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L'agro-alimentaire en Afrique du Nord: Le Maroc distance largement ses voisins
Publié dans L'opinion le 22 - 09 - 2016

Le secteur agroalimentaire au Maroc a une importance cruciale dans l'économie nationale puisqu'il contribue à près de 16 % du PIB contre 13% en Algérie et en Egypte, 9,5 % en Tunisie.
Tel est, en tout cas, le nouveau constat de Coface, un leader mondial de l'assurance-crédit, dressé dans une nouvelle étude sur l'agro-alimentaire en Afrique du Nord, ajoutant que ce secteur au Royaume constitue même un réservoir important de main d'œuvre en employant40 % de la population active, au lieu de 21,7 % en Égypte et 15 % en Tunisie.
Pour l'Algérie, Coface ne donne aucun chiffre sur la contribution du secteur à l'embauche de la main d'œuvre. Mais, ce qui est sûre c'est que l'industrie de l'agro-alimentaire ne se porte pas bien comparativement aux autres pays de la région, puisque l'Algérie n'est pas un producteur majeur de produits agricoles et dépend des importations alimentaires pour répondre à la demande intérieure.
En Égypte, qui renoue avec la stabilité à la suite de troubles politiques de 2011-2013, l'agroalimentaire
a commencé à se rétablir, surtout depuis que le gouvernement a fait du développement de ce secteur une priorité.
En Tunisie, Coface estime que l'agroalimentaire joue un rôle de moindre importance en comparaison avec les autres pays de la région, le tourisme étant le principal moteur de son économie.
En somme, pour l'assureur français, les facteurs qui contribuent au développement de l'agro-alimentaire en Afrique du Nord sont la croissance démographique, la hausse de la demande en aliments transformés, les revenus par habitant plus élevés et les capacités de production améliorées. « Néanmoins, les conditions locales et les stratégies gouvernementales influencent considérablement les défis rencontrés par chacun de ces pays », affirment les analystes de Coface. Et la même source d'ajouter que certains problèmes persistent, alors que des progrès ont d'ores et déjà été réalisés. Le plus important réside dans le manque d'infrastructures, qui fait grimper les frais de transport et limite par conséquent les marges bénéficiaires. Dans certaines régions, les topographies complexes associées aux conditions climatiques difficiles rendent la culture de certains types de produits agricoles pratiquement impossible. Les bas prix alimentaires à l'échelle mondiale, qui représentent un défi de taille pour l'Afrique du Nord, peuvent également dissuader de nouveaux investissements dans le secteur.
« Combinée aux coûts de production élevés, au manque d'infrastructures et aux conditions climatiques difficiles, la production agricole requiert davantage d'efforts et de soutien de la part des gouvernements. Alors que la sécheresse constitue la principale menace pour les pays producteurs, El Niño (un phénomène naturel provoquant un réchauffement anormal de la surface de la mer, générant ainsi des phénomènes climatiques extrêmes) rend la production encore plus difficile en raison des fortes pluies, des inondations et des températures extrêmes. Un autre risque de phénomène naturel est celui de La Niña. Selon la FAO, les modèles climatiques indiquent désormais qu'il est de plus en plus probable que la Niña (effet inverse d'El Niño) se développe en 2016. Le cas échéant, les conséquences pourraient être une augmentation des précipitations et des inondations, notamment dans les régions déjà frappées par El Niño », fait savoir Coface.
Autre contrainte soulevée dans ladite étude est relative aux conditions climatiques qui sont, de l'avis de Coface, extrêmement importantes, puisqu'elles ont une incidence directe sur les niveaux des prix des matières premières des pays nord-africains. « Dans ce contexte, les gouvernements de la région soutiennent leurs industries agricoles respectives par l'intermédiaire de subventions et d'investissements nécessaires à l'amélioration des infrastructures. Malgré les conditions climatiques défavorables générant une volatilité des niveaux de production, le secteur agricole présente de nombreuses opportunités. La croissance démographique, la hausse des revenus disponibles et les expansions économiques offrent toutes des perspectives de ventes plus positives. Au cours de la période à venir, ces aides pourraient se solder par une chaîne d'approvisionnement mieux intégrée, plus efficace et plus productive pour le secteur », indique-t-on.
Pour le Maroc, Coface cite deux principales entraves auxquels le secteur de l'agro-alimentaire au Maroc est confronté, à savoir la sécheresse et les pluies irrégulières. Malgré ce constat, l'assureur français considère néanmoins le Royaume comme étant l'un des pays qui représentent le moins de risques dans la région.
Selon l'Office des Changes, la production de l'industrie agroalimentaire marocaine a pris du poids tout au long de cette dernière décennie. Son chiffre d'affaires est chiffré à plus de 142 milliards de dirhams. Biens plus, l'industrie des poissons, une des filiales du secteur, contribue le plus à l'export (52% en 2014, 53% en 2004).


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