amazighe comme langue ?
Lhoucine Ait Bahcine: L'AMREC avait jeté son dévolu sur ce qui lui tenait le plus à cœur et qui était de passer d'une conscience traditionnaliste vis-à-vis de l'Amazighe à une conscience moderniste. Donc, il fallait convaincre des partis politiques, les groupes parlementaires avec lesquels nous avions ouvert des tournées de dialogue pendant les années quatre-vingt-dix. Il fallait faire usage de tous les moyens politiques et diplomatiques possibles pour montrer qu'il y a une valeur ajoutée dans la langue et la culture amazighes dans tous les domaines qui touchent la société marocaine. Il a donc été fait usage de la langue arabe, du français, de l'amazighe à chaque fois compte tenu des groupes ciblés. De là la diversité des publications de l'AMREC. Ces publications offrent une diversité qui correspond à nos aspirations pour un rayonnement de la langue et la culture amazighes. Au final, tout tourne autour de la langue amazighe.
L'Opinion: Qu'en est-il des autres
activités ?
Lhoucine Ait Bahcine: Parallèlement aux publications livresques, il y avait aussi d'autres activités avec les mêmes objectifs. Il s'agit des rencontres, des forums, des manifestations nationales et internationales d'envergure comme «l'Université d'été d'Agadir», «le Festival National du Cinéma Amazighe», premier du genre au Maroc et dont le centre est actuellement Ouarzazate. Il est actuellement à sa cinquième édition. Nous avons aussi le «Festival National du Théâtre Professionnel Amazighe» à Agadir qui est à sa onzième édition, le «Festival National du Théâtre pour Enfant» qui est à sa septième édition à Agadir aussi où les participants viennent de toutes les régions du Maroc du Rif jusqu'au Sud. Nous avons aussi une «Rencontre Nationale sur la Littérature Amazighe» qui est à sa troisième édition et se tient à Errachidia. Il y a aussi des rencontres qui concernent certaines villes comme le «Printemps de la Culture Amazighe» à Rabat qui est sa troisième édition. Nous cherchons le profil de chaque région, de chaque ville pour permettre aux sections de l'AMREC de concevoir des activités festives autour d'un créneau approprié à la région et aux compétences de chaque section de l'AMREC.
L'Opinion: Quels partenariats développe l'AMREC pour soutenir son programme
d'activité ?
Lhoucine Ait Bahcine: L'AMREC noue des partenariats probants avec des institutions de l'Etat comme l'IRCAM, le ministère de la Culture, allié stratégique pour nous dans toutes les activités culturelles que nous réalisons notamment dans les domaines de l'édition, du Salon du livre de Casablanca, des rencontres nationales du théâtre et du cinéma etc. Il y a aussi l'Entraide Nationale, le Centre Cinématographique Marocain (CCM) pour le Festival du Film Amazighe, le ministère la Jeunesse et Sport notamment dans le domaine des colonies de vacances pour enfants des régions enclavées que nous organisons pendant les saisons printanières et estivales surtout à Agadir, Ouarzazate, El Jadida et Salé pour le moment. Nous mettons aussi en œuvre, avec le soutien du ministère de la jeunesse, des formations pour des moniteurs. Nous sommes entrain de préparer un projet de partenariat qu'on va proposer au ministère de l'Education nationale pour les activités concernant nos activités pédagogiques et éducatives dans le domaine de la langue et la culture Amazighe. Nous espérons aussi, à l'avenir, nouer des partenariats avec d'autres institutions constitutionnelles dans le cadre de l'opérationnalisation des termes de la Constitution. Nous remercions aussi notre partenaire, la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, qui met à notre disposition ses locaux pour nos activités culturelles.
L'Opinion: Quelles activités ont eu le plus d'impact pour servir la cause de la langue et culture amazighes ?
Lhoucine Ait Bahcine: Nos activités avaient commencé à voir leur nombre s'étoffer à partir des années quatre-vingt-dix. Des manifestations phares cependant ont vu le jour dès les années quatre-vingt comme «l'Université d'Eté d'Agadir», derrière laquelle l'initiative de l'AMREC était très importante. Il y avait cinq associations à cette époque militant pour la cause amazighe dont l'AMREC. A la première édition en 1980, on nous avait mis les bâtons dans les roues parce qu'à ce moment-là, il y avait des événements en Algérie. Dans un discours, le roi Hassan II avait dit «qu'il n'y avait pas de problème berbère au Maroc». Juste après ce discours Royal «l'Université d'Eté d'Agadir» s'est tenue et avait duré pas moins de quinze jours sans aucun soutien, ni de l'Etat, ni d'autre institution publique avec la participation de beaucoup de militants et intellectuels Amazighes dont Mohamed Chafiq et beaucoup de partisans de divers horizons politiques. Après l'interdiction de la tenue de la 2ème cession (dont les actes ont été présentés, suivant le programmes prévu, au domicile de certains militants), la 3ème cession était, elle aussi, une réussite puisque des militants de différents partis politiques, des chercheurs comme le sociologue feu Mohamed Guessous, sont venus à la troisième édition en 1988 et avaient suivi toutes ses activités. La 4ème cession a vu la participation de nouveaux chercheurs tel que feu Abdelkbir Khatibi. Et depuis lors, la légitimité de la revendication Amazighe n'a cessé de gagner l'adhésion des différentes couches sociales, culturelles et politiques aboutissant progressivement à la reconnaissance officielle de l'Amazighe. Cette progression apparaît surtout à travers le passage du slogan «La culture populaire : L'Unité dans la diversité» pour la 1ère cession en 1980 au slogan «La culture populaire : Spécificités locales et dimensions nationales» à la 3ème cession en 1988 et enfin au slogan : «La culture Tamazighte entre la tradition et la modernité» pour la 4ème cession en 1991. Le deuxième aspect de la nature progressive de cette revendication elle-même c'est le passage par la Charte d'Agadir le 5 Aout 1991, l'événement du 1er Mai 1994, le Discours Royal du 20 Août 1994, la Coordination Nationale des Associations Amazighes, les lettres adressées à toutes les parties concernées par la décision politique de l'officialisation de l'Amazighe, dont l'institution Royale, le manifeste de l'Amazighité du Maroc (Manifeste connu sous le nom de «Manifeste de Mohamed Chafiq»), le Discours Royal du 30 juillet 2001, le Discours du 17 octobre 2001 et la constitutionnalisation de l'Amazighe du 1er Juillet 2011.
L'Opinion: Comment l'AMREC a pu rallier des sympathisants et avoir des soutiens pour poursuivre son action ?
Lhoucine Ait Bahcine: Grâce à un travail pérenne de sensibilisation et de plaidoyer autour de la question amazighe et à la foi des fondateurs de l'AMREC, nous avions eu des sympathisants qui ont cru fermement au projet. Pour l'organisation de certaines manifestations avec des invités nous avions bénéficié d'un soutien surtout logistique pour l'hébergement, le transport. Certaines périodes étaient particulièrement difficiles où l'aspect matériel n'était pas l'un des moindres.
L'Opinion: Pour la dimension éditoriale comment se faisait le choix des disciplines et des thèmes des ouvrages publiés ?
Lhoucine Ait Bahcine: En ce qui concerne l'activité d'écriture il n'est pas inutile de remonter aux origines, les premiers balbutiements, soit en 1971 et 1972 pour voir l'apparition de ce qu'on appelait les «bulletins internes» parce qu'on ne pouvait pas publier des choses sur l'amazighe qui représentait un tabou pour la politique marocaine et l'idéologie partisane de l'époque.
L'Opinion: L'époque clandestine
des publications amazighes ?
Lhoucine Ait Bahcine: Pas tout à fait car notre association était reconnue de manière officielle et nos bulletins dits internes circulaient dans les universités entre étudiants, professeurs et militants sympathisants. En réalité c'était plutôt juste les moyens matériels qui manquaient cruellement pour faire quelque chose en bonne et due forme. Nous avions commencé par «Arraten» un bulletin dont l'intitulé a tout son sens pour l'époque des premiers pas puisqu'il signifie «manuscrit». Quand je dis «bulletin interne» cela veut dire aussi que c'est une publication qui n'est pas dans le marché, on travaillait avec la ronéo, le stencil, des moyens très rudimentaires de duplication. A ce moment-là, personne ne pouvait nous aider. Donc il y avait «Arraten» et aussi «Tabadoul taqafi» (échange culturel) autre bulletin interne. Actuellement, on cherche en vain des exemplaires de ce bulletin, des chercheurs n'arrivent pas à en trouver. A l'AMREC nous avons un unique exemplaire de chaque numéro.
C'est donc le manque de moyens qui nous empêchait d'aller de l'avant. Par la suite, beaucoup de choses changent quand nous avions commencé à publier les actes des colloques à partir de la première édition de l'Université d'été qui avait pour slogan «l'Unité dans la diversité». Depuis, à la suite de chaque édition de l'Université d'été, nous en publions les actes. Actuellement l'Association de «l'Université d'Eté d'Agadir» est à la 9ème publication de ses actes. A chaque fois cela rassemble des communications sur différents aspects de la recherche amazighe par des universitaires du Maroc et de l'étranger puisque l'université est devenue internationale.
D'un autre côté, au début de la décennie 1990, nous avions fait paraître un journal «Tamunt» qui n'a pas pu tenir et s'est arrêté à son quatorzième numéro (1er numéro en Février 1994 et le dernier en Avril 1998). Là encore le manque de moyen a eu le dernier mot comme ce fut le cas pour les périodiques : «Arraten», «Tabadoul taqafi» et «Amoud», qui ont arrêté de paraître. Selon les moyens, nous avons mis au point d'autres publications des œuvres émanant de certains militants etc.
Pour les détails des publications de l'AMREC, jusqu'à prsésent, vous pouvez consulter ce lien:https://www.facebook.com/lhoucine.aitbahcine/media_set?set=a.4486671361505.179090.1131789087&type=3
L'Opinion: Quelles difficultés
et obstacles aujourd'hui ?
Lhoucine Ait Bahcine: C'est toujours le manque de moyens, car nous avons trente trois sections à l'échelle nationale. Nous sommes en train de restructurer la relation entre le «Bureau National», le «Conseil National» et les «Sections de l'Association» pour permettre une adaptation avec les nouveaux développements au niveau constitutionnel et au niveau de toutes les nouvelles institutions, en vue de l'opérationnalisation de lois organiques de la Constitution concernant l'officialisation de l'amazighe et dans la perspective de la régionalisation. L'association, avec son congrès national qui va se tenir prochainement, sera appelée à procéder à des restructurations profondes pour pouvoir continuer à jouer le rôle qu'elle avait toujours joué dans le passé, à savoir tenir le pari de la dimension de la médiation culturelle, car nous avons actuellement des masters à l'Université sur les divers aspects de la culture amazighe et nous voudrions être au diapason de la recherche. Comme nous pouvons œuvrer dans le domaine du plaidoyer avec les associations qui se sont spécialisées dans cette approche Amazighe ainsi que dans le domaine du développement à côté des autres associations Amazighes engagées dans ce domaine.


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