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Imalas N Tamazight : Entretien avec Khalid Ansar : «L'unité de la langue amazighe est une réalité incontestable»
Publié dans Albayane le 26 - 12 - 2010

Dans l'entretien que nous accorde Mr Khalid Ansar*, il considère que l'aménagement linguistique est un domaine qui a vu le jour dans les années 50 et que ce domaine est donc récent en tant que discipline indépendante.
Pour le Professeur Ansar, il n y'a pas de société sans politique linguistique, même si plusieurs politiques existent implicitement sans aucun aménagement à priori
Il précise qu'il faut aussi signaler que la résistance à la standardisation peut se manifester aussi chez l'usager dans un niveau linguistique ou un autre et pas seulement chez l'aménageur qui essaye de codifier la langue. Pour faciliter l' usage de Tifinaghe dans le domaine des technologies de l'information, des contacts ont été pris avec le Consortium Unicode, dépendant de l'organisation Internationale de Standardisation (ISO), pour ajouter l'écriture Tifinaghe au Plan Multilingue de Base. Suite de l'ntretien publié la semaine dernière.
6- Quelle place accordez-vous à la néologie au niveau de la standardisation?
La néologie se définit comme la production de nouvelles unités lexicales, soit à base de nouvelles formes, soit à base des nouveaux sens à partir d'un même signifiant. On a généralement recours à la néologie quand la langue souffre d'une carence lexicale. Les langues développées sont souvent en situation de disponibilité lexicale tandis que les langues peu dotées sont en situation de vacance lexicale. La néologie joue un rôle majeur dans le processus d'aménagement et de standardisation des langues comme l'amazighe. La néologie est un moyen de modernisation, de mise à niveau et d'enrichissement d'une langue. De ce fait, elle occupe un statut important dans les recherches menées par les chercheurs du CAL.
En ce qui concerne le travail terminologique qui nécessite souvent une création lexicale permanente, les chercheurs du Centre ont établi des priorités à l'intérieur des différents champs notionnels. C'est à partir de là qu'ils ont donné plus d'importance aux champs d'enseignement et des médias vu leur importance stratégique (comme nous l'avons signalé auparavant). Cependant, les chercheurs accordent de plus en plus d'importance à d'autres champs lexicaux comme celui de l'administration et de la religion entre autres.
7- Y a-t-il risque d'aboutir à une «langue de laboratoire», étrangère aux locuteurs de l'amazighe ?
D'abord, on part du postulat que l'unité de la langue amazighe est une réalité immuable et incontestable. Les arguments en faveur de ce postulat sont nombreux : les ressemblances structurelles des différentes variantes amazighes, l'intelligibilité mutuelle (avec des fréquences différentes) entre les locuteurs des variantes de la même langue, et d'autres. Le travail de l'aménageur vient donc pour rendre cette unité réellement possible à travers l'aménagement d'un nombre de niveaux linguistiques : graphique, phonétique, morphosyntaxique et lexical. Parmi ces niveaux, il faut signaler que le niveau morphosyntaxique est le niveau qui manifeste plus l'unité et la stabilité de l'amazighe. Ce niveau ne causera aucun problème pour le locuteur de l'amazighe. En d'autres termes, l'usager n'aura pas de problèmes pour comprendre les structures grammaticales aménagées au sein de l'IRCAM quelque soit la variante amazighe qu'il parle. Le problème est, peut être, un peu plus délicat au niveau phonétique, mais dans la majorité des cas cela n'a pas d'incidence sur la compréhension de la langue standard. Je crois que les seules variantes qui peuvent manifester des problèmes sporadiques au niveau phonétique (dans quelques unités lexicales) sont les variantes spirantes comme tarifite.
Généralement les gens qui parlent de «la langue de laboratoire» entendent par cette expression une langue dont ils n'arrivent pas à comprendre le lexique à cause de la néologie. En d'autres termes, c'est le lexique qui cause beaucoup de problèmes de compréhension aux usagers.
La raison derrière tout cela est le fait que la langue amazighe a toujours été une langue d'usage limité à des contextes de la vie journalière. C'est pourquoi elle souffre d'une carence énorme au niveau du lexique scientifique et spécialisé. Devant une situation pareille, les chercheurs de l'IRCAM ont été amenés à combler ce vide par une forte fréquence de création lexicale à base des racines amazighes. Toutes les langues du monde comme le français et l'anglais modernisent leur lexique en intégrant de nouvelles entrées dans les dictionnaires chaque année. La seule différence entre l'amazighe et les langues développées c'est le taux de mots créés. En amazighe le taux est élevé vu la conjoncture que traverse l'amazighe. C'est normal que les usagers trouvent la langue standard un peu excentrique. L'adoption de ce nouveau lexique demandera le temps qu'il faudra, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle arrivera un jour en se basant sur l'expérience d'autres langues.
8- Quels sont les vecteurs prioritaires pour la diffusion de la langue amazighe ?
Quand une politique linguistique est formulée, des décisions doivent être faites en matière de diffusion de la dite langue. Pour l'amazighe, l'accent a été mis sur deux vecteurs principaux, notamment l'enseignement et les médias. Pour ce qui est de l'enseignement primaire, L'amazighe, comme langue apprise, a intégré l'école marocaine depuis 2003. Dès lors, 10 ? de la totalité des élèves inscrits dans l'enseignement primaire bénéficient de l'enseignement de la langue amazighe ; le nombre des enseignants dépasse 12.000 enseignants. Au niveau universitaire, des filières amazighes ont vu le jour dans les facultés des lettres de Fès, d'Agadir et d'Oujda. Plus de 1000 étudiants se sont inscrits dans ces filières.
Pour ce qui des médias, Il y a eu toujours une coordination entre l'IRCAM et les différentes chaînes marocaines de radio et de télévision pour améliorer la qualité et la quantité des émissions amazighes.
L'Institut a aussi organisé des formations au profit du personnel de quelques chaînes. Mais l'événement qui a été d'une importance capitale dans le domaine des médias c'est le lancement en 2010 d'une chaîne amazighe télévisé (TV tamazight - la huitième).
Nonobstant tout ce qui a été cité auparavant, ces vecteurs de diffusion souffrent de beaucoup de problèmes en matière de leur viabilité et efficacité en l'état actuel. Il serait difficile pour ces deux moyens de diffusion d'implanter l'amazighe chez les Marocains en l'absence d'un statut clair pour l'amazighe dans la constitution, d'une bonne politique linguistique adoptée par l'Etat et de suffisamment de conscientisation .
9- Etes-vous optimiste pour l'avenir de la langue amazighe ?
Il faut dire que s'il n'y a pas une bonne volonté politique au niveau des hautes sphères accompagnée d'une politique linguistique en bonne et due forme, le futur ne s'annonce pas meilleur pour l'amazighe. Il faut, premièrement, régler le problème du statut de la langue amazighe. Le problème du statut peut être réglé par la constitutionnalisation de la langue amazighe en l'accompagnant de textes d'application afin d'assurer la protection juridique et légale des droits linguistiques et culturels amazighes. Deuxièmement,
Il faut élaborer une politique linguistique à long terme pour remédier à la marginalisation institutionnelle qui a poussé la langue et la culture amazighes dans leurs derniers retranchements. En troisième lieu,
Il faut fournir les efforts qu'il faut à travers les associations, les médias et les partis politiques pour remodeler les idéologies dont Amazighes et Arabes ont tous été victimes, qui fait de l'arabe une langue légitime et de l'amazighe une langue de division nationale. Il faut aussi élaborer une politique pour l'assurance de la transmission intergénérationnelle de la langue amazighe, par exemple à travers le soutien économique des zones amazighophones pour limiter les effets néfastes que l'immigration a sur la langue amazighe. Il est nécessaire aussi qu'il y ait une collaboration entre la communauté et l'Etat pour travailler en commun afin de revitaliser la langue amazighe.
10- Votre dernier mot.
Je dois dire que la promotion et la revitalisation de la langue amazighe demandent un effort énorme tant au niveau de la communauté amazighophone qu'au niveau de l'Etat et de la nation. Les enjeux et les défis sont colossaux particulièrement quand on sait qu'il y a des langues mieux dotées que l'amazighe et qui sont classées comme langues menacées par l'étiolement dans le futur.
Propos recueillis par : Moha Moukhlis
*Chercheur - Linguiste à l'IRCAM
Journée sur les ressources humaines
Promouvoir la culture Amazigh
Sous le thème « Valorisation des ressources humaines, levier de promotion de la culture amazighe », l'Institut Royal de la Culture Amazighe a organisé, le mercredi 22 décembre 2010, une journée d'étude, en hommage aux chercheurs Mme Hennou Laraj, Mme Fatima Boukhris et M. Lhoucine Aït Bahcine.
Présidée par M. le Recteur de l'IRCAM, la journée s'est caractérisée par deux interventions assurées, respectivement par M. El Houssaine El Moujahid, Secrétaire général de l'Institut et Mme Fatima Sadiqui, professeur universitaire et la lecture d'un poème déclamé par le poète chercheur Ahmed Aassid. Les deux exposés ont porté sur la gestion efficiente des ressources humaines et les démarches et initiatives visant la valorisation et la motivation du personnel pour l'amener à adhérer à la culture de l'institution. Ils ont également mis en relief l'approche genre en matière de gestion des ressources humaines.
Six témoignages ont été donnés sur le parcours professionnel et militant des personnes honorées ainsi que sur leurs qualités humaines et relationnelles et leurs contributions à la promotion de la langue et de la culture amazighes. Ont donné leurs témoignages Mme Khadija Mouhssine, professeur universitaire, Mme Aicha Bouhjar, Directrice du Centre de l'Aménagement Linguistique et MM M'hamed El Baghdadi, Directeur du Centre de la Recherche Didactique et des Programmes Pédagogiques, Driss Azdoud, Directeur du Centre des Expressions Artistiques, des Etudes Littéraires et de la Production Audiovisuelle, Mustapha Jlok, Directeur du Centre des Etudes Anthropologiques et Sociologiques et Abderrahman Billouche, chargé du dossier de l'enseignement de l'amazighe auprès du Rectorat. La journée s'est terminée par la remise de présents aux personnes honorées invitées par la suite à s'exprimer.
Quelques caractéristiques de la presse amazighe
Cet article se veut une réflexion globale sur la presse amazighe. La presse amazighe étant des périodiques qui consacrent la totalité de leurs pages à la question amazighe. Il tentera d'en dégager quelques carctéristiques relatives au contenu et à la forme. L'objectif étant d'apporter des éléments de réponses aux difficultés et obstacles auxquels est confrontée cette presse qui s'est construite en dehors des circuits officiels et qui tente de survive dans un univers dominé par la concurrence et nécessitant des moyens financiers conséquents.
Je dirais d'emblée que la presse amazighe est une presse militante, elle constitue un des moyens et des modes de la résistance culturelle et idéologique que mène la mouvance amazighe, contre la politique assimilationniste qui vise le déracinement et l'acculturation des amazighes.
Cette presse, qui est amenée à négocier sa survie, se caractérise par son aspect militant, son irrégularité et son manque de professionnalisme. Elle est militante car elle sert de relais au discours du mouvement amazighe et s'inscrit dans le cadre de la problématique identitaire amazighe. Les « journalistes » qui l'animent, les collaborateurs et ses responsables, dans leurs écrits, adoptent, consciemment ou inconsciemment, des postures diverses. Celui qui écrit est d'abord un militant qui s'accapare le rôle du linguiste (il travaille la langue, crée des néologismes souvent arbitrairement sans respecter les règles de formation et de dérivation de l'amazighe, bannie les emprunts…), de l'historien (il lutte contre l'amnésie en revalorisant l'histoire ancienne et récente des amazighes…), du sémiologue ( il réhabilite les symboles amazighes et les personnages historique : Kahina, Massinissa, Assou Ou Baslam, Tin Hinane, Moha Ou Hammou, Adelkrim, les batailles de Tazizawt, Lehri, Aït Baamrane…)…
Cette presse se caractérise par l'affirmation de soi, en tant que peuple, identité, langue et culture (rappel de l'espace géographique historique des amazighes – Tamazgha -, défense de l'amazighe comme langue et non comme variété de dialectes, fierté vis-à-vis du tifinagh considéré comme alphabet amazighe, une des écritures les plus anciennes du monde…).
Il y s'agit de dire que les amazighes sont un peuple, une nation qui a une histoire millénaire, défigurée et falsifiée par les pouvoirs en Afrique du nord. Militante, elle l'est également car elle ouvre ses pages à des réflexions, analyses et études sur la syntaxe, l'orthographe, le lexique et la grammaire amazighe.
C'est un espace où les activistes amazighes s'expriment librement. Au niveau du contenu, cette presse focalise, essentiellement, sur les activités et manifestations du mouvement amazighes et publie des articles, d'analyses et des réactions face au discours « arabistes » jugés exclusivistes. Par rapport aux rubriques, elles sont instables et déséquilibrées : les numéros ne comportent pas toujours les mêmes rubriques.
Ligne éditoriale
Ces dernières ne sont ni qualitativement ni quantitativement stables. Quant à la ligne éditorial, elle n'est pas toujours claire. Le regard sur les événement de la Kabylie n'est pas le même d'un journal à un autre.
Le positionnement par rapport au politique ne se fait pas de la même manière. Ce qui explique l'absence de coordination et de concertation entre les organes de la presse amazighe. Mais c'est aussi un indice positif qui inscrit la mouvance amazighe dans une orientation démocratique : elle évite ainsi de développer un discours monolithique, dogmatique et fermé sur lui-même. Il faudrait ajouter aussi que cette presse s'adresse à un lectorat qui a besoin non seulement d'information, mais aussi de références pour se faire des repères par rapport à l'histoire et à la mémoire collective. Le journal TIDMI a largement contribué à faire connaître et la cause touareg et l'évolution de la situation de la Kabylie au Maroc. Les autres organes d'expression ont permis aux activités du Congrès Mondial Amazighe d'être vulgarisées. Sur le plan professionnel, cette presse souffre de tout : manque de moyens financiers, logistiques et humains. Son tirage est limité et sa distribution ne couvre pas territoire national. Autant dire que ses « journalistes » travaillent avec les moyens de bord.
Et comme elle ne bénéficie d'aucun soutien de la part de l'Etat marocain, ses ventes couvrent juste les frais d'impression. Ses responsables s'engagent dans une aventure, certes noble, mais périlleuse. C'est ce qui explique l'apparition puis la disparition de plusieurs titres (Tamunt, Tamaguit, Tifawt, Tilelli, Amud…)
Il serait utile que cette presse se professionnalise et élargisse son champ d'investigation : la question amazighe ne relève pas exclusivement du domaine culturel. Les imazighen sont aussi confronté à des problèmes d'ordre social.
La presse amazighe doit se pencher sur leur quotidien. Pour cela, elle a besoin d'une reconnaissance officielle et doit bénéficier des mêmes avantages que ceux accordés à la presse partisane et « indépendante ».
Cette exigence s'inscrit dans le cadre des obligations de l'Etat et des institutions concernées à rendre palpable et visible la diversité culturelle et linguistique qui caractérise note pays. C'est la voix principale par laquelle les valeurs de démocratie et de pluralisme investissent nos mentalités, nos conduites et nos attitudes, et ce sont ces mêmes valeurs qui permettent à notre pays de relever les défis de l'universalité dans laquelle l'amazighité s'inscrit et se réclame.
Partenariat avec le tissu associatif
A l'écoute de son environnement associatif, particulièrement les associations oeuvrant dans le domaine de la promotion de la langue et de la culture amazighes, l'Institut Royal de la Culture Amazighe a mis en place une structure chargée de la gestion des relations de partenariat entre l'IRCAM et le tissu associatif amazighe. Cette structure pilotée par le Secrétariat général, organise annuellement une rencontre au profit des associations oeuvrant dans le domaine de la promotion de la langue et de la culture amazighes. L'objectif étant de contribuer à la qualification de ces cadres associatifs en matière d'élaboration des projets, d'organisation des activités culturelles et artistiques, d'encadrement, d'enseignement de l'amazighe en alphabet tifinaghe…
Les statistiques parlent d'elles-mêmes dans ce domaine : le nombre d'association liées par un partenariat avec l'IRCAM est passé de 34 cadres en 2005 à 287 en 2010. Le nombre de projet financés par l'IRCAM durant les six années équivaut à 1058 projets qui portent sur différents domaines : rencontres scientifiques, enseignement de l'amazighe, soirées artistiques, festivals, activités pour l'enfant, activités pour la femme, théâtre, colonies de vacances et festivals du film amazigh. Le partenariat constitue un des axes stratégiques de l'IRCAM. Partenariat qui ouvre l'institution sur son environnement et lui permet d'être à l'écoute de la société civile.
Activités de l'IRCAM
Salons du livre
L'Institut Royal de la Culture Amazighe participe régulièrement au Salon Régionaux du livre organisés par le Ministère de la Culture. L'objectif étant de faire connaître le travail louable accompli par l'IRCAM en matière d'édition, dans le cadre d'une politique de proximité. C'est dans ce cadre qu'il a tenu des stands d'exposition dans différentes régions du royaume, au cours de l'année 2010. Il s'agit particulièrement des régions de Souss, Chaouia, Tanger, Marrakech, Oued Eddahabe, Laayoun, Tadla, Oujad, Fès et Meknès. L'IRCAM participe également, chaque année, au Salin International de l'Edition et du Livre (SIEL) qui se tient à Casablanca au cours du mois de février. Le programme concocté pour le SIEL comporte, en plus d'un stand d'exposition, des tables rondes, des ateliers sur le tifinaghe et des présentations de publications.
Rencontres
Dans le cadre de sa politique d'ouverture sur son environnement national et international, l'Institut Royal de la Culture Amazighe reçoit, de manière régulière, la visite de délégations et de groupes (étudiants, chercheurs, écoliers…) de représentant d'universités, d'organisme et d'établissements étrangers et nationaux. Dans ce cadre, l'Institut a reçu la visite d'étudiants canadiens, américains, danois, hollandais…La réception des délégations et des groupes se caractérise par une présentation de l'Institut (création, missions, activités et réalisations), de sa bibliothèque et d'une séance d'échange et de débat. L'accueil est assuré par MM. Le Secrétaire général de l'IRCAM, le Directeur du Centre de la Traduction, de la Documentation, de l'Edition et de la Communication, des chercheurs du Centre de l'Aménagement Linguistique et le Responsable du Département de Communication.
Navigation
www.ircam.ma
Lancé en juillet 2003, le site www.ircam.ma est le site institutionnel de l'Institut Royal de la Culture Amazighe. Il permet à cette institution de rendre visible ses actions et activités, s'ouvrir sur son environnement et offrir aux visiteurs un ensemble d'informations relatives à :
- Ses textes de références : les Discours du Roi et le Dahir Royal portant création et organisant l'IRCAM.
- Son organisation : structure administrative et structure académique.
- Les services : annonces, avis de concours et appel d'offre.
- Ses activités et réalisations : événements, manifestations, publications…
Le site comporte plusieurs rubriques dont rubriques :
- Rectorat ;
- Centres de recherche ;
- Organes administratifs ;
- Textes ;
- Manifestations ;
- Informations ;
- Télécharger ;
- Bibliothèque ;
- Agenda ;
- Associations…
La version arabe a été lancée en mai 2004. La deuxième version bilingue est lancée en mai 2005 et une troisième version intégrant le tifinaghe est lancée. Enfin, une version en anglais est en cours de mise en place.


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