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La numérisation de l'administration publique, véritable entrée dans le nouveau siècle: Profits et défis du e-Maroc
Publié dans L'opinion le 20 - 10 - 2016

«Donnez-moi un point d'appui et un levier, je soulèverai le monde». La formule célèbre du physicien grec Archimède est souvent citée pour souligner qu'avec l'outil adéquat, bien des tâches pénibles, voire considérées jusqu'alors comme impossibles, peuvent devenir aisées à effectuer. Réussir à appliquer au mieux les directives royales concernant l'assouplissement des procédures de l'administration publique et son rapprochement des citoyens nécessite la généralisation de l'administration électronique, comme le Souverain l'a lui-même indiqué dans son récent discours à l'occasion de l'ouverture de la nouvelle législature.
De premier abord, la chose paraît simple. Les fournisseurs de matériel informatique et les concepteurs de logiciels vont se frotter les mains en pensant aux marchés lucratifs que ce projet ne va pas manquer de générer, les hauts cadres de l'administration vont
multiplier conférences et séminaires d'initiation à ce sujet et les fonctionnaires vont pâmer de plaisir de ne plus avoir à gérer l'abondante paperasse dans laquelle ils se noient.
Sans chercher à leur en gâcher le ravissement, la numérisation de l'administration publique, avec son lot de dématérialisation de documents, de gestion des flux de données et de sécurisation de l'accès à distance, représente un bouleversement en profondeur autant des procédures que des méthodes de travail. Beaucoup plus qu'une simple informatisation, qui ne constitue, en fin de compte, qu'un transfert sur ordinateur des procédures administratives classiques réalisées auparavant sur support papier, la digitalisation représente une véritable révolution culturelle, en ce sens que ce sont les procédures mêmes qui sont repensées, dans le sens de la simplification, à l'aune des spécificités des technologies de l'information.
Le pourquoi du comment de la numérisation des procédures administratives
Chaque révolution technologique est porteuse de gains de productivité, celle du numérique s'est révélée particulièrement intéressante pour accomplir un rêve longtemps caressé par tous les responsables politiques et usagers des administrations publiques ; un accès simple, facile et rapide aux services dispensés par ces dernières, à faible coût pour les contribuables. Comme l'invention de l'alphabet a permis la création de l'administration, celle du langage binaire permet de mieux en servir les usagers et pour moins cher. En prime, non seulement le citoyen n'a plus à consentir, sauf nécessité, l'effort et les frais de déplacement pour l'obtention de documents administratifs, mais en plus, le contact direct entre usagers et fonctionnaires ainsi réduit tend à minimiser les occasions de glissement de dessous-de-table.
Tout changement en règle générale, dans l'administration publique de manière plus prononcée, génère naturellement des perdants de rentes de situation, qui en deviennent les détracteurs acharnés. Il faudrait donc s'attendre à la contre-révolution des fonctionnaires corrompus et autres bras cassés, les premiers pour la perte de leurs sources de revenus «parallèles», les seconds pour celle du confort et la tranquillité de se rouler les pouces, camouflés derrière leurs bureaux. Tous vont s'ériger en «conservateurs» élogieux de l'ordre ancien et se découvrir une fibre de défenseurs zélés des «droits» acquis des fonctionnaires.
Ceci appelle à deux remarques. La première est relative à la transmutation culturelle du corps de la fonction publique du niveau pré-révolution numérique à l'ère digitale. C'est donc une mise à niveau de l'ensemble des fonctionnaires auquel il faudrait procéder. Mais il ne faut pas s'y tromper, tous ne sont pas suffisamment habilités pour ce faire. Ce qui amène à la seconde remarque, l'évaluation de la pertinence de deux options possibles, celle d'une nouvelle opération de départ volontaire à la retraite, cette fois-ci uniquement axée sur le personnel le moins qualifié pour réussir à franchir le gué de la numérisation, et celle d'un redéploiement des ressources humaines dont dispose l'administration publique. Allouer une partie des moyens économisés, grâce à la numérisation, vers les services publics qui vont continuer de nécessiter le contact direct avec les citoyens, tels la police et les soins de santé, est d'ailleurs un autre bénéfice à engranger de la généralisation de l'administration électronique.
Avènement du e-Maroc
Les tares de l'administration publique marocaine figurent parmi les principaux griefs qui lui sont adressés par les investisseurs, autant marocains qu'étrangers, ce dont sont parfaitement conscients les pouvoirs publics depuis pas mal de temps. La politique ayant consisté à améliorer l'efficience de quelques services en particuliers a, cependant, montré ses limites ; pas plus d'effet qu'un cautère sur une jambe de bois. Les directives de SM le Roi sont donc claires à ce sujet, le changement devrait être cette fois-ci systémique. Du passage vers une culture de l'administration publique «2.0» est également attendu un effet d'entraînement sur l'ensemble du corps social. Outre la confiance rétablie entre les citoyens et l'administration publique, qui est une fin en soi, des rapports rationnalisés ne vont pas manquer d'impacter positivement le comportement civique des Marocains, très attentifs au respect qui leur est du en tant que citoyens.
Une page nouvelle des relations entre l'administration publique et les citoyens est entrain d'être écrite, mais pour signer électroniquement en bas de page, la législation doit également se mettre à la page.
Marocains, veuillez vous connectez sur e-Maroc pour une qualité de services publics cyber-performante.


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