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Point de presse IRT football : Le retour à la présidence d'Abdelhamid Aberchane qui ouvre le feu sur les adhérents
Publié dans L'opinion le 01 - 08 - 2014

En une saison et demie, Abdelhamid Aberchane a démissionné quatre fois. Première, deuxième, troisième, quatrième fois, il revient sur sa décision. Partisan d'un important parti, parlementaire et président du conseil provincial Tanger-Asilah, il parait certain qu'il fait de la politique surtout à la veille des prochaines élections. A vrai dire, l'IRT est politisé totalement : c'est le mal qui ronge le club et les querelles internes des membres du comité qui appartiennent à plusieurs partis font plus de mal que du bien à l'équipe.
Sur cette même page de « L'Opinion-Sports », une multitude d'articles expliquaient toujours que la politique et le sport devaient être séparés à l'IRT pour atteindre le grand objectif : la montée en première division professionnelle.
A Tanger, il existe des clans qui divisent le comité et même les adhérents. Abdelhamid Aberchane ne cesse de le reconnaitre en déclarant qu'il était disposé à les expulser du club. Avec un remue-ménage sur tous les plans et des dettes atteignant des millions de dh, il est difficile de parler d'un avenir meilleur et d'un retour en première division.
A l'heure où la formation tangéroise se prépare sous la houlette de l'entraineur Amine Benhachem qui ne sait à quel saint se vouer, à l'heure où il y a un « va-et-vient » des joueurs qui continuent à hésiter à signer leur contrat , à l'heure aussi où il y a un recrutement massif de nouveaux footballeurs, les supporters ont décidé d'observer un sit-in à la place des nations pour protester contre la mauvaise gestion de l'IRT et pour exiger l'intervention du wali et des autorités afin que le football sport de masse puisse aller dans le bon sens du projet royal de Tanger Métropole ou Tanger Al Kobra .
« Prendrai, prendrai pas ! » parait être le chemin idéal du président de l'IRT pour exercer une pression sur les personnalités et hommes d'affaires du secteur économique qui doivent avoir l'obligation de s'impliquer dans les affaires footballistiques d'une ville à vocation sportive avec une infrastructure considérée comme l'une des meilleures du monde : un grand stade à standing international avec 45.000 places, un stade du Marshane avec un éclairage des plus modernes pour 15.000 places, une salle couverte omnisports pour 3000 spectateurs, des terrains d'entrainements à Ziaten sans toutefois compter le stade Souani école de football du Real Madrid avec gazon synthétique et éclairage pour 10.000 spectateurs.
Maintenant, Abdelhamid Aberchane est de retour à la présidence, écoutons-le dans ses déclarations :
Q -Pourriez-vous expliquer les raisons de votre dernière démission ? R - Ma démission a deux motifs : le manque du soutien financier et l'attitude antisportive de quelques dirigeants du comité et adhérents du club. Il est inadmissible qu'une grande ville comme Tanger deuxième pole économique important du royaume ne dispose que de Aberchane pour subvenir aux besoins financiers de l'IRT qui est un grand club avec un budget dépassant le milliard de centimes. Pour commencer la préparation de l'effectif, je viens d'avoir recours à l'argent de ma famille, ce qui n'est pas normal : j'ai mis à la disposition de la trésorerie 200 millions de centimes pour régler le problème des contrats et des primes de signature. Nous en avons déjà dépensé 180 millions en deux jours. Le deuxième point est la goutte qui a fait déborder le vase : le boycottage des dirigeants et des adhérents un boycottage qui nuit à la marche de l'équipe. Je ne dis pas tous mais je pointe du doigt des gens qui n'ont pas de dignité pour diriger le football à Tanger. J'ai décidé de les rayer de la liste des membres de l'IRT. J'ai des preuves de leur mauvaise foi et je ne redoute pas qu'ils aillent dans les tribunaux ou qu'ils donnent un point de presse.
Q – Et votre retour à la présidence ? Avez-vous reçu des garanties d'ordre pécuniaire ?
R - Pour le moment, je n'ai pas de garanties. Mais le comité sera constitué de personnalités importantes qui pourraient subvenir aux besoins financiers de la formation . Je suis en train de faire des démarches pour obtenir leur accord. Si je décide de retourner à l'IRT, c'est par le vide qui a été créé. Pendant mon absence qui a duré une vingtaine de jours, il n'y avait que sept joueurs aux entrainements. Je profite de l'occasion pour remercier l'entraineur Amine Benhachem qui a pu rassembler ses footballeurs en dépit de l'absence d'un interlocuteur. Sans sa bonne volonté et sans son courage, l'IRT aurait vécu une « catastrophe ».Après ma démission, il fallait intervenir pour trouver un remplaçant. La présidence, personne n'en veut. J'attendais aussi la réaction des adhérents qui devaient chercher une solution. En tant qu'adhérent, je me suis réuni avec eux. Incroyable mais vrai : au lieu de verser de l'argent pour continuer la préparation technique, quelques uns m'ont demandé de leur donner 150 millions de centimes pour diriger le club. Imaginez ce qui devait se passer : Aberchane, démissionnaire, donne de l'argent et les adhérents dirigent. Ils disent qu'ils n'ont pas d'argent. Alors une question se pose : peut-on diriger l'IRT avec seulement les droits d'adhésion qui ne dépassent guère 5000 dh pour 54 membres. Impossible ! D'autres adhérents veulent travailler avec ce qu'il y a. Qu'est-ce qu'il y a à la trésorerie : rien que des dettes et des litiges à la Fédération et dans les tribunaux qui exigent des millions de centimes. Je pense qu'ils n'ont rien fait pour trouver une solution. Il a fallu attendre mon retour pour que tout rentre dans l'ordre .Comment voulez-vous que 500 dh de gasoil pour l'autocar n'étaient pas réglés par des adhérents qui souhaitent gérer un grand club de la taille de l'IRT avec son important budget.
Q- Qu'attendez-vous pour constituer le nouveau comité ? R-C'est une question de temps et de démarches. Après les festivités de l'Aïd, je pourrais présenter un comité homogène constitué de personnalités importantes du monde des affaires de la ville. Q – Mais le grand problème ce sera un comité IRT illégal selon les règlements fédéraux en vigueur avec des membres non adhérents avec une ancienneté de deux ans. Qu'en pensez-vous ? R- Pour le moment, je cherche l'intérêt du club. N'oubliez pas que moi-aussi, j'étais président sans avoir adhéré à l'IRT.
Je pense que si les adhérents ne réunissent pas les conditions adéquates pour bien gérer l'équipe surtout financièrement, ils sont à écarter. Avec ma modeste expérience, je crois qu'il faut d'abord avoir les moyens financiers avant toute structuration.
Q- Il est anormal que seul Aberchane donne l'argent, ne pensez-vous pas aux recettes sûres pour l'avenir du club ?
R- Bien sûr, nous y pensons. Avec l'entrée des nouveaux dirigeants issus du monde des affaires de la ville, la situation pourrait changer. Q- Le parc international des attractions Walt Disney était sur le point de s'installer à Tanger pendant toute l'année. Avec l'accord de la wilaya, les responsables du projet s'apprêtaient en contre partie à aider l'IRT par une subvention atteignant un milliard de centimes. Malheureusement, le maire Fouad Omari qui est vice-président du club a rejeté l'accord. Qu'en dites-vous ? Est-ce une lutte politique entre deux partis différents ?
R- Il m'est impossible d'y répondre parce que c'est une question qui doit être posée au maire.
Q- Où en est la préparation technique de l'équipe ?
R- J'en suis très optimiste parce que l'entraineur pense qu'elle est à 60 pour cent alors qu'il reste du temps et des matches amicaux à Casablanca dans la concentration du 5 au 15 août. Le grand inconvénient c'est qu'il y a des gens qui boycottent le travail technique en faisant fuir des joueurs vers d'autres clubs. Je cite les footballeurs Adel Mrabet, Khayati, Ouriaghli que nous attendons toujours. Pour le reste, je vous laisse avec Amine Benhachim.
Dans l'une de nos prochaines éditions, le point de presse de l'entraineur vous sera présenté.


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