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Le Maroc interpelle le HCR au sujet de la demande du SG de l'ONU relative à l'enregistrement des populations des camps de Tindouf
Publié dans MAP le 04 - 10 - 2010

Le Maroc a interpelé, lundi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur la demande du Secrétaire général de l'ONU relative à l'enregistrement des populations dans les camps de Tindouf, contenue dans son dernier rapport au Conseil de Sécurité sur le Sahara marocain, affirmant suivre de près les démarches du HCR, pour la mise en oeuvre de l'appel du Secrétaire général.
Intervenant devant la 61ème session du Comité exécutif du HCR, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale a exprimé la profonde préoccupation du Maroc pour le refus opposé au HCR, depuis plus de trois décennies, de procéder à l'enregistrement des populations marocaines séquestrées dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie.
Le diplomate marocain a souligné que la persistance de l'Algérie dans ses errements de la guerre froide n'a pas empêché la communauté internationale de prendre conscience de l'impossibilité de maintenir les camps de Tindouf en dehors du droit international.
C'est, a-t-il expliqué, le sens de l'appel fort et franc du Secrétaire général des Nations Unies, dans son dernier rapport au Conseil de Sécurité, sur le Sahara marocain, d'avril 2010, dans lequel il a "demandé qu'on réfléchisse sérieusement à l'idée de procéder à un recensement des réfugiés et de mettre en oeuvre un programme d'entretiens individuels".
Tout en renouvelant sa pleine confiance au HCR, le Royaume du Maroc saura gré au Haut commissariat de toutes les démarches officielles qu'il voudrait entreprendre, particulièrement auprès du pays hôte, l'Algérie, afin de mettre en oeuvre la recommandation du Secrétaire général au sujet de l'enregistrement et des entretiens individuels des populations des camps de Tindouf, a déclaré M. Hilale, ajoutant que les résultats de ces démarches devraient être communiqués au Secrétaire général des Nations Unies afin de les insérer dans son prochain rapport au Conseil de sécurité.
Dans ce contexte, a-t-il affirmé, le Maroc suivra de près et avec le plus grand intérêt et également de vigilance les démarches du HCR, pour la mise en oeuvre de l'appel du Secrétaire général, assurant l'agence onusienne de l'appui et de la coopération pleine et entière du Royaume.
L'ambassadeur marocain a fait remarquer que cet appel de la plus haute autorité des Nations Unies au Conseil de Sécurité, temple de la légalité internationale et gardien de la sécurité et de la paix dans le monde, conforte la légitimité et le bien-fondé de la position marocaine constante au sujet du recensement et de l'enregistrement des populations des camps de Tindouf.
Bien plus, la demande du Secrétaire général des Nations Unies comporte une nouveauté à forte symbolique politique. Elle s'adresse, en effet, aux trois parties prenantes : le HCR, l'Algérie et les pays donateurs, a ajouté l'ambassadeur marocain.
Il a fait observer à cet égard que le HCR est désormais chargé par le SG de l'ONU d'un double mandat, à savoir procéder au recensement des populations des camps de Tindouf, et ce conformément à ses obligations statutaires découlant notamment de l'article 27 de la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés, les résolutions de l'assemblée générale A58/149, A58/172et A60/128 et les conclusions du Comité exécutif du HCR, qui ont codifié la centralité de l'enregistrement en tant qu'instrument de protection et du recensement.
Il s'agit en second lieu d'élaborer un plan d'action et un calendrier pour des entretiens individuels avec chaque membre de cette population, en vue de l'informer de ses droits, particulièrement celui de pouvoir quitter les camps et retourner librement à son pays d'origine, le Maroc avec toutes les garanties internationales requises, ou de se réinstaller dans un pays tiers.
Quant à l'Algérie, a expliqué le diplomate marocain, elle a une obligation politique et morale d'obtempérer à l'appel du Secrétaire général de l'ONU et de coopérer avec le HCR pour la réalisation du recensement des populations des camps et ce, conformément au droit international des réfugiés et à son statut de pays d'accueil de ces populations.
L'appel du SG de l'ONU, à cet égard, constitue donc un désaveu clair et net de la conditionnalité de l'enregistrement à la solution politique que l'Algérie s'obstine à imposer au HCR et fait également foi en tant que mise au point de la plus haute autorité de l'ONU que l'enregistrement n'est pas une opération politique mais un outil de protection et une action humanitaire, a-t-il signalé.
L'ambassadeur marocain a souligné que plus que jamais, la responsabilité du pays hôte, l'Algérie, demeure totale et entière, précisant que la poursuite de son opposition au recensement et à l'enregistrement des populations des camps de Tindouf est illégale juridiquement et inacceptable politiquement et constitue une entrave au mandat du HCR et à sa mission de protection et d'assistance de ces populations.
Il a expliqué que l'absence d'enregistrement empêche l'évaluation rationnelle des besoins humanitaires de ces populations, ce qui contribue à la dilapidation des précieuses ressources du HCR et favorise le détournement de l'aide humanitaire internationale, fournie pendant de longues années sur la base de chiffres sciemment gonflés à des fins d'instrumentalisation politique.
M. Hilale a rappelé, à ce propos, que les doutes largement exprimés par plusieurs rapports sur le nombre réel des populations des camps et sur le détournement de l'aide humanitaire à destination des camps, ont justifié la décision conjointe du HCR et du Programme alimentaire mondial (PAM), en mai 2005, de fixer le nombre des habitants de ces camps à un total de 90.000 personnes.
Dans son bleu book de 2010 le PAM a tenu à préciser que "dans l'attente de l'enregistrement le Programme alimentaire mondial et le HCR continuent à utiliser le chiffre de 90.000 personnes".
Et d'ajouter que même ces estimations ont été remises en cause par le directeur de la sécurité publique du soi-disant croissant rouge sahraoui, M. Fateh Ahmed Ould Ali Salem, qui vient de rallier le Maroc et qui a révélé que "le nombre des populations des camps ne dépasse pas, selon les propres documents du polisario, 46.000 personnes".
Pour le diplomate marocain, l'attitude d'obstruction de l'Algérie dénote une seule et unique réalité : sa crainte de la vérité du recensement et ses conséquences sur les allégations longtemps colportées au sujet du nombre réel des populations des camps de Tindouf.
M. Hilale a ajouté que les pays donateurs sont également concernés par l'appel du Secrétaire général de l'ONU, indiquant que leur générosité ne peut continuer, indéfiniment, à alimenter la perpétuation des camps de Tindouf au mépris des règles présidant à toute action humanitaire.
L'assistance alimentaire de ces pays, sans comptabilité des chiffres, ni vérification permanente, ni exigence au pays hôte de respecter la convention de Genève sur les réfugiés, sert in fine, l'agenda politique de l'Algérie et favorise l'enrichissement avéré de la nomenklatura gérontocrate du Polisario, a-t-il précisé.
Les pays donateurs, a-t-il insisté, ne devraient plus fermer les yeux sur les détournements de l'aide destinée aux populations des camps, surtout après leur confirmation par des ONG internationales, l'enquête conjointe PAM-HCR, l'OLAF européen et l'US Commette for Refugees et par de nombreux ex-hauts responsables, ayant rallié le Maroc.
M. Hilale a souligné que le Maroc qui s'est toujours inscrit dans une perspective de réconciliation et de règlement politique négocié, consensuel et définitif du différend sur le Sahara marocain, dans le cadre des Nations Unies lance, à son tour, un appel à l'Algérie, au HCR, aux pays donateurs et à la Communauté internationale afin d'oeuvrer pour la levée de ce blocage et permettre au HCR d'accéder à ces populations, de les enregistrer et de les interviewer individuellement sur leur désir de rester dans les camps ou de retourner à leur pays d'origine, le Royaume Maroc.


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