Le ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle a affirmé que ses décisions ne se basent sur aucune considération autre que les lois et les procédures en vigueur. Dans un communiqué, le ministère souligne qu'il "ne cèdera à aucun chantage ou pression de n'importe quelle partie" suite aux "dangereuses accusations adressées à l'encontre d'un certain nombre de responsables du ministère", relatives à des "dysfonctionnements qui auraient entaché la gestion de certaines transactions conclues par les académies régionales de l'éducation et la formation (AREF) ainsi que l'opération de nomination des directeurs des académies régionales et des directeurs provinciaux". Concernant les marchés publics, le ministère souligne que les AREF en tant qu'établissements publics assument la responsabilité de conclure des marchés publics et des bons de commande selon les lois et procédures en vigueur, notant que cette prérogative ne relève aucunement des services centraux, dont le rôle se limite uniquement au suivi, au contrôle et à la prise des mesures nécessaires en cas de besoin. Le ministère indique que contrairement à ce qui a été rapporté, "dès qu'il a pris connaissance de ce qui a été soulevé au sujet des marchés relatifs à l'acquisition d'équipements didactiques, il a chargé les deux pôles de son inspection générale de faire le nécessaire. L'inspection générale des finances a également été saisie". Après avoir reçu les rapports de l'Inspection générale, le ministère les a transmis à la Cour des comptes en application des dispositions de l'article 109 de la loi relative aux juridictions financières. S'agissant de la nomination des directeurs des académies régionales et des directeurs provinciaux, le ministère indique qu'il a été procédé à une opération de sélection et de nomination "dans le respect total des procédures juridiques et organiques en matière de nomination dans les hauts postes et les postes de responsabilité, et des principes de reddition des comptes et de mobilité dans le pourvoi des postes de responsabilité". Le ministère précise que la révocation de certains responsables régionaux et provinciaux s'est basée sur l'évaluation de leur rendement professionnel d'un côté, et sur les rapports des deux inspections générales du ministère de l'autre côté, dans le respect total des procédures en vigueur.