Selon le baromètre de BDO, les bonnes pratiques consistent en la dépersonnalisation de la gestion et du management de l'entreprise. Passer progressivement de la gestion ‘'intuitu-personae'' à l'institutionnalisation et à la mise en place de règles de bonne gouvernance. Ceci à travers la délégation de gestion à des managers et la conduite d'audit de gestion annuels comme instrument de suivi et d'information. Des audits qui ne doivent plus être perçus comme un outil coercitif mais plutôt comme un instrument de bonne gouvernance pour l'amélioration continue de la gestion de l'entreprise; et in fine de sa transmissibilité Les axes d'amélioration consisteraient el la mise en place des cursus de formation en externe d' ‘‘Accompagnement à la transmission'' à destination des experts comptables, des avocats, notaires ou divers autres consultants d'entreprises. Ils consisteraient également à : - former et recruter des experts de la conduite du changement en interne. Des profils en mesure de cerner le volet humain et psychologique lié au changement de management. - communiquer plus autour de la transmission d'entreprise afin de banaliser l'opération aux yeux des opérateurs concernés (cédants et acquéreurs). Une communication devant etre menée par les organismes de tutelle ((Maroc pme, CGEM, OEC, notaires, avocats etc. )destinée à argumenter sur les bienfaits de la transmission pour : Le cédant à titre personnel / La famille du cédant / Les partenaires en interne (cadre, personnel et leurs familles) / Les partenaires externes : clients, fournisseurs, .... - communiquer sur l'existence de portails de la transmission permettant de mettre en lien cédants et repreneurs. - mise en place par les banques de mécanismes financiers idoines pour financer la reprise d'entreprises. Des initiatives plus audacieuses de la part des établissements bancaires pour accompagner le processus, notamment dans la garantie de la garantie (garantie de passif / caution...) Les taux d'intérets doivent être attractifs et alignés sur ceux des emprunts à moyen terme souscrits par les entreprises pour leurs projets d'investissement. En parallèle, limiter les garanties à demander aux repreneurs en prenant en considération les actifs de l'entreprise reprise. - mise en place d'une fiscalité encourageant la transmission d'entreprises (en excluant la spéculation) Par exemple, limitation de l'imposition sur la plus values pour le cédant suivant conditions/ Imposition de la succession relative au patrimoine professionnel pour encourager la transmission familiale (donation) ou externe avant le décès du patriarche / avantages fiscaux pour les repreneurs d'e. en difficulté etc. - Normaliser les méthodes d'évaluation des entreprises. Les pouvoirs publics devraient édicter des normes sectorielles pouvant servir aux chefs d'entreprises comme points de repères ou de références pour estimer la valeur de leur entreprise.