Procédure pénale : Une réforme pour renforcer la sécurité des personnes et des biens    Soulaliyates. Premier cap franchi pour trois projets de loi    Maroc-UE. L'Espagne "satisfaite" de l'adoption de l'Accord de pêche    Le G7 Finances fait un pas vers la taxation des géants du numérique    Attijariwafa bank et la BAD s'associent pour développer le commerce en Afrique    L'AFD et l'ONDA signent deux conventions de financement    L'Iran a saisi un tanker étranger soupçonné de « contrebande »    Qui va remporter la CAN ?    Saad Lamjarred vers une nouvelle poursuite judiciaire    ASAP Rocky maintenu en détention jusqu'au 25 juillet    Sbagha Bagha 2019. Les murs ont des poèmes...    Adam Naas : Vieille âme du futur    La Casa de Papel. La saison 3 désormais disponible sur Netflix    Le Crédit Agricole du Maroc : un passage réussi au Parlement    Communiqué du Bureau politique du PPS    Le Centre international d'oncologie de Casablanca s'engage à rendre les soins plus accessibles    La CGEM et la SFI s'allient pour stimuler l'employabilité des femmes    Voici les poules éliminatoires de la CAN 2021    CAN 2019: Algérie-Sénégal en finale inédite    Montresso présente les temps forts de sa saison culturelle 2019-2020    Procès d'Imlil. L'avis de l'avocat de la victime danoise    Ramid présente le premier rapport sur "les réalisations en matière des droits de l'homme au Maroc"    Boucetta met en avant à Washington l'engagement continu du Maroc en faveur des libertés religieuses    Maroc-USA: Une alliance historique et un partenariat d'exception    La MAP inaugure son nouveau siège à Casablanca    Taroudant, capitale d'une vie rurale en marche!    Rabat. Un quinquagénaire arrêté pour meurtre    Polémique sur un meeting Trump, une élue le traite de « fasciste »    Tensions entre Séoul et Tokyo: un Sud-Coréen s'immole par le feu    L'UE sanctionne la Turquie pour forage au large de Chypre…    Primes : La CAF augmente le «prize money»    Préscolaire, le ministère dresse son bilan    10.000 dollars d'amende pour la fédération algérienne    Bouillon de culture    Avant Trump, Clinton n'était pas épargné par la diplomatie britannique    Troisième marche du podium pour le Nigeria    La syphilis regagne du terrain    De "captain" Mahrez à la révélation Bennacer Le carré d'as algérien    Hicham El Idrissi : Il ne faut pas compter sur des joueurs qui ne veulent plus jouer pour le KACM    L'inébranlable attachement du Maroc à la voie du réalisme et du compromis    Casa malade de ses moyens de transport    Les budgets des collectivités territoriales enregistrent un excédent de 5,4 MMDH    Contrairement à Nicki Minaj, 50 Cent et Janet Jackson chanteront en Arabie Saoudite    "Les Enfants de la mer", un film d'animation écologiste et spirituel    Le court-métrage en fête à Ifrane et Azrou    OMS: l'épidémie d'Ebola est une "urgence" sanitaire mondiale    Procès Imlil. La Cour met l'affaire en délibéré    Instagram masque les « likes » dans six pays    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Plantation de trois millions de palmiers dattiers, un réel engagement en faveur de l'environnement
Publié dans MAP le 03 - 10 - 2010

Repeupler les oasis de Tafilalet est désormais un objectif à réaliser à l'horizon de 2015. Un million de palmiers dattiers devraient être plantés à cette échéance, à la faveur d'un montant global de 1,25 milliards de dh, au grand bonheur des défenseurs de l'environnement.
- Par Mustapha Elouizi -
Les experts et connaisseurs intervenant dans le cadre de la première édition du Salon International des dattes (SIDATTES 2010), le soulignent grandement. La prise de conscience du Maroc de la relation intrinsèque entre environnement et développement durable est désormais un fait avéré.
Ce n'est pas tout, car à l'horizon 2030, plus de deux millions de palmiers dattiers devraient renforcer les palmeraies de la région. Ceci dénote, si besoin est, de l'engagement réel et manifeste du Maroc envers les exigences environnementales, mais aussi de la volonté d'intégrer l'ère du développement durable.
Ingénieur en chef d'horticulture, Mohamed Berrichi, qui est intervenu samedi, dans le cadre des journées scientifiques des dattes, a étalé à la fois les potentialités du secteur, comme les contraintes qui handicapent son développement, mettant l'accent sur l'importance de l'organisation interprofessionnelle.
Chiffre à l'appui, il démontre que l'avenir de ce secteur est bel et bien prometteur. Ainsi, il sera procédé à l'introduction, dans une première étape, de 750.000 vitro-plants sur 4.000 Ha et la mise en place d'une pépinière de production des vitro-plants et de cinq unités de conditionnement des dattes.
Les résultats escomptés doivent changer complètement la donne oasienne, puisque non seulement la production doublera d'ici dix ans (de 26 mille tonnes moyennes, à 53 mille tonnes), mais aussi les produits de qualité seront hissés du nombre de 16 à celui de 61 variétés de qualité.
Le palmier dattier, arbre providentiel qui joue en effet un rôle prépondérant en matière écologique et environnementale, aide grandement à la création d'un microclimat indispensable au bon développement des cultures sous-jacentes et constitue, par conséquent, le pivot de l'écosystème oasien.
Socle fondamental de l'agronomie oasienne, le palmier dattier permet ainsi aux agriculteurs de la région de déboucher sur trois étages de végétation (les cultures saisonnières annuelles ou pluriannuelles, les arbres fruitiers et le palmier dattier).
Et outre sa capacité à désaliniser le sol, cet arbre est peu exigeant en ressources hydriques et en terre fertile. Cette initiative est à même également de restaurer l'écologie de l'écosystème oasien, dans la mesure où elle permettra de régénérer et de pérenniser le cadre environnemental des populations soumises à de fortes contraintes naturelles.
Il est ainsi un écran de la protection contre les phénomènes d'ensablement et de désertification. La préservation de l'environnement nécessite aussi que cette opération de repeuplement des oasis du Tafilalet soit accompagnée d'une augmentation des variétés génétiques des palmiers dattiers et de la promotion d'une exploitation optimum de cette diversité.
La composition variétale actuelle est, en effet, caractérisée par des variétés connues à l'échelle nationale et internationale, telles que le Mejhoul et le Boufeggous qui ne représentent que 26 pc du patrimoine phoenicicole, mais aussi de la variété Nejda résistant au Bayoud.
Certes, cela exige de la part des responsables d'aller à l'encontre des forces du marché, mais il suffit, selon certains experts, de développer des marchés alternatifs pour valoriser les produits et les sous-produits des variétés et/ou khalts, qui s'adaptent efficacement aux aléas climatiques et environnementaux.
Outre l'avantage que présente l'extension de leur superficie sur le plan environnemental, les palmeraies joueront pleinement leur rôle dans la fixation des populations dans leurs oasis.
Etant une source durable d'un aliment de base pour les oasiens, et une matière première pour l'élaboration de produits alimentaires de grande valeur énergétique et diététique, les palmiers dattiers sont ainsi au cÂœur des solutions intégrées possibles contre les maux sociaux engendrés par l'exode rural.
Le souci environnemental étant étroitement lié à la question sociale, ce projet prometteur de la plantation d'Un million de palmiers dattiers à l'horizon 2015 profitera à 6.000 agriculteurs et permettra de générer 450.000 journées de travail. Ce serait donc allier l'utile à l'indispensable.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.